Sciences humaines & sociales

  • Pierre le Grand ou la naissance de la Russie moderne.Pierre le Grand est une des figures les plus extraordinaires de l'histoire de la Russie. Né en 1672, tsar de 1682 à 1725, il a modernisé son empire à marche forcée, réformé tout à la fois l'armée, l'État et l'Église, créé de toutes pièces une marine de guerre et initié une véritable révolution culturelle dont la Russie actuelle est l'héritière. Parmi les premiers chefs d'État à nourrir une vision géopolitique globale, il a porté ses ambitions conquérantes vers la mer Noire et la Baltique, mais aussi vers la Sibérie, l'Asie centrale et la Perse, et jusqu'à l'Inde et l'Amérique du Nord.
    Thierry Sarmant, d'une plume brillante et passionnée, s'appuyant sur les travaux les plus récents des chercheurs russes, allemands, français et anglo-saxons, brosse avec brio la vie de ce géant bâtisseur - dont Saint-Pétersbourg reste assurément le plus bel écrin - en le confrontant notamment à ses " collègues monarques " à la charnière des xviie et xviiie siècles, Louis XIV, Guillaume d'Orange ou encore Frédéric-Guillaume de Prusse. Ce faisant, il s'interroge aussi bien sur les troubles de l'identité russe que sur les ressorts de l'occidentalisation du monde et livre une biographie de haut vol appelée à demeurer une référence incontournable.

  • "Thierry Sarmant met en oeuvre toutes les palettes de son talent pour brosser le tableau haut en couleur du monde au début du XVIIIe siècle", Le Figaro Histoire. Versailles, 1er septembre 1715. Louis XIV s'éteint. Ainsi finissent le " Grand Siècle " et la " prépondérance française ", ainsi commence le " siècle des Lumières ". Que signifient ces notions pour le reste du monde ? Les esclaves emmenés vers l'Amérique savent-ils qui est Louis XIV ? Que valent les " Lumières " pour la Perse séfévide, l'Inde moghole ou le Japon d'Edo ? Kangxi, l'empereur de Chine qui fut l'exact contemporain du Roi-Soleil, vit-il jamais en lui autre chose que le roitelet d'un lointain pays tributaire ? Autour de l'année 1715, en observant les relations que la France et l'Europe tissent avec les autres continents, Thierry Sarmant nous entraîne dans un fascinant voyage, de Versailles à Saint-Pétersbourg, d'Ispahan à Constantinople, de Delhi à Mexico. Un voyage qui éclaire l'essor de l'Occident vers une hégémonie mondiale.

  • Vincennes est un lieu magique, un site unique où dialoguent les souvenirs de dix siècles d'histoire de France. Il est aussi un des grands centres de pouvoir où s'est construit l'État. Château situé « près Paris », il est plus qu'une maison royale : il ne peut se comprendre sans la capitale dont il est un prolongement, sans le Bois de Vincennes dont il tire son origine et sans le village qui est devenu la ville de Vincennes.
    Au fil d'une trentaine de dates-clés, on découvre le cadre prestigieux de Vincennes, les événements marquants qui s'y sont déroulés - de la guerre de Cent Ans à la Libération de Paris, en passant par la Révolution et la Commune - ainsi que les personnalités liées au château, qu'il s'agisse de Charles V, de Mazarin, du marquis de Sade, de Napoléon Ier ou du duc d'Enghien.
    Le livre tire parti des recherches les plus récentes des archéologues et des historiens sur le château médiéval, la demeure de Louis XIV et la « ville militaire » du XIXe siècle. Il apporte par ailleurs des informations totalement inédites sur les projets d'installation de la présidence de la République à Vincennes lors du premier mandat de Charles de Gaulle.
    Vincennes : mille ans d'histoire de France est la première synthèse d'ensemble consacrée à un château qui par son importance historique et artistique égale Fontainebleau et Versailles.

  • Les jetons servaient primitivement aux opérations de compte et portent, comme les médailles, un riche décor de portraits, de devises, d´allégories et de scènes historiques. Conçue par les savants au service du pouvoir royal et exécutée par les meilleurs graveurs, cette iconographie nous fait pénétrer dans l´univers intellectuel des élites, de la Renaissance au siècle des Lumières. Ce deuxième tome du catalogue des jetons d´Ancien Régime conservés au département des Monnaies, Médailles et Antiques de la Bibliothèque nationale de France poursuit l´exploration de l´iconographie numismatique de la monarchie française aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles avec la description des jetons émis pour les juridictions centrales de l´État royal et pour leurs auxiliaires. Conseil du Roi, Chambre des comptes et Cour des monnaies dominent ce nouvel ensemble, la plupart des séries décrites dans ce volume prenant fin au cours du XVIIe siècle. Les jetons des institutions administratives et financières prendront progressivement le relais, continuant d´illustrer la lente et profonde mutation historique de l´État français vers sa forme actuelle. Thierry Sarmant, adjoint au directeur du département des Monnaies, Médailles et Antiques de 2006 à 2009, actuellement responsable du Cabinet de numismatique du musée Carnavalet, et François Ploton-Nicollet, archiviste paléographe, maître de conférences à l´université d´Orléans, ont dressé cet inventaire en s´efforçant toujours d´ajouter à leur description une traduction des légendes latines, le repérage des sources antiques ainsi que le décryptage des significations, allusions historiques et mythologiques figurant sur ces jetons.

