• En se plaçant au-dessus des partis, le président Macron abuse d'une recette éprouvée depuis 1793. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, supplante le pouvoir législatif au risque de fragiliser la démocratie représentative. La modération du centre est censée constituer une réponse aux postures de droite et de gauche, repoussées aux extrêmes. La saison des tourne-veste prétendant inventer une nouvelle morale politique pour légitimer leur renoncement répète les crises françaises de la politique depuis 200 ans. La vie politique n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche mais par un poison sournois ; celui d'un extrême centre qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer dans l'autoritarisme.

    Pierre Serna est professeur d'histoire de la Révolution française à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

  • En 1802, l'Institut national lançait un concours public sur le thème suivant : « Jusqu'à quel point les traitements barbares exercés sur les animaux intéressent-ils la morale publique ? Et conviendrait-il de faire des lois à cet égard ? »

    En 1804, l'Institut avait reçu vingt-huit dissertations, sorties de la plume de citoyens connus ou anonymes. Ce sont ces documents retrouvés qui forment le socle de cette étude.
    Ces réflexions dévoilent d'abord à quel point les tensions politiques du moment déterminent la pensée sur l'animal : en ces temps de rétablissement de l'esclavage et avec l'arrivée au pouvoir de Bonaparte, c'est la conception de tout un ordre naturel hiérarchisé - miroir du monde social - qui se voit débattue.
    Mais au-delà, ces méditations sur le droit et la sensibilité des animaux démontrent une prise de conscience de la menace que l'homme fait peser sur l'environnement, et élaborent une préface lucide à nos inquiétudes contemporaines.

  • Qui sait aujourd'hui qui est Antonelle, nommé premier maire d'Arles en 1790 ? Député à l'Assemblée législative, juré au tribunal révolutionnaire, puis mis en prison par Robespierrre, il a été comparé à Bonaparte sous le Directoire. L'homme est un paradoxe vivant : issu de la vieille noblesse et très riche, il s'engage sans retenue dans la Révolution française aux côtés des plus démunis. Sous le Directoire, il échafaude avec Babeuf la conspiration des Égaux, puis théorise le concept - banal aujourd'hui, mais extrêmement neuf à l'époque - de "démocratie représentative", dont il est le père inconnu. Opposant à la dictature de Bonaparte, il se retire à Arles après 1800 pour y devenir le bienfaiteur de sa ville et de son quartier.

  • Les historiens vivent, travaillent et pensent dans la cité. Un mois après le massacre de la rédaction de Charlie, des historiens se réunissent à l'École Normale de la rue d'Ulm, pour penser ensemble comment depuis le XVIe siècle le rire a été une puissante arme politique, utilisée sous diverses formes, de la dérision subtile au rire féroce, en passant par la franche moquerie de l'adversaire. Il est un marqueur d'intelligence, de culture et s'inscrit durant les périodes de violence tel un processus de civilisation, forme de continuation d'une lutte sans effusion de sang... jusqu'à ce que les censeurs et les ignorants tentent de l'interdire ou le tuent, réellement, avant qu'il ne reparaisse, toujours... Tenter d'expliquer les rapports conflictuels entre l'invention du rire et la construction de la politique depuis Machiavel et Rabelais permettrait ainsi d'éclairer les ruptures actuelles d'un monde globalisé où la question du rire politique repose tout simplement celle de la liberté d'expression et de conscience, au coeur d'une cité républicaine meurtrie et à repenser.

