• Maturin a onze ans et adore son grand frère Victor, qui est en terminale. Il joue dans un groupe de rock, il a toujours plein d'idées, il lui raconte ses histoires de lycée avec les filles et ses copains et lui fait écouter de super morceaux... Il est cool, et dès qu'il rentre le vendredi soir, Maturin saute de joie. Seulement, il ne se passe pas un week-end sans qu'il y ait une dispute entre Victor et son père. Maturin ne rêve que d'une seule chose : que tout le monde s'entende comme dans une famille normale. Mais comment faire quand on n'a que onze ans et que la maison est devenue une vraie poudrière ?
    "Dès que je vois Victor sortir du car avec son perfecto noir, j'ai l'impression d'attendre une rock-star !"
    Un premier roman sensible, plein d'une candeur unique, où il est question d'admiration fraternelle, de relations familiales explosives et de complicité entre frères.
     

  • Dans la vraie vie, Thierry Radière est professeur d'anglais, comme Mallarmé avant lui. Ce métier offrirait-il une porte dérobée vers la poésie de ce monde ? Il faut le croire, tant Entre midi et minuit est habité par un ailleurs, si proche et si loin, qu'il s'agit d'attraper avant qu'il ne se sauve. Le recueil compte trois parties : « Poèmes totémiques », « Je n'aurais pas pu voir » et « J'avais déjà dit un jour ». Les aubes n'y sont pas navrantes. Souvent levé de bon matin, Thierry Radière s'assied à sa table de travail, le laboratoire de ses rêves, cette vigie de fortune.
    Secrétaire de lui-même, il note choses vues, images entraperçues, épiphanies fugaces, merveilleux nuages. Fuir, làbas fuir ? Pour voyager, inutile de faire ses valises : quand il se met à écrire, de minuscules îles se mettent à flotter un peu partout autour de lui.
    L'un des poèmes est dédié à Fernando Pessoa, et certaines pages pourraient être tombées du Livre de l'intranquillité. Ici, une femme ouvre une armoire et retrouve sa robe de mariée. Les souvenirs lui montent à la tête. A-t-elle menée la vie qu'elle avait imaginée l'espace d'une soirée, grisée par le champagne ? Chez Thierry Radière, on sourit souvent jaune. Des pères se pendent, d'autres partent, certains essaient d'assurer leur rôle. Entre la nostalgie du soleil et la neige du présent, la mélancolie sert de fil rouge.
    Dans ces textes intimistes, on parle à voix basse, et coulent les jours. Les lecteurs d'Apollinaire et Jean-Claude Pirotte auront plaisir à découvrir un poète qui aide à s'émerveiller et à rêver, le temps de continuer à mourir en douceur.


  • La vie et les expériences du passé, les villes et les planètes, l'amour, les passions, les souvenirs, les explorateurs intrépides, les kilos supplémentaires : tout doit disparaître emporté par les éléments, l'inconscience ou la vanité ; par la fatalité, par l'ordre des choses, par les vertiges du monde. Travailler à sa propre perte, ne pas maîtriser les facteurs extérieurs, invoquer les démons du septième enfer : tout doit disparaître, il ne restera rien.
    Et si après, le temps continue de passer et que tout ce qui n'est plus se retrouve transformé, alors peut être que de nouveaux territoires surgiront, peut être que reviendra l'espoir et que les joues reprendront des couleurs.

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    Tout doit disparaître : 16 textes courts, 16 promenades à travers les fumées et les cendres, 16 univers éclectiques sur un même thème, de la p'tite poésie à l'uchronie dégingandée, 16 propositions pleines de substances sélectionnées par Squeeze parmi les fines gâchettes de la nouvelle scène littéraire française.

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