  • Qui a créé Versailles ? Quelle est la part respective de Louis XIV, de ses ministres et de ses architectes dans l'élaboration progressive de l'immense bâtisse et des autres grandes constructions royales à l'apogée du règne ? Quel fut le rôle de ces chantiers dans la structuration et l'affirmation de la monarchie absolue ?
    Pour répondre à ces questions, Les Demeures du Soleil replacent les Bâtiments du roi dans le contexte politique, administratif et culturel des années 1680, au moment où s'ouvre la « crise de la conscience européenne ». Nous entrons dans l'intimité de Louis XIV, de Colbert, de Louvois et de leurs conseillers techniques, artistiques et littéraires, Vauban, Charles Le Brun, jules Hardouin-Mansart, Charles Perrault et Henri de La Chapelle-Bessé. Derrière le masque solennel des dignitaires en perruque, nous découvrons les discussions, les disputes, les intrigues de cour ou de bureau et la verve de personnalités truculentes. Plus que de peinture, d'architecture ou de littérature, c'est de l'État qu'il s'agit ici, d'un État « moderne » dont les institutions culturelles ont survécu à la monarchie elle-même.
    I:enquête nous entraîne tour à tour à Paris, à Versailles, à Chambord et sur le chantier de l'aqueduc de Maintenon, mais également en Provence, en Angleterre, en Allemagne et en Italie, dont les trésors affluent alors vers les palais du Grand Roi.
    Les Demeures du Soleil sont une page de l'histoire de l'Europe à l'heure de la prépondérance française.

  • La fortune de Paris tient à sa destinée de capitale d'un grand pays centralisé. C'est pourquoi cette " Histoire de Paris " est d'abord une histoire politique, qui retrace les rapports entre la ville et les pouvoirs successifs qui y ont siégé. De la bourgade celtique à la mégalopole mondialisée, du règne de l'empereur Tibère au second mandat de Bertrand Delanoë, ce livre s'attache à l'empreinte que ces pouvoirs ont laissée dans l'espace urbain. Rois, empereurs et présidents ont couvert Paris de monuments ; ils ont façonné la trame même de la cité. Symbole de l'Etat, la ville est depuis huit siècles le coeur de l'Etat ; l'histoire de France s'est en grande partie déroulée sur les rives de la Seine et c'est là que se joue encore, pour une bonne part, l'avenir de la France. " C'est surtout une grande capitale, écrit Montesquieu, qui fait l'esprit général d'une nation : c'est Paris qui fait les Français ".

  • Si le théâtre et la littérature classiques restent encore familiers à travers des auteurs aussi prestigieux que Corneille, Racine, Pascal, La Rochefoucauld, Mme de La Fayette, il n'en est pas de même desMémoiresqui rebutent par leur ampleur : les 43 volumes desMémoiresde Saint-Simon dans l'édition de Boislisle côtoient les 19 tomes duJournalde Dangeau ou les 900 pages desMémoiresdu cardinal de Retz dans l'édition de la Pléiade. Pourtant les mémorialistes (Retz, Saint-Simon, Mme de La Fayette), les diaristes (d'Ormesson, Sourches, Dangeau), les épistoliers (Mme de Sévigné, Mme Palatine) tous représentés ici, offrent dans leur oeuvre une richesse incomparable, tant par le style que par l'ampleur de leur réflexion. Le but de la présente anthologie est précisément de faire ressortir ces qualités par des textes soit longs soit brefs, suivant l'objet que s'est proposé l'écrivain : anecdote, portrait, tableau, récit. Le parti a été de retenir à la fois les grandes pages qui sont des sommets de style, celles qui restituent les moments les plus célèbres, celles qui apportent les témoignages les plus précieux, celles enfin qui, à l'instar desMémoiresde Louis XIV, sont à la fois des écrits et des actes. L'ordre chronologique a été respecté selon quatre grandes articulations : « Le lever du soleil » (1643-1661) ; « Le règne glorieux » (1661-1685) ; « Tourments et tourmentes » (1685-1700) ; « Le déclin d'un âge » (1701-1715).