  • La Révolution française a créé, sur les ruines de l'Ancien Régime, une nouvelle communauté politique composée de citoyens égaux. Dès lors, quelle place devaient y occuper les animaux, si nombreux dans les villes et les campagnes  ? Avaient-ils eux aussi des droits  ? Pouvait-on continuer à les domestiquer et les manger  ? Étaient-ils des «  sous-citoyens  » à protéger ou une ressource à exploiter pour la nation  ?
    Dans un livre profondément novateur, fruit de nombreuses années de travail, Pierre Serna montre l'importance politique des animaux en Révolution. La police parisienne s'efforçant d'en limiter les dangers, les responsables de la ménagerie du Jardin des plantes désirent en faire un spectacle civique, pédagogique et républicain, tandis qu'agronomes et savants engagent d'ambitieuses réformes de l'élevage. Surtout, la question de l'animalité est au coeur des débats révolutionnaires. On découvrira des plaidoyers radicaux pour le régime végétarien, des projets parfois utopiques de citoyenneté animale, mais aussi l'émergence d'un racisme savant, qui instrumentalise les découvertes sur les grands singes pour mieux animaliser les esclaves noirs, et s'opposer à leur émancipation.
     
    Pierre Serna est professeur d'histoire de la Révolution française à l'université Paris  I Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut d'histoire de la Révolution française. Il a publié et édité de nombreux livres sur la Révolution, notamment La république des girouettes. 1789-1815 et au-delà. Une anomalie politique  : la France de l'extrême centre (Champ Vallon, 2005).

  • Un peu plus de cinquante ans après sa conceptualisation, qu'en est-il de la « Révolution atlantique » proposée par Robert Palmer et Jacques Godechot ? Une ère de la liberté, celle des démocraties modernes, celles des républiques fondées autour d'un État-nation, allait naître, après 1789, non sans heurts ni violences, mais avec une matrice commune, construite de part et d'autre de l'Atlantique sur la certitude de garantir les droits de la souveraineté des nations par la rédaction de constitutions et sur la conviction de devoir protéger les libertés individuelles par l'octroi de droits imprescriptibles à chaque citoyen, (mais différents pour les citoyennes), politisé et responsable. Dans cette perspective, il est temps de déconstruire le mythe d'une France comme la « Grande Nation » (première grande manipulation langagière de Bonaparte) mais de considérer le Directoire (1795-1799) comme une république européenne, un carrefour d'expériences largement partagées au niveau d'un continent encore en guerre. Ainsi, le Directoire, et malgré tous ses défauts sans cesse exagérés depuis deux cents ans, doit retrouver la dimension d'un laboratoire des sciences politiques ouvert sur le monde américain, européen, mais aussi sur la Méditerranée. Ce volume permet d'interroger la façon dont les différentes révolutions et républiques se sont plus qu'enchaînées, emboîtées, comment elles se sont regardées et comprises, comment elles ont reçu et assimilé les nouvelles des changements radicaux dans d'autres espaces politiques et géographiques, et en retour comment elles ont honoré ou stigmatisé d'autres expériences de rupture. Cela autorise aussi à penser la façon dont leur parcours spécifi que a engendré des modèles différents : républiques démocratiques, fédérales, consulaires, laïques ou fortement marquées par le fait religieux...

