• L'insurrection urbaine de toutes les villes du Brésil en juin 2013 n'était ni prévisible, ni programmée par quiconque. Même si chaque ville a une histoire particulière, les réponses que chacune trouve à ses problèmes ne portent pas que la trace de cette singularité mais prennent aussi un sens politique. Au-delà de tous les impacts des "politiques de la ville", surgit et se développe une économie morale des quartiers populaires qui s'affiche comme ressource, valeur ou civilisation.

  • Ce voyage à travers la littérature sur le travail se propose de marquer les points saillants qui ont marqué la « fin de la classe ouvrière » d'abord en France, mais aussi ailleurs. Ce parcours est axé sur l'alternative qui se présente au travail ; l'échec des pays de l'Est, la fragilisation des syndicats, les renoncements des social-démocraties et ceux de l'Europe. Mais il existe des réflexions et des initiatives porteuses d'espoir : définition des biens communs, du travail bien fait, des entreprises « libérées » ou « délibérées », le syndicalisme écrasé, l'altermondialisme revu et corrigé par la question environnementale.

  • Sao Paulo et sa région métropolitaine regroupe 18 millions d'habitants : travail, drogue, associations, vie quotidienne, famille sont des thèmes récurrents dans toutes les banlieues du monde mais qui connaissent ici des changements contrastés, voire contradictoires. La banlieue plie mais ne rompt pas. Lieu de concentration des problèmes qui prend la place du lieu de travail, elle est pleine de passages, de passeurs qui nouent une chaîne d'autonomie morale à travers diverses formes de résistance.

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