Langue française

  • Revue christus n.272 ; célébrer ensemble : la messe à la lumière du confinement Nouv.

    Le déploiement de la vie chrétienne repose sur trois piliers: un enracinement dans la parole de Dieu, une vie sacramentelle (au coeur de laquelle se trouve l'eucharistie) et une vie tournée vers la fraternité et la charité. La messe articule ces trois fondements dans le cadre d'une liturgie qui veille à en signifier l'unité dynamique profonde et à en faire faire l'expérience. Cette unité signifiée par la liturgie eucharistique a été mise à mal quand les rassemblements dominicaux n'ont plus été possibles, lors des confinements. Surpris par l'arrêt subit et inédit de la messe, les uns et les autres ont cherché comment maintenir « quelque chose » de ce qui est au coeur de leur vie chrétienne, au risque de perdre l'unité entre les trois éléments qui constituent les célébrations. La messe qui donne accès au sacrement de l'eucharistie célèbre ce dernier dans le cadre d'une liturgie qui lie la réception du Pain à celle de la Parole et à la présence des croyants assemblés, et ce en vue d'ordonner nos vies à la suite du Christ qui a donné la sienne pour la multitude des frères.

    Envisager la messe à partir des trois « tables » Parole, Pain et fraternité, dans le cadre que lui offre la liturgie, voici l'objectif de ce numéro. Il propose un éclairage sur chacun de ces trois éléments, articulés en un tout unifié par notre liturgie. D'abord se demander la place du rite dans notre foi et expliciter ce qu'est la liturgie. Celle-ci dépasse la seule liturgie eucharistique et déborde nos cadres habituels. Elle est en effet à la fois le fruit d'une histoire élaborée au fil des siècles et d'un héritage qui remonte à nos frères juifs, eux-mêmes tenants de leur propre tradition liturgique. Puis contempler le sens et la dynamique propres à chacun des éléments de ce triptyque sur lequel repose la messe : proclamation de la Parole, consécration du Pain eucharistique et présence du Peuple réuni et envoyé vers d'autres frères. N'est-il pas grand temps de nous redire aujourd'hui ce que nous désirons vivre ensemble en cette assemblée réunie par le Christ afin d'être dépêchée au service du monde?

  • La pandémie n'a pas fini son travail de transformation de notre monde. Mais, déjà, elle nous replonge collectivement dans le bain de l'Histoire, tout à la fois incertaine et transformante. Celle-ci ne peut aller sans les crises, ni sans leurs corollaires de vie : la nécessité et la possibilité de mobiliser des libertés humaines. Par ailleurs, l'Histoire et les événements passés résonnent à nouveau en nous, avec leurs moments où la liberté d'un homme se dresse et entraîne celles des autres, comme ce fut le cas du Général de Gaulle le 18 juin 1940. Chose étrange, la même dynamique est à l'oeuvre dans l'Évangile.
    Au moment crucial où les foules commencent à le quitter, Jésus s'adresse aux disciples (Marc 10,32-45). Il annonce ce qui va lui arriver : trahison, abandon, échec et mort mais aussi résurrection. Ce sens déployé et assumé lui donne de susciter et recevoir les libertés des autres telles qu'elles s'expriment, aussi bien celles de Jacques et de Jean qui rêvent de gloire, que celles, envieuses, des autres Apôtres. Chacun reçoit une parole pour s'orienter, l'offre d'un avenir propre, inclus dans l'avenir collectif. Le groupe surmonte ainsi l'épreuve et s'ouvre à son devenir.
    Au coeur de la crise, sachons simplement recevoir l'appel adressé à notre liberté pour mobiliser nos capacités humaines. Cet appel nous met à la suite du Christ, pour que nous osions tracer un chemin de vie ou pour que nous reprenions le chemin commencé par un autre. Dans les temps d'incertitudes et de troubles, les grands hommes ou femmes sont ceux et celles qui, à partir de la considération de la situation, sont capables d'ouvrir l'avenir pour eux et pour les autres.