  • La vie politique fourmille de personnages changeant au gré des majorités qui se font et se défont. Mais comment la girouette est-elle née dans la culture politique française ? De quelle façon réapparaît-elle lors de chaque crise et de quelle manière désorganise-t-elle la vie parlementaire ? La littérature pourrait donner un début de réponse. Un personnage de fiction surgit au XIXe siècle : le transfuge, qui, sous le visage de l'arriviste cynique, contribue au façonnement de l'archétype du "Judas politique" moderne. Pourtant tout n'est pas sorti de l'imagination des romanciers. Le transformisme idéologique provient de l'expérience traumatisante que les français ont connue entre 1814 et 1816, lorsque se succèdent à une cadence soutenue Napoléon et Louis XVIII, lorsque les serments de fidélité ne durent que quelques semaines... Ce n'est pas la première fois que la France voit ses élites renoncer à leurs paroles. La monarchie puis la Révolution ont déjà été confrontées, de façon conflictuelle parfois, à la question de la fidélité religieuse d'abord, politique ensuite. Ce ne sera pas non plus la dernière fois, comme les événements de 1940 le montreront. La girouette en soi vaut surtout par ce qu'elle révèle : la construction d'un pouvoir exécutif qui ne peut plus s'appuyer sur un pouvoir d'origine divine. Le personnage-caméléon incarne alors un technicien de la politique ou un professionnel de l'administration dont la vocation consiste à faire marcher la chose publique au-delà des opinions ou des contingences idéologiques. Pour cela, mieux vaut se trouver en un centre politique, mieux vaut être capable de s'adapter et de saisir rapidement les leviers du pouvoir en toutes occasions, afin de rejeter à la périphérie les radicaux et les perturbateurs de l'ordre public. L'authentique anomalie de la vie politique française ne serait pas cette lutte entre "blancs" et "rouges" depuis deux siècles, mais l'émergence d'un centre invisible et pourtant omniprésent. Qui mieux que le général accomplissant le coup d'État du 19 brumaire a perçu cet "extrême centre" lorsqu'il résumait ainsi son programme politique : "Ni talons rouges, ni bonnet rouge" ? Ce livre interroge finalement, de façon dérangeante mais nécessaire, la place de Bonaparte, éminent politique, au coeur de la construction républicaine française depuis deux cents ans. PIERRE SERNA Iravaille sur l'histoire des élites et des systèmes politiques au XVIIIe siècle, et durant la Révolution. Maitre de conférences à l'Université Paris-I, il est chercheur à l'Institut d'Histoire de la Révolution Française. Il a publié Antonelle, aristocrate révolutionnaire (1747-1817) (Félin, 1991) et, avec Pascal Brioist et Hervé Drévillon, Croiser le Fer. Violence el culture de l'épée dons la France moderne (XVIe-XVIIIe siècle) (Champ Vallon, 2002).

  • Depuis près de quatre siècles que la France possède des colonies ou des territoires d'Outre-Mer, elle a toujours hésité, pour ce qui concerne leur statut et leur législation, entre deux principes contradictoires, celui de l'assimilation et celui de la spécificité. La question se pose dès Colbert et n'est toujours pas tranchée aujourd'hui. Comment la Révolution française a-t-elle pris en considération la question de la législation des colonies ? S'il y a un maintien de la spécificité législative sous l'Assemblée constituante, à partir de la loi de 1792 instituant l'égalité politique entre les blancs et les libres de couleur, les assemblées dirigeant la France adoptent une législation révolutionnaire radicalement nouvelle dans les colonies. Cette période est marquée par la première abolition de l'esclavage, en 1794, et l'adoption, en 1795, d'une constitution transformant les colonies en départements. Ces avancées décisives permettent à l'outre-mer français d'être régi selon le principe de l'identité législative avec les départements de la France situés en Europe, nouveauté impensable quelques années plus tôt. Toutefois, d'une part, cette législation radicale connaît une application contrastée selon les colonies, et d'autre part, après le coup d'État de Bonaparte, la Constitution de 1799 remet en place le système de la spécialité législative. Une réaction coloniale s'opère et aboutit, en 1802-1803, au rétablissement de l'esclavage en Guadeloupe et en Guyane. Saint-Domingue y échappe par la lutte et proclame son indépendance, sous le nom d'Haïti, le 1er janvier 1804. La positivité des lois révolutionnaires, uniques en leur temps, a permis des avancées déterminantes dans le statut des libres de couleur et des esclaves, malgré un climat de violence lié à des guerres civiles et à un conflit international majeur. L'influence de la loi révolutionnaire se fait sentir également dans les colonies des autres puissances européennes, mais aussi dans les débats précédant la seconde abolition de l'esclavage. Ces avancées légales constituent encore le socle des luttes actuelles pour la liberté, l'égalité et la fraternité.

