• Le capitaine Desnoyers et son collègue Le Postec, en poste dans un commissariat de la banlieue de Nantes doivent constater la mort d'un homme, un suicide, apparemment par arme à feu. L'affaire qui paraît de pure routine doit être close en fin d'après-midi. Pourtant plusieurs questions demeurent sans réponse ce qui décide l'officier de police à une ouverture d'enquête telle qu'elle est prévue par l'article 74 du code de Procédure Pénale pour déterminer la cause du décès. Tout se complique : la victime avait des responsabilités importantes dans une entreprise « sensible » de haute technologie travaillant pour l'armée ? Très vite cette affaire apparaît comme un vrai chausse-trappe... Avec un talent qui tient en haleine jusqu'à la fin du roman, l'auteur démonte la mécanique du travail quotidien de la police de proximité, loin des coups d'éclat et des fusillades à gros calibre. Malgré une pesante machine administrative, des procédures paperassière et sans moyen suffisant, des flics ordinaires, avec leurs difficultés, leurs petitesses, et leurs espoirs, se battent au quotidien pour rechercher la vérité. Ce livre, qui présente une intrigue fort bien ficelée, est aussi un livre d'actualité nationale, précieux témoignage des difficultés de la police. L'auteur, avec talent, analyse les lourdeurs et les impasses de procédure d'une enquête et met en évidence le souci permanent de la hiérarchie de faire " du chiffre " souvent au mépris de la vérité, risquant les erreurs judiciaires et conduisant aux procès catastrophiques dont l'actualité est, hélas, particulièrement riche en ce moment. À travers une affaire criminelle emblématique, le lecteur comprend mieux le " malaise " qui frappe les fonctionnaires de police, leur manque de moyens et leurs doutes dans un système " tout sécuritaire " qui privilégie trop souvent un rendement administratif au détriment de la réalité des rapports humains.

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