  • Accueillir les mouvements contradictoires qui cohabitent en soi n'est pas tâche aisée que faire de notre lassitude quand on voudrait servir, de nos ressentiments teintés de haine alors qu'on aspire à aimer. Nous nous désirons pacifiés et pourtant nous nous savons tiraillés intérieurement par des forces contraires. Malgré tout cela, qui nous traverse, notre aspiration à nous tourner vers la vie n'en demeure pas moins réelle, sans cesse renaissante. Une issue pacifiée serait-elle donc possible ?
    Ce hors-série de Christus propose de faire résonner l'appel à vivre, d'indiquer un mouvement possible, de dire également ce qui caractérise en soi cette vie en plénitude. Pour cela, il est bon de sans cesse considérer ce qui nous affecte, d'en prendre conscience. La tradition spirituelle tout comme les approches psychologiques actuelles nous encouragent à cultiver cette attitude. C'est bien ainsi qu'Ignace, en son temps, commença et poursuivit son propre cheminement. Alors osons nommer ce qui nous habite : l'aspiration à la vie mais également nos tendances à laisser parler son contraire. Certes cela nous amène à prendre conscience d'un combat qui se livre au plus profond de nous-mêmes. Mieux nous connaître, nous accueillir tels que nous sommes avec nos failles et nos forces afin de pouvoir saisir la promesse de vie qui est faite à chacun, voilà ce à quoi ce numéro invite. N'est-ce pas simplement cela vivre en plénitude ?
    Si des articles, tirés du riche fond de Christus, se focalisent sur un moment de ce cheminement pour mieux aider notre réflexion personnelle, d'autres, comme des respirations, montrent que le chemin global peut être parcouru, qu'une promesse de vie peut toujours être espérée même au plus sombre de notre existence.

  • En 2021 nous faisons mémoire de la conversion d'Ignace de Loyola. En prévision de cette année de commémoration, le Père Général des Jésuites a adressé à ses compagnons un appel à se laisser convertir par le Seigneur en s'inspirant de l'expérience personnelle de leur fondateur, Ignace de Loyola. Par ce numéro (n°270) Christus propose de relayer cet appel au-delà de la Compagnie de Jésus. Dans sa lettre « à toute la Compagnie » Arturo Sosa esquisse un chemin de conversion individuelle qui féconde les conversions communautaire et institutionnelle. Le numéro 270 déploie ce mouvement de conversion personnelle jusque dans sa dynamique collective. Le premier pas du chemin proposé consiste en l'accueil par chacun du renouvellement intérieur que le Seigneur lui-même désir accomplir en chacun, afin de porter dans notre Eglise l'esprit de conversion.

    Dans ce numéro, il est tout d'abord question de l'événement de la conversion qui survient dans des histoires singulières. La fécondation de l'histoire collective par des destins singuliers commence dès les Actes des Apôtres et se prolonge à travers des grandes figures du Christianisme comme François d'Assise ou Ignace de Loyola, mais aussi à travers l'expérience de la multitude de ceux et celles qui se mettent à l'écoute de l'Esprit et cheminent de conversion en conversion.

    Un article dit comment la conversion d'Ignace l'a amené à trouver dans la conversation spirituelle un moyen privilégié pour permettre à d'autres de vivre de l'expérience dont lui-même vivait. (Tiziano Ferraroni, jésuite)

    Un article déploie le cheminement de conversion auquel est conduit celui ou celle qui entre dans l'expérience des Exercices Spirituels. (Luisa Curreli, soeur du Cénacle)


    Ce numéro 270 de Christus veut montrer comment la conversion personnelle quand elle renvoie le converti à sa vie avec les autres, peut devenir un événement pour tous dans la mesure où elle permet de féconder les conversions communautaires et même celle de l'institution. Pour cela bien des chemins nous sont ouverts pour nous mettre ensemble à l'écoute de l'Esprit qui renouvelle toute chose.

    Une interview des dirigeants du centre spirituel Saint Hugues ( à Biviers dans l'Isère) illustre de façon concrète la manière dont une conversion collective, notamment autour de la question écologique, s'est produite depuis plus de cinq ans.

    La synodalité est un moyen offert à l'Eglise aujourd'hui pour se disposer collectivement à l'écoute de l'Esprit (Nathalie Becquart, xavière).

    Se mettre les uns avec les autres à l'écoute de l'Esprit par la relation fraternelle, l'écoute de la Parole de Dieu voilà ce qui permet de faire advenir une conversion communautaire (François-Xavier Amherdt, prêtre diocèse de Sion en Suisse)

  • En étant là pour autrui de cette façon si particulière qui consiste à lui prêter l'oreille, nous contribuons à rendre nos sociétés plus humaines. Car l'écoute est en effet une expérience personnelle dans laquelle chacun est appelé à entrer, tant pour écouter que pour être écouté, mais c'est aussi une expérience portée par des communautés, expérience qui reprend et poursuit le geste créateur. Cette troisième édition revue et augmentée de notre hors-série consacré à l'écoute honore ces deux dimensions. Afin d'illustrer l'écoute dans sa pratique concrète, ce numéro ouvre sur des récits puis il rappelle que, dans l'écoute de la parole de Dieu, nous trouvons une matrice de cette pratique. Au cours des siècles et jusqu'à aujourd'hui, la tradition spirituelle dans sa diversité a déployé ce geste comme un service rendu à l'autre. Il est bon de finir sur la promesse qu'ouvre le chemin de l'écoute, pour tout croyant et pour l'Église. Cette nouvelle édition espère.

