• Le credo : le texte le plus récité par l'humanité à travers les siècles. Mais que signifie-t-il vraiment ? Ce commentaire du plus grand docteur de l'Église constitue aussi sa propre confession de foi en toute simplicité. Un livre étonnant, renversant qui par-delà les âges parle à tout un chacun. Qui sait que Thomas d'Aquin, l'auteur de la monumentale
    Somme de théologie, s'est d'abord voulu, en tant que dominicain, un frère prêcheur ? Ce volume inédit, surprenant et fortifiant, offre les quinze sermons catéchétiques qu'il a délivrés sur le Symbole des Apôtres.
    Soucieux de se mettre à la portée de ses auditeurs, le grand prédicateur médiéval met ici en relief la signification doctrinale mais aussi la valeur existentielle de chaque article du Credo.
    En quoi sommes-nous concernés par les définitions de la foi ? Quel profit concret pouvons-nous en retirer ? Quelles sont les exigences pratiques qui en découlent ? Comment se conduire pour que ces vérités deviennent vivantes dans notre quotidien ?
    Le commentaire du maître théologien s'accomplit dans l'exhortation du guide spirituel. Et l'illumination de l'intelligence conduit à la conversion du coeur.
    Un exercice exceptionnel d'une actualité confondante.
    Traduits et commentés par Jean-Pierre Torrell

  • Le théologien-clé de tous les temps continue sa grande lecture exégétique et philosophique du Nouveau Testament. Un volume essentiel d'une série majeure. Nous devons à saint Thomas un commentaire complet des lettres pauliniennes. Si on est loin d'être fixé sur ses lieux d'enseignement ainsi que sur les dates (entre 1263 et 1273) au cours desquelles saint Thomas l'a prodigué, il est en revanche certain qu'il l'a pensé comme un tout organique, et c'est ce qui ressort manifestement de son Prologue général dans lequel il dresse un plan des quatorze épîtres de l'Apôtre, étant entendu qu'au Moyen Âge la paternité de toutes les épîtres, excepté la lettre aux Hébreux, était attribuée à saint Paul : " Neuf sont destinées à instruire l'Église des nations païennes ; quatre à instruire les dignitaires et les princes de l'Église ; une à instruire le peuple d'Israël. " Saint Thomas confère à ces épîtres, en elles-mêmes très disparates, une unité et une structure doctrinale. Il aborde des sujets essentiels pour la compréhension de sa doctrine : l'organisation de l'Église ; la soumission aux autorités ; la place des femmes dans la société.
    Une somme indispensable.

  • C'est entre 1263 et 1273 que Thomas d'Aquin livrera un commentaire complet des lettres pauliniennes qu'il a pensé comme un tout organique. Saint Thomas confère à ces épîtres, en elles-mêmes très disparates, une unité et une structure doctrinale. L'objet principal de ce commentaire porte sur la défense de l'unité de l'Église contre les persécutions. Dans la première épître, il est question des persécutions de l'époque, que l'Aquinate décrit et résume en recourant à l'image de l'arche de Noé tanguant au milieu des eaux tumultueuses, et qui symbolise la résistance de l'Église en proie aux tribulations. Dans la seconde épître, Thomas traite en particulier des persécutions futures contre l'Église, au temps de l'Antichrist, que de nombreux auteurs ont tenté de décrypter en l'assimilant à tel ou tel tyran, mais qui en réalité doit encore se révéler avec toute sa malice à la fin des temps. Un ouvrage fondamental, classique et toujours vivant.

  • Le traité Sur les substances séparées, bien que resté inachevé, n'en est pas moins l'un des chefs d'oeuvre de Thomas d'Aquin. Dans cet écrit de maturité composé à Paris ou à Naples dans la seconde moitié de 1271, l'auteur aborde les questions de l'origine, de la nature, du statut et du rôle des créatures spirituelles que la tradition biblique, distinguant les bons des mauvais, appelle anges et démons. Adoptant une perspective aussi bien philosophique que théologique, il se confronte tout d'abord aux diverses opinions antiques sur le sujet, depuis les présocratiques jusqu'aux philosophes de langue arabe, en passant par Platon, Aristote, les penseurs médio et néo platoniciens, avant de reprendre dans un deuxième temps les mêmes questionnements à la lumière de la doctrine chrétienne (Bible et Pères de l'Église). Les problèmes, abordés de façon à la fois historique et systématique, couvrent des thématiques d'une grande richesse et complexité, telles l'hylémorphisme universel d'Avicébron et la théorie émanatiste d'Avicenne, la connaissance divine des singuliers ou encore la présence du mal dans les anges. Devant la démultiplication des médiations philosophiquement posées entre Dieu et le monde sublunaire (moteurs célestes, Idées, hénades, âmes des sphères), Thomas d'Aquin cherche à établir le caractère immédiat et universel de la causalité divine créatrice, tout en soulignant la consistance des substances séparées dans leur ordre propre.

    Nicolas Blanc est docteur de l'École Pratique des Hautes Études (Paris) en Philosophie, Textes et Savoirs. Il a soutenu sa thèse sur le De natura hominis de Némésius d'Émèse. Ses recherches portent sur la philosophie antique, la théologie patristique et la métaphysique médiévale.

