• Extrait
    Dans la culture chinoise, la force intérieure est la plus puissante de toutes les armes. Cette force provient de l’harmonie des différentes énergies qui coexistent en chacun de nous. Le qi gong, que l’on peut traduire littéralement par « travail énergétique » (qi signifie l’énergie et gong le travail ou encore la technique), peut se définir comme étant l’art de maîtriser ces énergies pour les équilibrer.
    Au fil des siècles, l’évolution du qi gong a donné lieu à différents courants et pratiques, s’enrichissant des multiples enseignements philosophiques chinois.
    Les enseignements philosophiques chinois et leurs influences sur le qi gong
    Bien qu’associé au taoïsme la plupart du temps, on retrouve dans l’esprit du qi gong l’influence du confucianisme et du bouddhisme chan. Ces trois philosophies ou religions visent l’épanouissement de l’être mais en empruntant des voix différentes.
    Le confucianisme
    Lié à l’œuvre de Confucius, le confucianisme repose sur le perfectionnement moral de l’homme et son rapport avec l’ordre social général. Par l’accomplissement de ses devoirs envers autrui, l’homme vit en harmonie avec son environnement social. La vertu et la sagesse sont des trésors que chaque individu doit développer pour arriver à la paix dans le monde.
    Le taoïsme
    Fondé sur les textes de Lao Tseu, le taoïsme est à l’origine des principes du yin et du yang et de la théorie des cinq éléments. Laissant plus de place à la spontanéité et à son instinct, l’homme arrive à la paix intérieure en vivant en harmonie avec la nature.
    Le taoïsme est à l’origine d’autres disciplines
    L’acupuncture utilise les points énergétiques du corps. Le feng shui est l’art de construire ou d’aménager des lieux selon les énergies environnementales pour favoriser le bien-être psychologique et physique, la santé ou la réussite. Certains arts martiaux sont aussi issus du taoïsme, comme le tai chi chuan, dont les mouvements reposent également sur un travail énergétique et renforcent la santé.
    Le bouddhisme chan
    D’influence taoïste, il est arrivé en Chine au ier siècle après J.-C. mais s’est surtout développé au Japon avec le mouvement zen. Dans le bouddhisme chan, l’illumination intérieure passe par la méditation silencieuse et l’éveil de sa propre conscience.




  • Extrait
    Les clés de la réussite
    La musculation est un sport de force mais aussi un sport exigeant. Quel que soit l’exercice, même s’il vous paraît très simple, il doit monopoliser toute votre attention : la posture et le geste doivent être précis. Ceci, non seulement pour que les muscles sollicités soient bien les muscles visés, mais aussi pour ne pas mettre en danger les autres parties du corps.
    Le corps possède un axe central, la colonne vertébrale. Cet axe ne doit pas être malmené dans les exercices. Pour la préserver, soyez attentif à la position de votre dos, car machinalement, le corps peut mal se positionner pendant l’effort pour le rendre plus facile. Aussi, respectez l’amplitude des mouvements et leur rythme, un mouvement trop exagéré ou exécuté trop rapidement peut malmener vos articulations. Dans les exercices en position debout, l’élévation latérale par exemple, vous devrez adopter la posture correcte et immobiliser votre tronc. Pour ce faire, rentrez votre ventre et contractez vos fessiers. Ainsi, votre colonne vertébrale restera bien droite. Ensuite, surveillez l’amplitude du mouvement. Vos bras ne doivent pas dépasser le niveau de vos épaules pour préserver vos articulations et éviter un mauvais travail du dos.
    La respiration
    Un des réflexes naturels contre lequel il vous faudra lutter est de bloquer votre respiration pendant l’effort. Au contraire, pensez toujours à respirer profondément et n’hésitez pas à le faire bruyamment pour y penser.
    La respiration détermine bien souvent le rythme de l’exercice. Un cycle respiratoire équivaut généralement à un mouvement. La règle générale à appliquer est d’expirer au moment où l’effort est le plus intense. Dans les mouvements en deux temps, l’inspiration se fait durant la phase excentrique et l’expiration dans la phase concentrique. Par exemple, lorsque vous effectuez des pompes, vous inspirez en descendant et expirez en remontant.




