Flammarion

  • Le valet Dubois entreprend d'orchestrer le mariage de son ancien maître, Dorante, avec Araminte, une riche veuve que celui-ci aime secrètement. Parviendra-t-il, par le pouvoir de la parole - manipulatrice, mensongère, fabulatrice -, à obtenir qu'Araminte s'éprenne à son tour de son soupirant ?...
    Placée sous le signe du langage, de ses subtilités et de ses ruses, Les Fausses Confidences (1737) est une pièce virtuose où l'amour se cherche et se conquiert par la force des mots.
    © Flammarion, Paris, 2012, pour cette édition.
    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Pour sonder la sincérité de Dorante, qu'on lui destine sans qu'elle l'ait jamais rencontré, Silvia échange son habit avec sa servante Lisette. Mais la belle ignore que son prétendant a recours au même stratagème avec son valet. Ainsi travestis, les deux couples commencent à se parler d'amour, dans un chassé-croisé qui réjouit les serviteurs et met les maîtres à la torture.
    Les personnages parviendront-ils à se libérer de ce jeu de dupes dont ils avaient si peu mesuré les conséquences ? L'amour peut-il triompher des préjugés sociaux ? Intemporels, ces questionnements expliquent sans doute le succès jamais démenti de l'oeuvre depuis sa création en 1730.
    L'ÉDITION découvrir, comprendre, explorer
    - microlectures
    - sujets de devoirs
    - groupements de textes - le discours amoureux - théâtre et travestissement- la question du bonheur dans la pensée des Lumières- du texte à la représentation
    - culture artistique - cahier photos : les mises en scène de la pièce- un livre, un film : L'Esquive d'Abdellatif Kechiche (2004) NOUVEAU

  • Il n'est guère de saison théâtrale qui ne fasse une place aux comédies de Marivaux, mais sait-on bien que le dramaturge est aussi l'auteur de deux romans, La Vie de Marianne et Le Paysan parvenu (1734-1735), qui comptent parmi les chefs-d'oeuvre du roman à la première personne ?

    Le Paysan parvenu relate la fulgurante ascension sociale de Jacob. Issu d'une famille de vignerons de Champagne, cet homme de rien devient en sept jours un bourgeois de Paris, avant de se lancer à la conquête des titres et des biens. Les clés du succès ? Une mine sympathique, beaucoup d'esprit, un solide sens de la répartie, des intuitions toujours justes et le don de plaire aux dames du monde...

    /> Donnant la parole à un paysan, alors qu'écrire ses mémoires reste à l'époque un privilège d'aristocrate, Marivaux engage dans ce roman une réflexion de fond sur la transformation de l'homme par la société urbaine et sur la naissance de l'individu au XVIIIe siècle.

  • Comment mettre à nu la vérité d'un coeur ? En passant par le détour du mensonge! Telle est la méthode prônée par Marivaux dans ces trois courtes pièces qui explorent les vertiges de l'inconstance humaine. Dans ce théâtre de la cruauté, l'amour est mis à rude épreuve. Maîtres et valets, amants et amantes, jeunes et vieux, manipulateurs et manipulés : tous succomberont à la folie des masques et du soupçon.
    L'Épreuve - Où Lucidor veut voir et savoir, non pas si on l'aime (il n'en doute pas), mais si l'amour d'Angélique résistera à la tentation de l'argent et de l'ambition sociale.
    La Dispute - Où un prince et une princesse se demandent lequel des deux sexes a donné en premier «l'exemple de l'inconstance et de l'infidélité en amour».
    Les Acteurs de bonne foi - Où un auteur, sous couvert d'une répétition improvisée de sa pièce, fait jouer à chaque acteur son propre personnage, afin de dévoiler à tous leurs sentiments véritables.

  • Pour vaincre le mal, faites-vous plus méchant que lui. L'homme est un loup pour la femme. Derrière le sentiment cherchez l'intérêt, derrière les mots le calcul. À moins qu'aux ambitions parentales et aux sombres raisons d'argent l'ingénuité, les tendres rêveries du coeur, l'aspiration à un monde plus doux et plus confiant ne fassent entendre raison...
    Telle est la trajectoire parcourue par le théâtre des Lumières et dont Marivaux touche ici les deux extrêmes : la comique noirceur d'une société où, une fois les masques tombés, la morale est mise en de cruels embarras ; le mirage exquis de la vertu, du rire et du sentiment réconciliés.

  • Journaux t.1

    Pierre de Marivaux

    Sait-on que Marivaux, romancier et dramaturge de renom, fut aussi « journaliste » avant la lettre ? Il collabora pendant près de quarante ans aux périodiques de son temps, et créa plusieurs journaux dans lesquels il exerça seul sa plume.
    Le premier tome de cette édition met à l'honneur le plus célèbre d'entre eux, Le Spectateur français, publié sous forme de « feuilles volantes » de 1721 à 1724. Un narrateur misanthrope, spectateur désabusé de l'espèce humaine, y croque sur le vif les excès de l'amour-propre chez les grands, les riches, les coquettes, les savants et les auteurs, tout en insérant dans ses commentaires lettres, mémoires, et histoires fictives.
    Dans les Lettres contenant une aventure et les Caractères des habitants de Paris publiés dans le Mercure entre 1717 et 1720, Marivaux mêle réflexions, anecdotes, saynètes, et use d'une arme plus puissante que la satire pour châtier les moeurs de son temps : l'humour.

  • Journaux t.2

    Pierre de Marivaux

    Sait-on que Marivaux, romancier et dramaturge de renom, fut aussi « journaliste » avant la lettre ? Il collabora pendant près de quarante ans aux périodiques de son temps, et créa plusieurs journaux dans lesquels il exerça seul sa plume.
    Le second tome de cette édition fait la part belle aux plus philosophiques d'entre eux : les sept feuilles de L'Indigent philosophe (1727), « espèces de Mémoires » rédigés par une sorte de clochard adepte de Diogène et de la bouteille, et les onze feuilles du Cabinet du philosophe (1734), « fatras » de réflexions philosophiques entremêlées de scènes de comédie, de morceaux allégoriques et d'histoires fictives. Ces deux périodiques sont complétés ici par des textes théoriques et esthétiques parus dans le Mercure, comme les Pensées sur la clarté et le sublime (1719) ou Le Miroir (1755).

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