  • Les sermons de saint Thomas ne sont pas la partie la plus connue de son oeuvre. Hormis certaines prédications sur les grandes prières chrétiennes ayant connu une excellente diffusion, la transmission de ses enseignements oraux a souffert des affres du temps et les témoignages divergent sur leur contenu. En sa qualité de dominicain et de Maître de Théologie, saint Thomas fut pourtant obligé de prêcher à de nombreuses reprises dans la France et l'Italie du XIIIe siècle. Quelles traces nous sont parvenues de ses prédications ? Comment éclairent-elles la pensée thomiste ? Se basant sur les travaux du père Bataillon pour l'édition latine Léonine, cette somme des sermons de Saint Thomas nous en fait redécouvrir les richesses.

  • Le travail du théologien Thomas d'Aquin a consisté en partie à commenter des oeuvres d'autres auteurs, et certains livres bibliques. Ces commentaires venaient compléter l'enseignement ex professo des Sommes et des Questions, qui ont donné lieu à un premier recueil : Thomas d'Aquin, Penser le politique (Dalloz, 2015, 608 p).À part la Politique d'Aristote, les oeuvres commentées par s. Thomas ne traitaient pas uniquement de questions de cet ordre, mais certaines de leurs parties y avaient trait : Sentences de Pierre le Lombard, synthèse, au XIIe siècle, des questions suscitées par l'explicitation du contenu de la foi chrétienne ; Éthique à Nicomaque et Métaphysique d'Aristote ; passages du Nouveau Testament importants pour l'évangélisation de la Cité humaine.Traitant de politique, Thomas use de références philosophiques plutôt que théologiques. Car la foi théologale ne dispense pas du travail d'analyse rationnelle dont les philosophes grecs ont été les premiers promoteurs : elle stimule ce travail comme une condition et un moyen de sa propre intelligence. La foi ne disqualifie pas plus la raison que la grâce ne supprime la nature : elles apportent un surcroît de perfection à ce qu'elles présupposent.
    Michel Nodé-Langlois, ancien élève de l'École Normale Supérieure, agrégé de philosophie, professeur honoraire de philosophie en Première supérieure (khâgne classique) au lycée Pierre-de-Fermat, et chargé d'enseignement honoraire à l'Institut Catholique de Toulouse.

  • Entre 1263 et 1265, à Orvieto, Thomas d'Aquin donne son premier enseignement magistral sur l'ensemble des épîtres de Paul. C'est dans ce cadre qu'il commente, verset après verset, l'épître aux Philippiens. Et c'est au cours d'un séjour à Rome, dans les années 1260, qu'il dispense ses leçons sur l'épître aux Colossiens. Comme dans tous ses commentaires de l'Écriture sainte, Thomas se révèle à la fois comme un exégète rigoureux et soucieux de toujours respecter la lettre du texte sacré, mais aussi comme un grand spirituel, désireux de dégager du texte de l'Apôtre un enseignement pour la vie chrétienne. Un ouvrage fondamental, classique et toujours vivant.

  • Sermons

    Thomas D'Aquin

    "Un an passé à l'étude de Saint Thomas peut apporter plus que toute une vie dans n'importe quel autre auteur", écrivait Jean XXII. Dans ces sermons, tout autant que la profondeur théologique, c'est l'intimité spirituelle du Docteur de l'Eglise qui affleure. La dignité humaine ne s'atteint que grâce au secours divin, source de la béatitude à laquelle chaque croyant aspire.

  • Pour la première fois en langue française, cette traduction du Commentaire des douze livres de la Métaphysique d'Aristote rédigé par Thomas d'Aquin, veut être la transmission d'un relai, à l'heure où la pratique de la langue latine disparaît, même parmi les intellectuels. Thomas d'Aquin méconnaissait, semble-t-il, la langue grecque et dut, lui aussi, faire appel à des traductions pour son propre travail de commentaire.

  • C'est au Carême 1273, à Naples, que Thomas d'Aquin donne son enseignement sur le décalogue. OEuvre de circonstance, les sermons sur le décalogue sont à inscrire dans le renouveau que suscitent les trois commandements sur la relation à tenir avec Dieu et les sept autres sur la conduite à l'égard d'autrui, alors que, des premières générations chrétiennes jusqu'au début du XIIIe siècle, il n'avait pas été retenu comme base de la catéchèse. Dans cette prédication pour la première fois en langue vernaculaire, comme dans tous ses commentaires de l'Écriture sainte, Thomas s'avère être à la fois un exégète rigoureux et soucieux de toujours respecter la lettre du texte sacré, mais aussi un grand spirituel, désireux de dégager du texte un enseignement pour la vie chrétienne. Un ouvrage fondamental, classique et toujours vivant.

  • Qu'est-ce qui distingue la physique, la mathématique et la métaphysique et les rendrait légitimes dans leur ordre propre ? Dans ce petit traité sur la division de la science spéculative et ses différents modes, Thomas distingue physique, mathématique et logique, selon les trois opérations logiques : appréhension, jugement et raisonnement. La physique est abstraction d'un universel selon la matière sensible. La mathématique est abstraction d'une forme selon la matière intelligible. Et la métaphysique est séparation, dans un jugement sur l'être purement intellectuel.

empty