  • Extrait
    Les différents types de sport et mécanismes énergétiques
    Le sport améliore la condition physique ; il permet, entre autres, de renforcer ses muscles et entraîne une dépense d’énergie. Mais ces avantages diffèrent selon l’activité pratiquée.
    En plus de faire travailler les fonctions cardiaques et respiratoires, le jogging permet d’éliminer la graisse.
    On distingue deux catégories de sport, en fonction du type d’effort qu’ils requièrent : les activités d’endurance et les activités de renforcement musculaire.
    Les activités d’endurance ou cardiovasculaires
    Le principe est de pratiquer un effort de faible à moyenne intensité mais sur une longue durée, c’est le cas du jogging par exemple. Outre l’avantage de faire travailler les fonctions cardiaques et respiratoires, ces activités engendrent une importante dépense énergétique. Ainsi, si vous désirez perdre de la graisse, il est fortement recommandé d’associer à votre séance de musculation une ou deux séances par semaine de ce type de sport.
    Les activités de renforcement musculaire, comme la musculation
    À l’inverse des sports cardiovasculaires, le principe de ce type de sport repose sur des efforts intenses et de courtes durées. La dépense énergétique est moindre et ne puise pas dans les réserves de graisses. Les bienfaits sont essentiellement dans le développement de la puissance et de la résistance musculaire.
    La différence qui existe dans les dépenses énergétiques selon le type d’effort fourni lors des séances s’explique par le mécanisme de synthèse de l’énergie nécessaire à leur réalisation.




  • Extrait
    Votre programme alimentaire
    Votre programme alimentaire s’articule autour de vos besoins énergétiques et de vos objectifs. Ces besoins énergétiques correspondent à vos dépenses énergétiques, qui sont le fruit de plusieurs dépenses.
    Pour estimer les besoins énergétiques d’un individu, on se base donc sur son activité physique, en se servant de son métabolisme de base* comme indice de référence.
    Le métabolisme de base d’un homme peut se calculer de la manière suivante :
    MB = 66,5 + (13,7 x poids) + (5 x taille) – (6,7 x âge)
    Prenons par exemple un homme de 35 ans, mesurant 1, 80 m et pesant 75 kg :
    MB = 66,5 + (13,7 x 75) + (5 x 180) – (6,7 x 35)
    MB = 1760 kcal
    On estime ensuite ses besoins énergétiques.
    - Pour une activité physique légère :
    Besoins énergétiques = MB + 50 % du MB
    - Pour une activité physique moyenne :
    Besoins énergétiques = MB + 75 % du MB
    - Pour une activité physique importante :
    Besoins énergétiques = MB x 2
    Ainsi ce même homme, dont le métabolisme de base est de 1760 kcal, à des besoins énergétiques qui peuvent varier entre 2640 kcal et 3520 kcal, selon ses activités physiques.
    Lorsque vous établirez votre programme alimentaire, il faudra donc adapter votre alimentation en fonction de votre calendrier d’entraînement. Cela vous permettra d’une part de pouvoir répondre à vos efforts musculaires les jours d’entraînement et, d’autre part, de ne pas « faire du gras » les jours « off ».
    Attention : il ne s’agit pas simplement de manger plus les jours où vous vous entraînez, et de manger moins les jours où vous ne vous entraînez pas. Il faut tenir compte du temps de digestion. Si votre entraînement a lieu le matin, par exemple, les calories dépensées viendront du repas de la veille au soir, les aliments ingurgités au petit déjeuner n’étant pas encore assimilés.
    Les apports qualitatifs
    L’apport nutritionnel qualitatif est respecté lorsque votre alimentation apporte la bonne proportion de protéines, glucides et lipides.
    Les protéines et les glucides occupent un rôle important dans l’alimentation du sportif. En effet les protéines sont essentielles à la constitution, l’entretien et le renouvellement des tissus musculaires. Dans la pratique de la musculation, leur apport doit donc être suffisant pour permettre le développement de la masse musculaire. Quant aux glucides, dont le rôle est essentiellement énergétique, ils doivent fournir une énergie suffisante mais contrôlée pour couvrir vos efforts sans solliciter de stockage inutile dans l’organisme.
    Enfin, les lipides sont une source d’énergie deux fois plus importante que les protéines ou les glucides. Bien qu’ils soient nécessaires, leur quantité est donc à surveiller au profit de leur qualité. Pour cela, choisissez des viandes maigres et limiter la quantité de poissons gras. Aussi, apprenez à cuisiner vos aliments sans matière grasse. Car en plus d’augmenter le nombre de calories de vos repas, les matières grasses cuites perdent tout intérêt nutritionnel.