  • Par son oeuvre, dont Christus garde une trace précieuse, Maurice Bellet demeure un passeur de vie au service d'une foi qui respire.
    Il entraîne le lecteur dans une marche frayant un chemin de liberté. Dans ses lignes jaillit à nouveau de l'Evangile une Parole vive et féconde. Si Maurice Bellet a fait partie de l'équipe de rédaction de Christus pendant vingt ans (1965-1985), c'est une vie entière qu'il a consacrée à l'écriture, à la lecture ainsi qu'à l'écoute. Jusqu'à sa mort, il a accueilli avec bienveillance celles et ceux qui venaient lui apporter leurs souffrances ; son accueil était comme "la prise de terre" de cet homme à la foi et à la bonté profondes.
    Avec la même attention, il prêtait l'oreille aussi bien à "la voix de fin silence" murmurée dans la parole de Dieu qu'aux personnes qui venaient le trouver. Fort de ces deux "écoutes", il a tracé pendant un demi-siècle un chemin inédit dont témoigne ce hors-série de Christus.

  • Un monde vieillit aussi bien dans la société que dans l'Église. Et un nouveau monde est en train de naître, « le monde d'après », de l'après confinement. Il faut se disposer pour voir, entendre, sentir, ce qui va advenir. Particulièrement aujourd'hui nous sommes donc appelés à être en veille !
    Mais qu'est-ce que veiller ? C'est apprendre à se disposer comme le font les moines, à « chercher l'Éveil, la Résurrection (...), recherche ivre, passionnée, et patiente passivité », comme nous l'écrit David Marc d'Hamonville.
    Veiller c'est aussi faire comme Dieu. Fabien Revol montre que dans l'acte même de la création, Dieu délègue sa capacité créatrice aux hommes et se met dans une attitude d'attente vigilante, comme une mère veille sur son enfant, une attitude protectrice et porteuse, qui permet la liberté créatrice.
    Corina Combet-Galland illustre l'aptitude incarnée par le Christ : la veille se termine par une parole douce, qui aide à l'émergence de ce que j'ai perçu en train d'advenir. Comme le montre l'exemple de la femme qui vient verser le parfum sur les pieds de Jésus avant sa Passion sans parole. Jésus dit alors : « d'avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement ». Jésus est bien là en attitude de veille disant doucement le sens de ce qui advient.
    Au terme du dossier Christian Sauret se livre à cet exercice de veiller à ce qu'il advient dans le monde et dans l'Église. Et chacun peut s'y risquer lui aussi. Ce dossier encourage chacun à laisser advenir sa dimension de veilleur. Ainsi ce numéro est-il adressé à tous.

  • Revue christus n.258

    Revue Christus

    • Ser
    • 26 Avril 2018

    Le discernement n'est pas d'abord une démarche intellectuelle, une technique éprouvée ou même l'application de valeurs morales. Dans la dynamique d'une vie orientée par l'Evangile et dans l'esprit des Exercices spirituels d'Ignace de Loyola, il s'agit de repérer les mouvements intérieurs qui surgissent en nous pour distinguer ceux qui sont signes d'un surcroît de vie, de ceux qui apportent avec eux le découragement et la paralysie intérieurs.
    Discerner, c'est faire le tri dans les aspirations ou les résistances que suscite en nous un choix. Il nous faut pour cela libérer nos facultés d'analyse des attachements mal placés qui peuvent les altérer, car c'est en désirant vraiment la décision qui viendra que nous accomplissons ce que la foi chrétienne appelle la volonté de Dieu.

  • L'Eglise, en chacun de ses membres, est appelée à se décentrer et à "sortir" d'elle-même afin d'être largement ouverte à la rencontre avec tout homme et toute femme, toute réalité proche ou lointaine.
    "Aller aux périphéries" signifie suivre le Christ sur des chemins inhabituels, déroutants et même dérangeants parfois, et se mettre à l'école de ce Dieu qui a donné sa vie par amour. S'y rendre, c'est accepter de mettre au centre de ce qui était jusqu'alors relégué aux marges. C'est la seule manière de servir l'Evangile qui est un incessant appel à se décentrer pour aimer.


