• Entre la ville et les hautes mers gaspésiennes, on trouvera au coeur des Variations Burroughs un chat du nom d'Einstein, des poupées de carton toutes prénommées Elizabeth, la photo d'un amoureux remisée au congélateur sous les petits pois, un artiste en quête de l'ADN de William S. Burroughs, un homme à qui il manque des doigts, le décès d'un frère, la survie d'un autre, et la vie dans ses petits comme dans ses grands mystères.

    Le tout est orchestré autour d'une boîte de livres que le frère récupère des ordures pour l'offrir à la soeur adorée. De cette boîte trouvée dans les ordures surgiront la découverte de la grande littérature et sans doute aussi l'annonce d'une écriture à venir, qui aurait pu émerger d'une question que s'est posée la narratrice, enfant, alors qu'elle voyait sa mère plongée dans la lecture de romans : l'amour d'une mère se cache-t-il entre les lignes d'un livre ?

  • Une poignée de personnages singuliers habitent un petit territoire désolé que tous désignent comme étant « sur l'île ». D'hier à aujourd'hui, le récit traverse plusieurs époques, évoque le naufrage du Longfellow à Petit-Matane, la présence, en mer gaspésienne, de sous-marins allemands, et se façonne à partir de superstitions, de rumeurs, de disparitions et de fragments d'histoires croisées. Une histoire tissée au rythme des marées, dans le grondement sourd des silences et des non-dits.

  • Le 25 août 1998, Sylvie Nicolas est à Montréal où elle participe au dévoilement d'un cahier pédagogique auquel elle a collaboré, intitulé Est-ce ainsi que les filles vivent ? Pendant ce temps, trois agents de la DPJ débarquent chez elle, à Québec, et enlèvent sa fille. Presque dix ans plus tard, la poète parvient à tracer les ravages que causent les erreurs sur la personne.

    Un livre pour les amateurs de poésie, les aventuriers de l'image, les cascadeurs du mot ou de la métaphore, escouade tactique de la parole vivante et exilés en tous genres.


    Ce recueil constitue avant tout la transcription lente et mesurée de toutes les conséquences que cet enlèvement entraîne. On n'a pas idée à quel point l'univers de Kafka est à deux doigts de nombreuses réalités. Peut-être suffit-il de dire qu'il s'agit d'une femme qui se retrouve malgré elle dans les coulisses d'un théâtre d'ombres, dans un scénario qu'elle n'aurait jamais envisagé, campée dans un rôle qu'elle n'aurait su imaginer. Peut-être suffit-il d'ajouter que cette bifurcation de sa vie se joue en moins de dix minutes. Et que tout ce qui a été vécu avant revient se lover dans chacun des instants qui s'écoulent.

  • Pour ce 9e titre de la collection «Mains libres», la parole est donnée à une auteure de Québec à la plume polyvalente. Récits, nouvelles, recueils de poésie, essais et romans jeunesse font partie de l'héritage littéraire de Sylvie Nicolas et c'est loin d'être terminé.


    Sous forme de récit épistolaire, l'auteure nous propose l'histoire d'un homme qui part à la recherche de sa véritable identité. C'est avec beaucoup de sensibilité qu'elle présente, à travers le personnage de Berti, le sentiment de mal-être dans un monde où les conventions prennent souvent le pas sur les aspirations de chacun.


    Du jour au lendemain, Berthold, alias Berti, quitte tout (compagne et domicile) et décide de partir à la conquête... de lui-même. Sentant qu'il n'occupe pas la place qui devrait être la sienne, il amorce un périple intérieur qui l'amène à revoir ses propres repères. Qui est-il ? Il ne le sait pas trop. Cependant, il sait bien ce qu'il n'est pas et ce que l'on voudrait qu'il soit. Il aime, ça oui, mais il ne peut admettre le mensonge. Son mensonge : sa vie. Car il n'y a pas pire lâcheté que la lâcheté du coeur qui refuse de voir, de considérer le monde sans détour, dans sa folie et dans sa laideur. Par le biais de lettres qu'il écrit à son amoureuse sur une période d'un an, Berti tente de faire le point. Pour mieux saisir ses états d'âme, il présente une des seules références qu'il possède, un personnage du livre Tarass Boulba de Nicolas Gogol auquel il s'identifie. Écrivain, apatride, solitaire, Berti souhaite dénouer les liens qui l'attachent au monde, à la vie, à l'amour et de dire le sentiment profond qu'il a d'être un échec humain.

  • Il y a la mort des uns et son impact sur ceux qui restent. Dans Aucun mot n'est tenu au miracle, la voix narrative qui s'élève ne cherche pas à explorer un thème, à relater une histoire ou à rétablir le fil de la mémoire. Elle recueille de petites éternités de lieux, de désir, de langage, de moments qui échappent au temps. On pourrait dire de ces moments qu'ils constituent de petites archives du «vivant». Les mots reviennent en force pour s'écrire en marge du corps et en marge de la mort. Les poèmes eux-mêmes semblent prêts à s'envoler, à quitter tout ce qui pourrait autrement les retenir.
    Ils habitent en quelque sorte cette fragile et délicate frontière qui sépare ce qui a été de ce qui ne saurait s'effacer. L'écriture répond
    ici au désir sauvage de laisser les images et les mots repeupler le fragile territoire de vivre.