  • YOGA ANTI-STRESS

    Sophie Godard






    Extrait
    Le yoga, ce n'est pas une simple activité que l'on pratique deux fois par semaine comme l'on ferait du tennis ou de la natation. Le yoga, c'est aussi et – presque avant tout – une véritable philosophie de vie. Sans endoctrinement.
    Faire du yoga, c'est comme pratiquer une activité physique quelconque, la gym, par exemple. Non. Faire du yoga, c'est bien, mais cela ne dépasse pas le cadre des séances. Non. Faire du yoga, c'est bien plus que cela. Car si vous pensez pouvoir bénéficier de tous les bienfaits supposés ou reconnus d'une pratique régulière, il ne faut pas vous contenter d'y consacrer dix minutes ou un quart d'heure par jour. Car le yoga véhicule une idéologie, une façon d'appréhender la vie, de respecter son corps et son esprit. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut changer radicalement de vie parce qu'on inclut trois ou quatre séances de yoga dans la semaine ! Pas du tout. Mais la zen attitude cela se cultive, tout au long de la journée et de la vie. « Pour moi, explique Gaëlle, une jeune Parisienne adepte depuis trois ans, le yoga c'est un ensemble, sinon ce n'est pas cohérent. Ce serait comme vouloir manger exclusivement bio et filer au McDo trois fois par semaine, quel intérêt ? » D'autant que la philosophie yoga s'inscrit tout à fait dans la ligne du mieux-être sur laquelle on ne peut que s'accorder : mieux manger, mieux dormir, mieux bouger mais aussi faire un travail sur soi par rapport au monde extérieur (en limitant ainsi les agressions extérieures et le stress, par exemple).
    Zen attitude
    Faire du yoga, cela permet de chasser le stress. C'est vrai. Mais ce n'est pas miraculeux non plus. Par là, entendez que le yoga n'est pas le pansement à dégainer pour pouvoir jouir en toute impunité d'une vie stressante à souhait ! Pour bénéficier de tous les bienfaits d'une pratique régulière, vous devez vous aussi essayer de limiter stress et agressions extérieures. C'est un peu un travail à double sens, mais aussi une façon d'appréhender le quotidien qui ne peut vous faire que du bien sur le court, le moyen et le long terme. D'accord, moins de stress dans la vie courante, mais comment faire ? Alors, on commence par respirer et par dresser le tableau, faire un état des lieux en quelque sorte. À quoi ressemble votre quotidien ? D'où vient votre stress ? Le travail, l'organisation, l'environnement ? Ne pouvez-vous pas agir sur certains de ces facteurs ? Parce que s'il est difficile de changer de supérieur hiérarchique, par exemple, il est peut-être possible de modifier l'organisation de son travail ou son environnement. Adapter ses horaires, déléguer plus, ne pas accepter ce qui ne relève pas de son poste, peuvent être des options pour libérer un peu la vie professionnelle d'un stress souvent omniprésent. Et parfois les solutions ne sont pas forcément là où on pourrait les attendre. « J'habite en région parisienne, dans un coin très mal desservi par les transports. Un bus, un RER et deux métros, vous imaginez le nombre de problème que je pouvais rencontrer par jour, explique Nathalie, employée dans une bibliothèque. Du coup les trajets étaient une source constante de stress, car je ne peux pas me permettre d'être en retard. » Plutôt que de continuer à subir ces problèmes perpétuels, cet énervement de chaque instant et le regard désapprobateur de sa chef quand elle arrivait cinq minutes en retard, Nathalie s'est acheté un vélo ! Aujourd'hui, ses temps de transports sont fixes, sans stress et en plus elle fait de l'exercice. Du tout bénéf ! Juliette quant à elle a complètement réorganisé son emploi du temps. « Mes amies croient que je suis zen, parce que je fais du yoga. C'est vrai que le yoga m'apporte beaucoup. Mais je ne me contente pas de quelques séances par semaine ! Je vis au rythme du yoga ! Avant je courais dans tous les sens. Maintenant je prends le temps! » Chacun peut adapter un minimum son quotidien pour limiter le stress : éviter les déplacements inutiles, coupler les rendez-vous, faire ses courses en ligne, privilégier les activités de proximité, les pistes sont plurielles.






