• Première monographie consacrée à une chefferie bamilékée, ce livre présente en leur singularité les moeurs et coutumes de cette société, son système de parenté, ses mythes, son culte des ancêtres, les croyances en la sorcellerie, l'art du devin, les thérapies des guérisseurs, les fonctions du chef et des notables.Cette société « orale » n'est pas seulement régie par les normes et les idéaux du groupe mais aussi par des lois de la parole (plaisanteries, accusations, serments) qui sont ancrées dans un jeu de trois dettes, imaginaire, symbolique et réelle.Par là se rejoignent ethnologie et psychanalyse et se questionnent les structures élémentaires de la parenté telles que Levi-Strauss les présentait.

  • Le journal d'une femme sur les traces du passé de sa famille.
    Sur les traces d'une ancêtre effacée de son arbre généalogique, une jeune femme nous offre, à travers son journal, un récit qui met en scène la circulation d'un silence entre trois générations.
    A quoi correspond-il ?
    Découvrez le récit d'une jeune femme à la recherche d'une ancêtre oubliée et qui tente de percer le silence qui entoure sa famille depuis trois générations.
    EXTRAIT
    La colère de ma grand-mère.
    J'adore ma grand-mère. Elle s'appelle Emilia, c'est la mère de ma mère, elle est d'origine portugaise, et quand j'étais petite j'étais tout le temps fourrée chez elle, j'y passais tout mon temps libre ; c'était d'autant plus facile qu'on habitait à peine à trois rues de distance. Pas très grande, plutôt mince, les cheveux gris frisés au petit fer - c'était la mode à l'époque - un visage aux contours très doux, elle était la plupart du temps « en tablier » comme si ce vêtement faisait intrinsèquement partie de sa personnalité. Avec mes grands-parents on avait des relations fantastiques. De tout l'été je n'étais pas chez moi à la maison, j'étais chez mes grands-parents. Tout près, en bas du village, il y avait mes oncles et tous mes cousins, seulement des garçons pendant longtemps. En plus, j'avais un oncle du même âge, à un mois près, Etienne, parce que ma mère et ma grand-mère avaient eu un enfant en même temps, nous étions toujours ensemble. Au début mon père était le seul à avoir une fille. Pendant toute mon enfance j'étais la seule fille née Lobroslak. J'étais la chouchoute, la petite préférée.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Marie-Lorraine Pradelles-Monod a été maître de conférence en psychologie clinique et psychopathologie à l'université Louis Pasteur (actuellement Université de Strasbourg). Elle est psychologue-psychanalyste.

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