• Les deux dernières décades de la vie de Freud ont été marquées par les épreuves personnelles, en particulier par le cancer de la mâchoire qui finit par l'emporter. Il remet inlassablement les découvertes de la psychanalyse sur le métier, introduit la notion de pulsion de mort, révise ses conceptions sur la sexualité féminine et sur le processus analytique. C'est l'époque où il s'avance le plus sur le chemin qui mène de l'analyse de l'individu à la compréhension de la société et de la religion.
    Ce volume montre Freud au travail et le laisse s'exprimer lui-même sur ce qu'il pense de ses hypothèses, de ses découvertes et de leur devenir. Il se montre le critique le plus lucide et souvent le plus virulent de son oeuvre.
    C'est parce que Freud a su ouvrir d'innombrables voies nouvelles que ses successeurs ont pu suivre leur propre chemin dans l'exploration du psychisme de l'homme. C'est aussi parce que Freud n'a jamais voulu constituer de dogme que l'évolution de ses idées a pu être si féconde et si diversifiée mais parfois aussi dénaturée.

  • "L'oeuvre de Joyce MacDougall est à l'image de son auteur, séduisante, chaleureuse et réfléchie elle associe le cosmopolitisme à une grande facilité d'expression. Elle a tiré parti de tous les conflits au sein des sociétés anglo-saxonne puis française et s'est construite de façon personnelle, à l'écart de toute prise de position dogmatique.Sa grande originalité s'exprime avec un talent inhabituel pour nous faire partager tous les mouvements d'une cure psychanalytique, aussi bien du côté du divan que du côté du fauteuil. Son pouvoir de metteur en scène du drame qui s'y joue, permet à ses lecteurs, devenus spectateurs, de participer pleinement au déroulement des phénomènes psychiques en jeu. Ses théorisations, prenant en compte tous les courants qui traversent la psychanalyse, s'appuient toujours en premier lieu sur la clinique et sont remodelées chaque fois que les faits viennent les infirmer.Joyce MacDougall a obtenu le prix Maurice Bouvet pour l'ensemble de ses travaux en 1973 et le "Gradiva Award", en 1996 pour "The many faces of Eros", Free Association Books, publié en français -"Eros aux mille visages"-, aux éditions Gallimard."4ème de couverture

  • L'oeuvre de Joyce McDougall est à l'image de son auteur, séduisante, chaleureuse et réfléchie ; elle associe le cosmopolitisme à une grande facilité d'expression. Elle a tiré parti de tous les conflits au sein des sociétés anglo-saxonne puis française et s'est construite de façon personnelle, à l'écart de toute prise de position dogmatique. Sa grande originalité s'exprime avec un talent inhabituel pour nous faire partager tous les mouvements d'une cure psychanalytique, aussi bien du côté du divan que du côté du fauteuil. Son pouvoir de metteur en scène du drame qui s'y joue permet à ses lecteurs, devenus spectateurs, de participer pleinement au déroulement des phénomènes psychiques en jeu. Ses théorisations, prenant en compte tous les courants qui traversent la psychanalyse, s'appuient toujours en premier lieu sur la clinique et sont remodelées chaque fois que les faits viennent les infirmer. Joyce McDougall a obtenu le prix Maurice Bouvet pour l'ensemble de ses travaux en 1973 et le « Gradiva Award », en 1996 pour The many faces of Eros, Free Association Books, publié en français - Éros aux mille visages -, aux Éditions Gallimard.

  • Dans le langage commun, l'ambivalence est souvent connotée négativement, elle est pourtant largement présente dans toutes les manifestations du comportement psychique individuel et collectif. Est-elle une nécessité ou un obstacle à la fluidité du fonctionnement psychique ? Est-elle dans le conflit haine/amour ou dans le dépassement de l'antagonisme ? Ces interrogations paradoxales se posent au regard de l'évolution théorique comme dans la clinique.

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