  • L'ordre urbain n'est pas une donnée en soi et un absolu, mais une construction permanente. Celle-ci fait appel aux forces de police, aux institutions, mais aussi à un ensemble de pratiques et de compromis incessants qui fondent un vivre ensemble, contesté et retissé au quotidien en croisant logiques spatiales, rapports sociaux et relations institutionnelles. C'est à cette construction quotidienne de la ville que se consacre ce livre, fruit de deux journées d'étude organisées à Paris et à Orléans. Il se propose de relire la ville comme un espace et une société mis en ordre et partagés, en amont de l'intervention policière ou plus largement du contrôle institutionnel. Pour ce faire, les chercheurs rassemblés ici interrogent trois thèmes. D'une part, le livre décrit la perception de la ville que peuvent porter différents acteurs même de l'ordre urbain que sont le seigneur médiéval, le commissaire de police et l'inspecteur de la Librairie au XVIIIe siècle, l'ingénieur du XIXe siècle. Ils tracent tous à leur manière un discours pratique sur l'ordre. D'autre part, la religion, dimension omniprésente de la ville de l'époque moderne, est interrogée dans son rapport à l'espace, à la société et aux institutions urbaines, dressant une image de la sécularisation de la ville moderne. Enfin, le livre croise partages sociaux urbains et débats idéologiques nationaux, afin de voir comment la ville se reconstitue en une nouvelle donne où la politique remplace progressivement la religion, face à la Révolution, aux mutations du XIXe siècle ou à la construction d'un ordre colonial. Une image différente de la ville ressort de tous ces éléments, faite d'une invention quotidienne du partage et qui mêle politique et religion, espace et société, normes et pratiques.

  • Comment les Français et les Conventionnels sont-ils « devenus républicains » au cours des semaines qui suivent le 21 septembre 1792 ? N´ayant jamais été formellement proclamée, la Première République est-elle un choix par défaut, l´aboutissement d´une maturation née des spécificités du processus révolutionnaire depuis la déclaration des droits de l´homme et du citoyen de 1789, l´ambition d´un dépassement des expériences républicaines antérieures ? Comment les massacres de septembre, le contexte international, la guerre, les relations diplomatiques, l´immigration politique jouent-ils dans le moment électoral, dans la mise en place et la reconnaissance du nouveau régime ? Comment les corps constitués, les groupes d´influence - et au premier rang l´Église - accueillent-ils celui-ci ? Une Assemblée qui ne comprend qu´une moitié de ses membres a-t-elle la légitimité suffisante pour engager le pays entier dans un autre système politique ?Telles sont quelques-unes des principales questions auxquelles cet ouvrage, fondé sur les recherches les plus récentes menées par des historiens et des juristes français et étrangers, tente de répondre. Si, 220 ans après sa fondation, actualisation et consolidation du pacte républicain sont toujours à l´ordre du jour, l´étude de sa naissance, la compréhension des enjeux politiques, sociaux et culturels qui y ont présidé, demeurent une des conditions de son renforcement.Michel Biard, Professeur à l´Université de Rouen.Philippe Bourdin, Professeur à l´Université Clermont 2.Hervé Leuwers, Professeur à l´Université Lille 3.Pierre Serna, Professeur à l´Université Paris I.

  • Dans le flot de manifestations et la multitude d'ouvrages relatifs à Richard Wagner, devant marquer en 2013 le bicentenaire de la naissance du maître de Bayreuth, il convenait qu'une fausse note donne un autre son de cor et trouble le concert de dévotions. Cet Anti-Wagner se veut ainsi l'antidote, la parole laissée à ce qui devrait être motif à allergie. Mais sans peine, avec légèreté. Un livre où puiser au gré de sa fantaisie, de sa colère ou de son amusement, dans les entrées par thème et ordre alphabétique de cette attaque en règle touchant à tous les domaines du personnage : idéologiques, esthétiques et musicaux. À travers des arguments fondés, sans ambages souvent, nuancés parfois, mais également un brin de parti pris et un grain de mauvaise foi.