  • Extrait
    Le Pilates est une méthode de renforcement musculaire très populaire aux États-Unis. Apparu depuis peu en France, les clubs de sport lui ouvrent leurs salles, et les centres spécialisés se multiplient afin de répondre à la demande d’adeptes de plus en plus nombreux. Pourquoi ? Parce que le Pilates n’est pas simplement une séance de gymnastique. Son approche est différente et mêle au travail musculaire, le recentrage sur soi. C’est une autre manière d’appréhender l’effort, qui suit une philosophie : la maîtrise du corps par l’esprit.
    Histoire et évolution du Pilates
    - Joseph Pilates
    Le Pilates tient son nom de Joseph Pilates, son inventeur, né à la fin du xixe siècle en Allemagne. De santé fragile, due à une malformation du thorax, il consacre sa vie, dès son plus jeune âge, à l’amélioration de sa condition physique. Un pari réussi, puisqu’il atteint un tel niveau de forme qu’il devient un sportif accompli dans plusieurs disciplines.
    - La naissance du Pilates
    Durant la Première Guerre mondiale, Joseph Pilates est détenu dans un camp de prisonniers en Angleterre. Il met alors en pratique son expérience dans le sport et ses connaissances en anatomie, pour créer un système de rééducation et venir en aide aux blessés. En adaptant des ressorts au-dessus de leur lit, il leur permet d’effectuer, malgré leur alitement, des exercices de renforcement pour qu’ils retrouvent leur forme physique : c'est le premier prototype de sa première machine, la « Cadillac », qui reste à l’heure actuelle, l'une des plus utilisées dans le Pilates.
    - L’évolution de la méthode Pilates
    Sa notoriété faite, Joseph Pilates part vivre aux États-Unis. Et c’est à New York, à côté du New York City Ballet, qu’il ouvre son premier studio. Il travaille auprès des danseurs, pour très vite s’élargir à d'autres disciplines sportives mais aussi au monde du spectacle : les acteurs trouvent dans ce sport le renfort physique et mental que requiert leur profession. Son concept s’appelle alors la « contrology », un terme qui définissait parfaitement l’alliance du contrôle psychique à la maîtrise du corps. Fort de son succès, Joseph Pilates invente plusieurs machines et développe un grand nombre d’exercices au sol, en s’inspirant pour certains, du yoga ou de la gymnastique. Le répertoire Pilates compte aujourd’hui des centaines d’exercices, qui ont donné naissance par la suite à plusieurs courants. Il peut être pratiqué par chaque individu, et ce quel que soit son niveau.
    - La force du Pilates ? Il s’adapte à tous les objectifs
    Pour les personnes ayant subi un traumatisme physique, le Pilates peut être une excellente méthode de rééducation. Pour les sportifs de haut niveau, il leur permet de se perfectionner dans leur discipline. Pour les amateurs de fitness, son efficacité se démontre par des résultats esthétiques incomparables.






  • Extrait
    Notre visage est la partie de notre corps la plus réceptive et la plus expressive.En conséquence, ses muscles, sa peau subissent toutes nos tensions et trahissent nos humeurs. Ne dit-on pas d’une personne qui à l’air fatigué qu’elle a les traits tirés ?
    Et pourtant, loin d’être la principale de nos préoccupations, nous ne lui accordons que des soins superficiels. La gymnastique faciale vous aide à prendre conscience des principaux muscles qui composent votre visage. Vous apprendrez à en relâcher certains et à en réveiller d’autres, pour un effet bonne mine et une peau plus jeune, plus longtemps.
    Qu’est ce que la gymnastique faciale ?
    Notre visage est composé de nombreux muscles dont l’activité est quasi permanente. Cette activité est soit volontaire, soit involontaire.
    Elle est volontaire, ou consciente, lorsque vous souriez par exemple, ou que vous êtes étonnée. Elle est involontaire et inconsciente, en revanche, lorsque vous plissez les yeux, ou froncez les sourcils sous la contrariété.
    Dans le premier cas, cette activité musculaire traduit votre expression, la contraction du muscle est rapide, et il se relâche immédiatement. Dans le second cas, par contre, la contraction est durable et peut s’intensifier tout au long de la journée avec la fatigue et le stress accumulé. C’est cette seconde activité des muscles du visage qui est responsable des rides les plus disgracieuses. Le rire et le sourire, eux, participent à la tonification des zygomatiques, c’est-à-dire les muscles des joues. Une très bonne gymnastique du visage puisqu’elle contribue à conserver les pommettes saillantes et un contour du visage lisse.
    Mais puisque, hélas, nos journées ne sont pas faites uniquement d’éclats de rire, mieux vaut connaître quelques exercices pour rendre à la peau de notre visage sa tonicité.




