• Face aux périls du temps des dictatures, Zweig fait d'Érasme son modèle. L'amour des lettres et de l'art, le commerce civil des esprits, le dialogue persévérant dessinent l'espace d'une tolérance où inscrire idéalement le présent. Le moderne qu'est Zweig met à contribution la psychologie de même que l'anatomie et la généalogie des systèmes. Identifiant dans la théocratie instaurée par Calvin à Genève la matrice des totalitarismes - la Terreur, le communisme soviétique, la dictature raciste -, il défend avec véhémence les valeurs morales. La plume sera sa seule arme. Refusant, ce qu'on lui reprocha vivement, l'engagement militant, il fuit l'Allemagne puis l'Europe avant de se donner la mort au Brésil. Pour lui cependant, le cours des choses n'est pas déterminé une fois pour toutes. Il est fait de retournements inattendus.

  • À bord d'un paquebot qui relie New-York à Buenos Aires, la présence d'un champion du monde d'échecs intrigue, de réputation rustre et vénal, Mirko Csentovic serait doué uniquement devant un échiquier. Durant cette longue traversée le narrateur, amateur d'échecs, décide d'organiser des parties afin d'observer le personnage. Un inconnu, discret et élégant intervient alors et met en difficulté le maître, comment a-t'il acquis une telle maîtrise du jeu ? Stephan Zweig écrit cette longue nouvelle alors qu'il fuit le nazisme...

  • Amok

    Stephan Zweig

    Médecin européen exilé dans une contrée reculée et tropicale depuis sept ans, la visite d'une anglaise élégante et fière subjugue l'homme et déstabilise le médecin. Elle sollicite un service délicat, une " affaire de femme " et propose une belle somme mais l'homme est blessé. Elle part. Comment réparer son refus ? Il se lance maladroitement à sa poursuite. Il racontera la suite de son aventure sur le bateau qui les ramène en Europe.

  • Dans une pension de famille de la Côte d'Azur très "comme il faut", l'épouse d'un client honorable disparait avec un jeune français très apprécié jusqu'à cet évènement qui trouble la petite communauté. Seul le narrateur cherche à nuancer l'opprobre bientôt rejoint par une anglaise âgée et distinguée qui sans approuver le geste semble moins outrée que les autres. Cette discussion les rapprochera au point qu'elle lui confiera une aventure passée dont elle n'avait jamais parlé et qui dura Vingt-quatre heures.

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