• Lors de la guerre 1939-1945, le gouvernement américain ne reconnaissait pas la "France Libre", mais Vichy. Après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, c'est la France d'Alger, celle de Darlan et Giraud, que les Etats-Unis agréèrent. A New York, des marins français, débarqués de bateaux d'Alger pour s'engager chez les Français libres, furent arrêtés. Pourtant, ce sont les Free Frenchs que chouchoutait la population américaine. Les marins dunkerquois du Cap des Palmes (sur cette photo au monument de Jeanne d'Arc à San Francisco, avec leur commandant, le futur amiral Cabanier) furent fêtés sur la scène d'un cabaret de Hollywood ! Des Dunkerquois, il y en avait à New York, à Alger et à Londres, mais aussi aux quatre coins de la France et du monde (réfugiés, évacués d'office, P.G., déportés, S.T.O., soldats, marins). Il s'en trouvait aux heures cruciales à Mers el-Kébir, à Dakar, en Syrie (même parmi les Tcherkesses !), en Afrique du Nord, à Toulon lors du sabordage de la Flotte, aux Antilles, en Corse et aux débarquements de Normandie et de Provence, comme le rapporte Serge Blanckaert dans ce récit qui fait place aussi aux aventures de marins engagés sous de faux noms dans la Royal Navy, de P.G. en fuite, de résistants opérationnels jusque dans les camps de concentration.

  • À Dunkerque, l'Occupation se prolongea jusqu'à après la capitulation de l'Allemagne. Le commandant de la « Festung Dünkirchen », l'amiral Frisius, de la Kriegsmarine, ne signa sa reddition que le 9 mai 1945, à Wormhout, au Q.G des forces assiégeantes. Le siège de la « poche » avait mobilisé - pendant huit mois - une brigade blindée tchécoslovaque formée en Grande-Bretagne, des éléments de blindés et d'artillerie britanniques et canadiens, sept bataillons d'infanterie des 110e (puis 51e), 67e et 33e R.I., formés avec des Résistants de la région Nord/Pas-de-Calais, un groupe d'artillerie et une compagnie de Fusiliers-Marins constituée à Boulogne-sur-Mer. Dunkerque 1944-1945 retrace les opérations militaires du siège, sans négliger le sort des civils, obligés de quitter en grand nombre la zone côtière au début de l'année 1944, en prévision d'un débarquement... qui allait se produire quelques mois plus tard, en Normandie. Beaucoup de Dunkerquois apprirent la grande nouvelle dans leurs lieux de repli, notamment à Lille, et dans la plupart des localités du Nord et du Pas-de-Calais. Ils ne se doutaient pas qu'il leur faudrait attendre plus d'une année encore, avant de regagner ce qui serait la dernière ville de France libérée. Serge Blanckaert est l'auteur de plusieurs livres et d'articles parus dans « La Voix du Nord » sur la guerre à Dunkerque. Il a aussi participé à des émissions de radio et de télévision.

  • À Dunkerque, l'Occupation se prolongea jusqu'à après la capitulation de l'Allemagne. Le commandant de la « Festung Dünkirchen », l'amiral Frisius, de la Kriegsmarine, ne signa sa reddition que le 9 mai 1945, à Wormhout, au Q.G des forces assiégeantes. Le siège de la « poche » avait mobilisé - pendant huit mois - une brigade blindée tchécoslovaque formée en Grande-Bretagne, des éléments de blindés et d'artillerie britanniques et canadiens, sept bataillons d'infanterie des 110e (puis 51e), 67e et 33e R.I., formés avec des Résistants de la région Nord/Pas-de-Calais, un groupe d'artillerie et une compagnie de Fusiliers-Marins constituée à Boulogne-sur-Mer. Dunkerque 1944-1945 retrace les opérations militaires du siège, sans négliger le sort des civils, obligés de quitter en grand nombre la zone côtière au début de l'année 1944, en prévision d'un débarquement... qui allait se produire quelques mois plus tard, en Normandie. Beaucoup de Dunkerquois apprirent la grande nouvelle dans leurs lieux de repli, notamment à Lille, et dans la plupart des localités du Nord et du Pas-de-Calais. Ils ne se doutaient pas qu'il leur faudrait attendre plus d'une année encore, avant de regagner ce qui serait la dernière ville de France libérée. Serge Blanckaert est l'auteur de plusieurs livres et d'articles parus dans « La Voix du Nord » sur la guerre à Dunkerque. Il a aussi participé à des émissions de radio et de télévision.

  • Trente-neuf ans après la fin de la 2e Guerre Mondiale, voici le premier ouvrage embrassant l'ensemble des événements qui se sont déroulés à Dunkerque, de 1939 à 1945. La bataille de mai juin 1940, qui couvrit l'évacuation par voie maritime du Corps expéditionnaire britannique et d'une partie des unités françaises, et le siège de Dunkerque, qui dura de septembre 1944 à mai 1945, sont les temps forts de ce récit : ils sont rapportés sobrement, mais avec le souci d'informer avec précision tous les lecteurs, qu'ils soient ou non Dunkerquois. La période de la « Drôle de guerre » et surtout celle de l'Occupation tiennent aussi une place importante dans cette évocation. Journaliste dunkerquois, Serge Blanckaert était le mieux placé pour interroger de nombreux témoins de ces événements et reconstituer la vie quotidienne dans ces années sombres. Au fil des bombardements dévastateurs et des évacuations successives, Dunkerque devint une ville fantôme à l'étrange destin : noeud stratégique en 1940, terminus de la Bataille des Flandres ouverte le 10 mai, transformée en champ de ruines, libérée seulement le 9 mai 1945, elle fut la ville française occupée le plus longtemps par les Allemands. Pourquoi la garnison allemande, qui s'y était retranchée, bénéficia-t-elle ainsi d'un sursis alors que les Alliés auraient pu reconquérir Dunkerque sans difficultés ? Serge Blanckaert propose une réponse à cette question qui n'a d'ailleurs jamais été posée officiellement...

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