  • Extrait
    Introduction
    Le yoga est une discipline pour se retrouver. Un réapprentissage de soi comme entité, qui recherche l’harmonie parfaite entre le corps et l’esprit, alors indissociables. En Occident, la pratique du yoga la plus populaire – le hatha yoga – fait intervenir des postures dont le but est à la fois d’apaiser le mental et d’accroître le tonus musculaire. Qui pratique régulièrement le yoga y trouvera une aide précieuse dans sa vie de tous les jours. Face aux événements, il fera preuve de plus de force et de sérénité.
    Les origines du yoga
    En Occident, le yoga est souvent perçu comme une série d’exercices visant à assouplir le corps et à détendre l’esprit. Mais le yoga est avant tout une philosophie.
    Le yoga puise son origine en Inde où, pratiqué depuis des milliers d’années, il a pu évoluer de maître en maître, chacun s’enrichissant des connaissances de son prédécesseur.
    Les Yoga Sutra, de Patanjali, écrits il y a plus de 2 000 ans, synthétisent la pensée du yoga dans un recueil d’aphorismes. Il s'agit d'un ouvrage de référence tant pour la pratique de la discipline que pour sa philosophie, et sur lequel s’est fondé le raja yoga, la voie royale du yoga.
    Les différentes pratiques du yoga
    Le sens de yoga s’inscrit dans son étymologie – yuj signifiant unir. La recherche de cette union peut intervenir à différents degrés selon la forme de yoga pratiqué. Ainsi, le hatha yoga, le plus connu et le plus pratiqué en Occident, se différencie du raja yoga. Il est composé de postures qui favorisent la méditation et l’effort, visant à relier le corps et l’esprit tout en les renforçant conjointement.
    Dans le yoga royal, la recherche plus spirituelle se rapproche du bouddhisme.
    En pratique, le raja yoga ou yoga ashtanga, est davantage relié à un mode de vie, obéissant à huit membres (ashtanga signifiant huit membres) ou codes qui sont :
    - yama, ou contrôle de soi, aussi bien dans les actions que dans la pensée ;
    - niyama, ou l’engagement dans la discipline et le respect de ses lois ;
    - asanas, ou les postures qui préparent le corps et l’esprit à la méditation ;
    - pranayama, ou le contrôle de la respiration, qui représente la circulation de l’énergie, le souffle vital ;
    - pratyahara, ou le contrôle des sens par le mental ;
    - dharana, ou la concentration ;
    - dhyana, ou la méditation profonde ;
    - et samadhi, l’étape ultime du yoga qui représente l’union de l’être avec l’absolu.
    Le hatha yoga représente une partie du raja yoga et quatre de ses membres : les postures, le contrôle de la respiration, la concentration et la méditation.
    Le hatha yoga ou le yoga de l’effort
    Le hatha yoga est la pratique du yoga à travers l’exercice physique. Hatha, en sanskrit, signifie effort. Il est fondé sur l’équilibre de principes opposés :
    - le matériel et l’immatériel, représentés par le corps et l’esprit ;
    - la mobilité et l’immobilité du corps, pour réaliser les postures ;
    - la résistance, pour les maintenir, et le relâchement ;
    - l’effort et l’apaisement, à la fois physique et mental.
    Sans oublier la respiration. Inspiration et expiration rythment les mouvements et leur contrôle est essentiel.
    Le but du hatha yoga est de débarrasser le disciple de toute perturbation de l’esprit, à travers le recentrage sur soi.
    Les postures sont plus ou moins difficiles à réaliser. Elles amènent à des mouvements qui étirent les muscles, font appel à leur résistance ou encore à la stabilité pour renforcer les zones faibles du corps. L’effort est dans un premier temps physique, mais la difficulté réside surtout dans le fait d’immobiliser le corps pour maintenir la position.
    Ainsi, même les postures qui semblent les plus simples suscitent une grande concentration, donc une force mentale réelle qui vient relayer celle du corps.
    Le corps au service de l’âme
    Ce qui distingue le hatha yoga d’une autre activité physique est que son but premier est l’apaisement de l’esprit : on se sert du corps pour renforcer le mental.
    Le stress, pollution du mental, apporte des tensions qui font directement souffrir le corps : elles courbent le dos, raidissent les muscles et polluent l’esprit. Le corps est plus exposé aux douleurs ou aux blessures et le mental est de ce fait lui aussi fragilisé : agressivité, moral instable, dépression…
    Petit à petit, la personne stressée s’éloigne d’elle-même et s’affaiblit. Ce phénomène est d’autant plus présent aujourd’hui que notre mode de vie est sédentaire. Nous perdons conscience de notre corps, faisant porter tous nos fardeaux à notre esprit qui, peu à peu, se ferme.