  • Des années 1760 à 1830 le monde bascule. Tout autour de l'Atlantique, sur le pourtour de la Méditerranée, au-delà même du Cap de Bonne-Espérance, un vent de révolution change durablement les sociétés en les faisant entrer dans l'ère contemporaine. De nombreuses études se sont penchées ces dernières années sur la révolution politique qu'a constituée la naissance de la république moderne, et de nombreuses monographies ont par ailleurs traité des voyages. Ce volume réunit les deux aventures. On s'y demande comment une pratique ancienne, le voyage, rencontre une idée nouvelle, la République. Observer les autres sociétés, les coutumes de populations différentes, se transporter ailleurs, partir comprendre sous d'autres cieux, chercher à comparer les gouvernements républicains anciens, nouveaux ou en gestation, ouvrir sa curiosité à un cosmopolitisme des nations, découvrir d'autres modèles politiques que le sien, tout cela devient une sorte de propédeutique tantôt spontanée, tantôt bien organisée, parfois forcée. Il en résulte un transfert d'idées, de personnes et d'expériences que l'aire et l'ère des révolutions atlantiques ont rendu possible depuis le début de la Révolution américaine jusqu'aux premières révolutions du XIXe siècle naissant. Les deux univers du périple et de la citoyenneté s'enrichissent l'un par l'autre, le voyage politique se réinvente de façon originale dans l'exil, dans la conquête, dans l'expédition savante, dans la visite accomplie seul ou en groupe. La pratique du voyage se régénère dans le sens nouveau que lui donnent les républicains des Lumières et des Révolutions. Les deux formules « Where liberty is not this is my country » et « là où se trouve la liberté est mon pays » invitent de façon inverse au même mouvement : porter la république au-delà de ses frontières.

  • Bayard, dArtagnan, le chevalier dÉon ; ses figures de bretteurs racontent des histoires différentes, mais néanmoins reliées entre elles par le fil dune lame. Le chevalier, le duelliste et lescrimeur sont autant darchétypes qui révèlent quà lépoque moderne, lépée est une culture que ce livre entreprend dexplorer dans tous ses aspects : du geste de lescrimeur aux valeurs qui lui sont associées. Cest en effet à partir de la Renaissance que les techniques de lescrime deviennent un art guidé par des principes savants et moraux. Lanalyse des valeurs impliquées dans cet art permet aussi de suivre lévolution des idéaux de la noblesse qui fait de lépée le vecteur de son identité.
    Il ne faudrait, toutefois, pas oublier que lart de vivre lépée à la main reste, de part en part, un art de tuer. À une époque où le port dune arme blanche est une pratique courante, lescrime civile et civilisée ne saurait occulter les cadavres abandonnés par les innombrables duellistes. Cest pourquoi, lhistoire de lépée est aussi une histoire de la violence et de linaltérable fascination quelle exerce. Pour le découvrir, il faut alors plonger dans les archives dune justice souvent prompte à occulter ce crime qui trouble limage dun roi absolument maître de ses sujets. Une autre vision du rapport entre violence et civilisation se dessine de cette façon.
    Sil est souvent admis que la violence est le contraire de la civilisation, on découvre que lescrime et ses pratiques meurtrières alimentent une véritable civilisation de la violence, cest-à-dire une culture, un art, un savoir mis au service de lhomicide. Oublions un instant le roman de cape et dépée et ses duellistes aimables et bavards pour considérer la brutalité de ceux qui, dans le silence des petits matins, règlent leur compte larme à la main. Lépoque moderne se révèle alors sous un autre jour, grâce à larchéologie du geste de lescrimeur, restitué dans toute sa technicité, dans toute sa férocité. Cest ainsi que lépée peut faire lobjet dune véritable histoire totale, attentive aux objets, aux gestes, aux pratiques sociales et aux courants intellectuels de la Renaissance aux Lumières.

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