  • Dans la mémoire collective, Louis XIV est une figure convenue, figée dans la pose majestueuse qu'adopte le célèbre portrait peint par Hyacinthe Rigaud. On oublie que Louis n'est pas resté identique pendant sept décennies, qu'il y a peu de choses en commun entre l'adolescent de la Fronde, le monarque rayonnant de 1661, le souverain impérieux de 1685 et le vieillard affaibli des dernières années.
    Les historiens de Louis XIV reprennent souvent à leur compte le discours officiel du Grand Siècle, qui absorbe l'homme dans le roi, qui fait de Louis une pure et simple incarnation de l'État. À y regarder de plus près, théorie et pratique n'ont pas toujours concordé : derrière le monarque guerrier de la propagande se cache un roi-bureaucrate ; le prince qui « gouverne par lui-même » sait aussi composer pour accommoder ses devoirs et ses plaisirs.
    Pour comprendre l'homme et son « art de régner », témoignages et souvenirs des contemporains sont précieux, mais rien ne vaut les écrits de l'intéressé et de ses grands serviteurs, où l'on voit, au jour le jour, comment le roi actionne la complexe machinerie de l'État, où l'on lit la joie des succès faciles, l'impatience à obtenir des nouvelles, les hésitations devant les décisions à prendre, les repentirs après l'échec.
    À l'aide de nouvelles sources, ce nouveau Louis XIV fait redécouvrir le prince véritable, trop longtemps caché derrière les éloges de ses flatteurs comme derrière les caricatures de ses ennemis.

  • Le château de Fontainebleau est méconnu au regard de ses splendeurs et de ses richesses. Au coeur d'une immense forêt, magnifique terrain de chasse, il a été résidence royale ou impériale un demi-siècle avant le Louvre et cinq siècles avant Versailles. Chaque époque, presque chaque règne, y a laissé son empreinte. Le château a été une des grandes scènes où se sont joués tantôt le drame et tantôt la comédie du pouvoir.

    C'est ici que François Ier accueille Charles Quint, que Louis XIII est baptisé, que Louis XIV révoque l'édit de Nantes, et que Louis XV épouse Marie Leszczynska. «Voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles», s'exclame Napoléon Ier, qui tente d'y rétablir la vie de cour, avec ses divertissements fastueux, chasses à courre, bals, concerts, en compagnie de Joséphine, d'abord, de Marie-Louise ensuite. C'est là que, vaincu, l'Empereur signe le 6 avril 1814 son abdication et qu'il fait ses adieux à sa garde. On doit à Louis-Philippe la salle des Colonnes et la galerie des Assiettes, et à Napoléon III un nouveau théâtre ; l'impératrice Eugénie y installe un Musée chinois. Résidence présidentielle, le château n'en finit pas d'être l'objet de toutes les convoitises.

    Amoureux du château dont il est le président, Jean- François Hebert, avec la complicité de l'historien Thierry Sarmant, nous offre à travers les dates clés de Fontainebleau mille ans d'histoire de France.

  • La naissance de la France moderne.Comment gouverne-t-on la France sous Louis XIV ? Comment le roi choisit-il ses conseillers ? Qui sont-ils ? Plongé d'emblée dans l'univers des grands ministres - Le Tellier, Colbert, Lionne et Louvois notamment -, le lecteur découvre l'influence qu'ils exercent, leur mode de travail dans les Conseils ou en tête-à-tête avec le monarque. Conseillers du roi, les ministres sont aussi les relais de sa parole et de sa volonté. Comment porter dans les provinces les ordonnances royales, si ce n'est en s'appuyant sur des services qui peu à peu prennent une certaine indépendance ? C'est toute une bureaucratie qui se met en place, s'étend et se structure, et finit par préfigurer nos administrations modernes. Ces évolutions touchent à l'image même du ministre, qui apparaît sous de multiples facettes : homme d'ambition, courtisan et homme d'épée, patriarche, homme d'affaires, directeur d'administration, chef de cabinet. Toutefois, ces grands serviteurs du roi vont se mettre, insensiblement, au service de l'État.


  • Un ouvrage collectif sans précédent qui raconte et fait revivre les cours les plus prestigieuses à travers le monde, de l'Egypte antique à l'Europe du XXe siècle, et qui en livre l'histoire, les rites et usages.

    Véritable voyage dans le monde prestigieux et mystérieux des anciennes cours, ce volume offre à ses lecteurs l'insigne honneur d'être reçu à la cour de Pharaon en Égypte, à celle des empereurs de Chine et du Japon, à celle du roi des rois perse - de Darius au dernier shah d'Iran -, à celles de Rome et de Byzance, de la Sublime Porte, des Grands Moghols indiens, du Vatican, de France bien sûr, mais aussi à celles d'Angleterre, d'Autriche, d'Espagne et de Russie, ou encore dans les royaumes et principautés allemandes, scandinaves et balkaniques.
    Comment elles ont été constituées, comment elles ont évolué, qui les compose - famille, domesticité, dignitaires -, quel est leur écrin - Versailles, Westminster, le sérail de Constantinople, la Cité interdite de Pékin... -, quels en sont les rites et les usages - le souverain est un être sacré, devant qui la prosternation, " proskynèse " en Europe et en Asie, " kow-tow " en Chine, est de rigueur -, quels sont leurs liens ; enfin pourquoi et comment - pour la plupart - elles ont disparu : pour la première fois, les meilleurs spécialistes, réunis par Victor Battaggion et Thierry Sarmant, répondent à toutes ces interrogations et brossent d'une plume alerte et érudite l'histoire de ces cours, tout à la fois instrument et manifestation du pouvoir, de l'Égypte antique à l'Europe contemporaine.

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