  • Les bases du Yoga

    Sophie Godard




    Extrait
    La pratique du Yoga
    Intégrer le yoga dans sa vie peut être réellement bénéfique pour qui sait le pratiquer. Mais parmi tous les exercices qui vous sont proposés, il faut savoir faire le bon choix et aussi comment les organiser. Voici les principes de base de l’hatha yoga. À lire et à relire.
    Les différentes postures et leurs bienfaits
    L’hatha yoga, ou le yoga des postures, compte de nombreux exercices. On peut les distinguer et les classer selon la position du corps (debout, assis, sur le ventre ou sur le dos), le mouvement général (flexion, inversion, torsion), mais aussi selon le bien-être qu’elles apportent. Ainsi l’on trouve les postures énergisantes, les postures relaxantes, celles qui recentrent, celles qui rééquilibrent ou encore relaxent…
    Les bienfaits d’une posture sont liés au mouvement général, lui-même conditionné par la position du corps. Les postures reposant sur la flexion, par exemple, apportent des effets différents, selon qu’il s’agisse de flexions vers l’avant ou de flexions vers l’arrière.
    À savoir
    L’hatha yoga se pratique le ventre vide ou au moins deux heures après votre dernier repas.
    Lorsque vous effectuez vos exercices, la respiration doit se faire uniquement par le nez et bouche fermée.
    Pendant les menstruations, évitez les postures qui requièrent un effort physique trop intense, comme les flexions vers l’arrière, certaines torsions et particulièrement les postures d’inversion.
    Les flexions
    Les flexions vers l’avant assouplissent le corps en éliminant les raideurs musculaires et, simultanément, apaisent l’esprit en le libérant de ses tensions.
    Les flexions vers l’arrière, elles, sont rééquilibrantes. En compensant les mouvements du quotidien et les mauvaises postures, elles rétablissent la verticalité de la colonne vertébrale pour corriger les dos avachis. Elles permettent aussi d’ouvrir la poitrine pour améliorer les capacités respiratoires. Le corps et la tête sont alors mieux oxygénés. Les flexions vers l’avant se pratiquent généralement en position assise, alors que les flexions vers l’arrière s’exécutent sur le dos ou sur le ventre. Ces deux types de flexion sont souvent associés au sein d’une même séance pour l’équilibrer.
    Les torsions
    Les torsions sollicitent particulièrement le centre du corps. Elles tonifient les abdominaux, soulagent les douleurs dorsales et stimulent les fonctions digestives et d’élimination. L’action de pivoter d’un côté puis de l’autre permet de retrouver l’axe central du corps et de recentrer son attention vers soi.