  • Nous vivons dans l'ère de l'émotion. Longtemps cantonnée dans le registre de la vie intime, l'émotion est devenue une valeur essentielle à la vie individuelle et sociale. Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi, elles sont l'expression du mouvement de la vie en nous. Notre tâche d'humains est d'apprendre à les repérer pour les nommer et pouvoir les orienter vers une vie plus juste.

  • Nous cherchons la présence de Dieu et c'est plutôt son absence que nous ressentons. Voici le paradoxe de notre foi en un Dieu révélé et caché. Si la présence de Dieu se goûte parfois, elle est le fruit d'une patiente mise à disposition de soi dans la prière. La spiritualité ignatienne vise à aider toute personne à trouver Dieu en elle-même, et surtout dans ses rencontres, car la seule présence tangible de Dieu est celle de l'amour : là où sont les hommes, Dieu est présent.

  • L'autre tient une place centrale dans notre vie. Tantôt complice, tantôt rival, il éveille en nous des sentiments mêlés et pourtant lui seul peut nous appeler à sortir de nous-même. Notre identité se construit avec les autres. Or, la place faite à l'autre est menacée quand l'emporte le sentiment d'être perdant dans la relation. A cause de nos peurs, la construction sociale est en danger alors qu'il nous faudrait imaginer ensemble un avenir commun. Le décentrement de soi au profit du prochain procure une joie qui est une expérience de l'Esprit.
    Cette expérience a fait l'objet de nombreux articles dans Christus. Ce hors-série en réunit quelques-uns pour éclairer dans toute sa dimension spirituelle la question de la place que l'on fait à l'autre, en soi et hors de soi.

  • On attribue trop souvent aux femmes des rôles spirituels stéréotypés. Or la tradition biblique et mystique montre une très grande liberté d'attitude, faisant de la spiritualité un bien profondément partagé.
    En suivant Jésus en compagnie des femmes de l'Evangile et en contemplant diverses figures féminines, on s'enrichira tous de manières plus proprement féminines d'exister dans la foi.

  • Ce numéro fait ue place à la parole des jeunes et de leurs accompagnateurs afin de discerner ce qui les travaille et les anime aujourd'hui. Cependant, la jeunesse n'est pas seulement un âge, c'est aussi une disposition spirituelle. "L'esprit de jeunesse" est en effet celui qui suscite les forces de renouvellement et de fécondité. Si les plus jeunes en sont les porteurs privilégiés, il est à chercher et à désirer par chacun à titre individuel, mais aussi par les communautés chrétiennes car il est tout simplement l'Esprit du Seigneur.

  • Chercher à se dépasser est essentiel à la croissance humaine. Mais le stress est le burn-out peuvent être la face sombre de cette quête. Si les religions prônent un dépassement de soi, c'est pour l'épanouissement de l'être intérieur : c'est de là que jaillit la force qui permet de grandir. C
    Cette force se reçoit du silence et de l'écoute de Dieu, non d'une âpre volonté de maîtrise de soi et de sa vie.

  • Christus, la revue de formation spirituelle Ignatienne, a publié durant le confinement un numéro sur le thème de l'abandon spirituel.
    La revue est disponible en librairie et sur le site www.revue-christus.com depuis le mois de juillet 2020.
    S'abandonner ce n'est pas devenir inerte comme une pierre et fuir toute préoccupation. S'abandonner c'est devenir actif d'une autre manière pour recevoir davantage de Dieu.
    Saint Ignace a vécu ce cheminement pour être actif abandonné et par là entrer en relation dialoguante avec le Seigneur et croître en amour.
    Mais il n'est qu'un parmi bien d'autres croyants des siècles passés ou d'aujourd'hui. Toutefois son expérience a permis à Ignace de proposer cette manière d'être à d'autres.
    Ce numéro 267 s'adresse à tous, car tout le monde est un jour susceptible de vivre un abandon. Il donne la réponse à la question : comment surmonter, et accepter l'abandon, qu'elle qu'en soit la nature ?


  • La foi comme migration

    De multiples sujets traitant de la migration à découvrir !

  • Le culte du présent met notre histoire en panne. Avec une mémoire collective privée repliée sur elle-même, nous peinons à nous tourner vers l'avenir. Relire ensemble notre histoire nous aiderait à nous situer dans un rapport plus paisible à l'autre et à nous-même. Et nous prémunirait des risques identitaires de division et d'exclusion. En effet, l'accueil de notre passé dans sa compléxité et son ambivalence est le fondement indispensable d'un projet d'avenir commun. Il en va d'une vie en société où souffle l'Esprit, quand tout récit particulier se dépasse dans une mémoire plus large qui fait place à chacun.

