• Ce roman au ton intimiste propose une réflexion sur l'oubli et la banalisation de l'horreur. Assis à la terrasse d'un café de Cholula, l'antique Cité Sacrée du Mexique, un journaliste écrit un article sur « Hiroshima, soixante ans plus tard ». Autour de lui, la vie suit son cours paisible. Ici, les massacres de Cortès ont sombré dans l'oubli, comme y sombrera bientôt la bombe d'Hiroshima, pense-t-il.

  • C'est une histoire à dormir debout - d'aucuns diraient plutôt : à mourir debout... Le décor est simple : une chambre d'hôpital ; deux hommes y sont face à face, un Narrateur intarissable et Charlie Boy suspendu à ses lèvres, qui se meurt. Entre les deux amis, un hôte surprise s'invite. Et quel hôte ! Valdimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, le Chauve, le Vieux, ressuscité pour les besoins d'une cause : sa vie est réinventée par le narrateur pour enchanter une dernière fois Charlie Boy... Voici un Lénine de quatre-vingt-dix huit ans, mangé aux mites et par les rhumatismes, la mémoire chancelante et la larme à l'oeil, qui va joyeusement préparer Charlie Boy au grand départ.Fable philosophique ? La littérature - et plus largement, la création elle-même - comme bouée de sauvetage, peut-elle aussi nous apprendre à mourir ?

  • Quenamican fait appel, à travers la dépossession matérielle et amoureuse, aux fondements de l'aventure, et marque le pouvoir de sublimation de la littérature et la jubilation que procure l'acte d'écrire. Avec ce grand hommage à Gérard de Nerval et à la femme aimée, Roger Magini célèbre à sa manière l'imaginaire du voyage... et nous transporte, entre rêve et réalité, de Paris à Mexico, via les Corbières, non-stop.

    Prix des écrivains francophones d'Amérique

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