• Catalogue officiel de l'exposition Effets spéciaux. Crevez l'écran ! de la Cité des sciences et de l'industrie, cet ouvrage invite à plonger dans l'envers du décor, au cœur de l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel. Il présente les divers effets spéciaux (SFX) exploités aujourd'hui (stop-motion, matte painting...) et retrace les étapes clefs de leur conception puis de leur réalisation, du story-board à la projection en salle du film fini. Au-delà des technicités et savoir-faire, le livre met aussi en avant les nouveaux métiers, souvent méconnus du public, qui sont devenus nécessaires à la réalisation d'un film ou d'une publicité.

  • Dès sa naissance, l'industrie du cinéma rivalise d'audace pour exprimer les idées visuelles les plus singulières en concevant et en expérimentant des effets spéciaux spectaculaires qui marquent le spectateur, conscient et souvent ravi de leurs présences. Or, les dinosaures, superhéros et autres sorciers ne constituent qu'un pan du champ des effets spéciaux. D'autres trucages, imperceptibles pour le public, servent aussi à optimiser un budget décoration, à contourner des contraintes logistiques, à contrôler les aléas d'un tournage...
    Cet ouvrage offre un éclairage inédit sur 120 ans de créations à travers le monde, notamment en France où originalité et inventivité sont de mise, et en questionne les enjeux technologiques, esthétiques et économiques. Une référence indispensable pour l'étudiant ou le lecteur curieux de découvrir ces univers fertiles et passionnants, et de revisiter le cinéma sous un nouveau jour.
     

  • Segundo de Chomón (1871-1929) est l'un des maîtres incontestés des premiers trucages cinématographiques et des débuts de la mise en couleurs des images animées. Néanmoins, ce pionnier espagnol est bien plus que cela et l'importance de son oeuvre aurait sans doute été mieux étudiée sans l'ombre portée de Georges Méliès. Si Chomón a pu s'inspirer du célèbre prestidigitateur français dans certains de ses films à trucs, il s'en distingue toutefois clairement par son exploitation magistrale du tour de manivelle, des ombres chinoises et du mouvement inversé. Par ailleurs, il reste l'un des rares à avoir réussi le passage entre le cinéma monstratif des films à trucs des années 1900 et le cinéma institutionnalisé des années 1910. Les trucages de ses premières scènes à trucs chez Pathé frères deviendront effets spéciaux dans les films narratifs dont il assurera l'exécution, tel Maciste alpino de Giovanni Pastrone en 1916. Cet ouvrage propose de revisiter son oeuvre et de comprendre les mille et un visages de ce formidable pionnier du cinématographe, truqueur, coloriste et cinématographiste. Cet ouvrage est issu d'un colloque organisé en novembre 2017 par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et « Les Arts trompeurs. Machines. Magie. Médias ».

  • Tout programme télévisé possède un générique qui indique au public que son émission commence. Employant de nombreuses techniques, le générique est devenu, au fil des décennies, un carrefour d'expérimentations graphiques et sonores, tout en constituant un territoire de stratégies narratives, commerciales et, bien sûr, esthétiques.

  • Le trucage est omniprésent dans les productions télévisuelles, la moindre publicité comporte un nombre conséquent de retouches. Ce vingt-cinquième numéro de la revue CIRCAV se propose d'établir un état des lieux des liens entre trucage et télévision, en particulier à la télévision française, via des approches historique, juridique, théorique, technique, esthétique et des études de cas pratiques.

  • Présent depuis les débuts du cinématographe et traversant toute l'histoire du cinéma, le Matte Painting permet de combiner en un même plan large un décor réel et son prolongement sous forme d'une peinture, qu'elle soit réalisée avec des pinceaux sur du verre ou créée numériquement. Son agencement avec d'autres plans est si parfait que le spectateur en est rarement conscient. L'illusion est ainsi complète pour le serment du Jeu de paume de Napoléon d'Abel Gance (1927), la façade de l'Inquirer de Citizen Kane d'Orson Welles (1940), la visite d'un musée est-berlinois du Rideau déchiré d'Alfred Hitchcock (1965), la forêt du Retour du Jedi (Richard Marquand, 1983) ou celle d'Avatar (James Cameron, 2008)... Cet ouvrage propose une histoire de cette technique, de ses ancêtres directs à ses différentes technologies cinématographiques. Il analyse la façon dont les matte painters ont cherché et cherchent toujours à introduire ce décor truqué en harmonie avec l'esthétique de la mise en scène. Ainsi, par l'étude du Matte Painting, c'est le rôle des effets spéciaux au cinéma qui est questionné, au moment où le numérique renouvelle les enjeux même de l'illusion cinématographique.


  • Présent depuis une trentaine d'années aux génériques français, le superviseur des effets visuels est dorénavant un poste incontournable de toutes les productions, intervenant de la préparation d'un projet à sa finalisation en postproduction.

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  • Le goof au cinéma, c'est le reflet d'un caméraman, une arme qui passe d'une main à l'autre, une cigarette qui change soudain de taille ou un gobelet de café contemporain sur une table médiévale. C'est une anomalie négligeable, mais formidablement révélatrice de nos attentes techniques et esthétiques sur la fiction. Si les chasseurs de goofs existent dès la naissance du cinématographe, le triple avènement de la culture geek, d'internet et de la vidéo domestique a donné à cette forme de cinéphilie une dimension planétaire. Que dévoile cet engouement pour le détail, a priori insignifiant, tant du point de vue des spectateurs que des professionnels du film ? Qu'attend-on d'une fiction où tout est faux, et où pourtant le moindre anachronisme déchaîne les passions des amateurs et des spécialistes ? En quoi le goof et les tensions qu'il cristallise, mettent en relief les enjeux du pacte fictionnel et de ses mutations, à l'ère du numérique ?

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