  • Extrait
    Le renforcement musculaire est un type d’activité physique qui réunit des exercices abdo-fessiers, des exercices pour galber vos jambes et bien d’autres encore pour tonifier vos bras ou renforcer votre dos. Le but est de remuscler efficacement et tout en douceur toutes les parties de votre corps. Le renforcement musculaire peut être pratiqué seul ou en complément d’une autre activité, afin d’harmoniser votre silhouette ou tout simplement pour vous aider à retrouver la forme.
    La gymnastique chez soi, est-ce efficace ?
    Faire de la gymnastique à la maison n’est pas compliqué et les résultats peuvent être très satisfaisants, à condition de respecter les règles suivantes.
    Une pratique régulière
    C’est la clef de la réussite ! Mais parce qu’on a toujours des imprévus ou des priorités « plus importantes », ce n’est pas toujours évident. Pour vous y aider, élaborez un planning avec, dans la mesure du possible, des séances à jours et à heures fixes, et surtout, n’en démordez pas. Dès lors que vous repoussez vos séances, vous fragilisez votre motivation et mettez en danger votre régularité et donc l’efficacité de votre entraînement.
    En pratique : un entraînement quotidien est excessif, et une séance par semaine est insuffisante. Pour obtenir des résultats visibles rapidement, l’idéal est de pratiquer trois séances par semaine. Aussi, leur répartition est importante. En effet, il est conseillé de s’accorder une pause entre chaque séance, pour que les muscles puissent récupérer de leurs efforts. Mais attention, pour garder le bénéfice de votre entraînement, la pause ne doit pas non plus être trop longue, deux jours maximum. Ainsi, vos séances peuvent avoir lieu les lundis, mercredis et vendredis, par exemple. Les mardis, jeudis, samedis et dimanches constituant vos jours de repos.






  • Extrait
    Le renforcement musculaire est un type d’activité physique qui réunit des exercices abdo-fessiers, des exercices pour galber vos jambes et bien d’autres encore pour tonifier vos bras ou renforcer votre dos. Le but est de remuscler efficacement et tout en douceur toutes les parties de votre corps. Le renforcement musculaire peut être pratiqué seul ou en complément d’une autre activité, afin d’harmoniser votre silhouette ou tout simplement pour vous aider à retrouver la forme.
    La gymnastique chez soi, est-ce efficace ?
    Faire de la gymnastique à la maison n’est pas compliqué et les résultats peuvent être très satisfaisants, à condition de respecter les règles suivantes.
    Une pratique régulière
    C’est la clef de la réussite ! Mais parce qu’on a toujours des imprévus ou des priorités « plus importantes », ce n’est pas toujours évident. Pour vous y aider, élaborez un planning avec, dans la mesure du possible, des séances à jours et à heures fixes, et surtout, n’en démordez pas. Dès lors que vous repoussez vos séances, vous fragilisez votre motivation et mettez en danger votre régularité et donc l’efficacité de votre entraînement.
    En pratique : un entraînement quotidien est excessif, et une séance par semaine est insuffisante. Pour obtenir des résultats visibles rapidement, l’idéal est de pratiquer trois séances par semaine. Aussi, leur répartition est importante. En effet, il est conseillé de s’accorder une pause entre chaque séance, pour que les muscles puissent récupérer de leurs efforts. Mais attention, pour garder le bénéfice de votre entraînement, la pause ne doit pas non plus être trop longue, deux jours maximum. Ainsi, vos séances peuvent avoir lieu les lundis, mercredis et vendredis, par exemple. Les mardis, jeudis, samedis et dimanches constituant vos jours de repos.
    Des séances de courte durée
    Lorsque l’on commence une activité physique, on a tendance à jouer les prolongations pour pouvoir en apprécier les résultats le plus vite possible. C’est une énorme erreur, et cela pour deux raisons. Le renforcement musculaire sollicite d’abord des efforts importants, si ces efforts se prolongent, vos muscles auront plus de mal à récupérer. Vous vous en apercevrez, dès le lendemain matin, en ressentant de fortes courbatures, qui peuvent durer plusieurs jours et retarder votre prochaine séance. Aussi, des séances trop longues sont aussi très ennuyeuses, vous risquez de vous démotiver très vite, donc de stopper votre entraînement. Ensuite, c’est inutile : contrairement aux sports d’endurance dont le but est de brûler les graisses et de faire travailler le système cardiovasculaire, le renforcement musculaire vise le développement et la tonicité des muscles. Alors que les premiers reposent sur des efforts de faible intensité et nécessitent une durée minimum de 45 minutes, le renforcement musculaire est efficace dès les premières minutes.
    En pratique : trois séances de 20 minutes par semaine donneront plus de résultats qu’une séance d’une heure.

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