  • Dans une approche de l'éducation cohérente avec la complexité de la sexualité humaine, ce guide présente des outils pratiques permettant la préparation, l'animation et l'évaluation de séances d'éducation sexuelle auprès de tous les publics, à tous les âges de la vie, en milieu scolaire ou en institution.

    Conçu par une équipe multidisciplinaire, son objectif est de fournir aux professionnels de l'éducation, de l'enseignement, du secteur médico-social, de la prévention... des supports concrets pour accompagner l'échange, la communication, la découverte de la sexualité dans toutes ses dimensions, cognitives, affectives et émotionnelles. Il propose également un modèle d'organisation (financier, réglementaire, éthique, déontologique etc.) nécessaire à la mise en place d'un projet d'éducation sexuelle en institution.

    Ce guide d'éducation à la sexualité repose sur une organisation structurée avec des fondements théoriques solides issus de différentes disciplines (sociologie, psychologie, philosophie, anthropologie, biologie, etc.) et sur des pratiques pédagogiques réfléchies, nécessitant une formation rigoureuse des intervenants. En accord avec les recommandations de l'OMS, il soutient que l'éducation améliore les connaissances et l'estime de soi, change les attitudes, interroge les normes de genre et les normes sociales, et permet aux sujets de faire des choix conscients et respectueux concernant les relations interpersonnelles et la sexualité.

  • Les auteurs se penchent ici sur le temps historique de la prison et le temps de la peine, et cherchent à savoir s'il existe un juste temps de la peine. Le nombre de détenus ne cessant d'augmenter, des questions générales sur la politique pénitentiaire et le sens de la peine se posent : comment supporter les journées d'incarcération ? Quel quotidien pour les mères incarcérées, les surveillants de prison ? Le temps peut-il venir à bout de l'insécurité, la récidive et la criminalité ?

  • CRPE : concours professeur des écoles ; histoire-géographie et EMC ; réussir sa demarche d'apprentis Nouv.

    Au cours de cette épreuve, à partir d'un dossier, vous devez concevoir ou analyser une séquence ou séance d'enseignement à l'école primaire. Vous pouvez également être interrogé sur vos connaissances disciplinaires.
    Afin de vous y préparer efficacement, ce livre propose :


    des plannings de révision ;


    une méthodologie détaillée ;


    un cours avec les fondements scientifiques incontournables ;


    des exemples de dossier par cycle avec des questions du jury.

  • Un huit couché sur le côté. Le signe de l'infini. C'est du moins ce que veulent y voir les locataires de cet immeuble sordide où tous les appartements sont loués. Tous sauf un. Le huit, bien sûr. Un jour, les deux femmes qui y habitaient ont disparu pour ne plus revenir... Où sont-elles passées? Qui étaient-elles? Pourquoi cette fascination à leur endroit? Autant de questions auxquelles il faudra répondre, sous le signe de l'infini...Artiste multidisciplinaire, Sylvie Nicolas flirte tant avec le théâtre qu'avec la littérature. Pas étonnant donc de trouver, dans Disparues sous le signe de l'infini, une écriture très théâtrale, très orale qu'on ne peut s'empêcher de lire à voix haute. C'est avec beaucoup d'humour qu'elle nous présente ici des locataires tout à fait délirants, pour ne pas dire carrément cinglés.Tous les huit du mois, les vieux locataires d'un immeuble vétuste se réunissent pour tenter de faire la lumière sur la disparition, 40 ans plus tôt, de 2 femmes qui auraient habité l'appartement numéro huit. Pour tenter aussi de maintenir vivantes les traces laissées par leur passage dans l'immeuble. Entre les épanchements de la vieille demoiselle du Deux, la nervosité du couple du Trois qui aspire à des révélations et à des dénonciations, les charges et les emportements du locataire du Six et la présence énigmatique et silencieuse de cet Anglais du Sept qui ne serait pas un Anglais mais bien un Irlandais, il reste le Huit, un appartement qui n'aurait jamais plus été habité et qui inquiète l'Homme du corridor parce que la petite plaque sur laquelle le huit était inscrit aurait basculé, donnant à voir le signe de l'infini plutôt que le chiffre.Tout entier façonné de rumeurs, de ouï-dire, de présomptions, d'allusions, d'impressions, traversé par des bribes de souvenirs et quelques événements gravés dans la mémoire de l'un ou de l'autre, le récit donne à découvrir des personnages singuliers qui peu à peu se livrent à cet intrus qui se trouve mêlé malgré lui à ce petit monde refermé sur lui-même.Étrange rituel que celui de ces réunions qui ont cours depuis huit ans déjà. Un rituel qui lie entre eux mademoiselle Blanche, le Braque, l'Anglais, les Flambeurs de steaks et l'Homme du corridor. Étrange rituel qui finit par dévoiler quels sont les liens véritables qui les enchaînent à ces deux femmes prétendument disparues sous le signe de l'infini.

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