  • Le manque de temps ou la difficulté à l'organiser est peut-être l'expérience la plus largement partagée. Nous ne pouvons maîtriser le temps, mais nous pouvons l'habiter autrement car il est la vie même, le lieu de la germination, de la croissance et de la maturation.
    Et si nous considérions le temps non comme une donnée à rentabiliser mais comme un don à accueillir ? l'espace d'une rencontre ? une expérience spirituelle ?

  • Depuis quelques années, la méditation connaît un succès considérable tout en s'affranchissant d'une référence aux traditions religieuses. Méditer se présente comme un chemin de guérison et de découverte apaisée de soi. Mais la méditation nourrit aussi la relation au monde et aux autres. Dans les grandes religions monothéistes, elle reste cependant le lieu d'une recontre avec un Dieu qui demeure caché mais qui guide l'homme sur un chemin de vie. Un Dieu reconnu comme la source du salut.


  • Notre prochain numéro de Christus « Tous Appelés à vivre » traite de la vocation. Dans ce numéro il s'agit de faire résonner l'invitation à entendre l'appel à vivre qui est adressé à chacun en son for intime. Il est question de la "vocation" dans un sens bien plus large que celui habituel de vocation religieuse, sacerdotale ou même de vocation au mariage. La vocation ça n'est pas d'abord la convocation à un mode de vie plutôt qu'à un autre, la vocation c'est l'appel que Dieu nous adresse.La vocation, c'est accueillir en nous la parole de vie et nous en faire les porteurs pour les autres.


    Par ce numéro la rédaction de Christus vise donc à aider chacun à trouver dans un dialogue avec Dieu et à partir de sa situation, le chemin vers plus de vie. Nous sommes tous concernés quel que soit notre âge, quels que soient nos choix faits dans le passé ou nos décisions encore à prendre. Ainsi ce dossier de Christus veut réitérer l'appel aux vocations comme une bonne nouvelle adressée à chacun, à tout âge et en tout lieu. Car dans toute vie un renouvellement peut survenir.


    Ce numéro souligne également le fait que les choix posés à l'aube d'une vie doivent sans cesse être repris et que parfois cela devient difficile, si ce n'est impossible, car certaines existences sont traversées par la perte, l'échec ou l'errance... A ceux qui se seraient perdus, ce dossier de Christus tente de faire entendre que le Seigneur est là qui continue à les appeler.


    Ce numéro s'adresse tant aux personnes qui cherchent leur propre chemin de vie, qu'à celles et ceux qui les accompagnent sur ce chemin. Le dossier désire apporter un soutien à tous.

  • La miséricorde est l'excès de l'amour gratuit de Dieu et de sa justice.
    Ce hors-série décline différentes facettes de la bonté de Dieu, notamment à travers la figure de Jésus Christ qui en est l'expression ultime. Il nous faut passer par la contemplation de l'amour infini du Seigneur pour comprendre ce à quoi nous sommes appelés. Non pas à nous poser en juges de nos frères, ce que Jésus lui-même s'est refusé à faire, mais à accueillir le message révélé par le Christ et nous faire, à notre tour, médiateurs de la miséricorde divine en contribuant au soin des corps et des âmes.
    Servir les pauvres, soigner les malades, consoler les affligés, accompagner les mourants, pardonner... sont autant d'oeuvres de miséricorde corporelles et spirituelles qui sont illustrées dans ce numéro.
    Nous verrons ainsi que mettre notre coeur à l'écoute de toutes les pauvretés tant matérielles que physiques, psychiques et spirituelles, afin de les soulager, est notre seul moyen d'incarner l'amour agissant de Dieu.

  • De nombreuses crises secouent aujourd'hui le monde. Face à cela, nous nous croyons souvent impuissants et désirons pourtant agir. Entre toute-puissance fantasmée et impuissance redoutée, que pouvons-nous réellement faire ? Qu'est-ce qui relève de notre champ d'action ? Au coeur de ce qui s'impose à nous, s'ouvre un espace de liberté où nous pouvons expérimenter la puissance « convertie » de l'humble action quotidienne.

  • Aujourd'hui, dans nos sociétés occidentales, la vie urbaine est le mode de vie dominant. Lieux à forte densité humaine, les villes reflètent tant la grandeur que les misères des hommes qui les habitent.
    Nous avons besoin d'un oeil bienveillant pour considérer ces espaces et ceux qui les occupent ; et par là consentir que, pour nous, citadins, c'est aussi dans nos rues et sur nos places que Dieu passe et se révèle.

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