• D'où viennent-ils, qui sont-ils, pourquoi signent-ils des contrats de cinq ans, ces hommes qui, depuis 1831, ont façonné la légende de cette Légion étrangère que le monde envie à la France ? Quel passé, quelle identité se cachent sous le nom d'emprunt du légionnaire ? Quelle existence essentiellement guerrière ont-ils vécue ? A ces interrogations, Pierre Montagnon fournit des réponses.
    Les légionnaires de Camerone en 1863, de Tuyen-Quang en 1885, du RMLE de Rollet en 14-18, de la " 13 " d'Amilakvari en 40-45, de Diên Biên Phu en 1954, de la prise d'otage de Djibouti en 1976, sortent de l'anonymat. La Légion demeure une institution unique au monde, plus vivante que jamais. Comme autrefois, elle est présente partout où le devoir l'appelle, en particulier en Afghanistan. Issu des quatre coins du monde, sévèrement sélectionné, longuement entraîné, le légionnaire d'aujourd'hui s'engage pour avoir un métier, se bâtir un destin d'homme libre, parfois obtenir une nationalité.
    Comme celui d'hier, il reste fidèle aux valeurs traditionnelles : Honneur-Fidélité.

  • Depuis des millénaires, le cheval est le grand compagnon de l´homme, et plus spécialement du guerrier. Qu´il soit celui d´un commandant en chef ou d´un simple cavalier, il a fait corps avec lui dans les batailles, partageant les mêmes dangers.
    Quel général n´eut pas son cheval tué sous lui ? Survolant plus de deux millénaires d´Histoire, Pierre Montagnon nous raconte douze batailles où le cheval tint le premier rôle. Ainsi, les montures d´Alexandre le Grand, d´Henri IV, de Murat, les chevaux des Croisés, des Cuirassiers de Reichshoff en, ou de l´Escadron de Gironde défilent dans ces pages hautes en couleur. 12 récits remplis de galops, de coups de sabre, de sacrifices, de panache et de sang, qui nous font revivre de grandes heures.

  • Traitant le conflit dans sa totalité, ce dictionnaire présente à travers près de 2 000 entrées :
    O Les faits politiques, pactes, traités, ententes, conférences...
    O Les événements militaires, batailles sur terre, sur mer et déjà dans le ciel...
    O Les hommes, responsables politiques, chefs militaires, combattants...
    O Les matériels et les armements...
    O Les conséquences humaines, matérielles et politiques...

  • Ce dictionnaire, traitant le conflit dans sa globalité, présente à travers 3000 entrées environ : Les faits politiques, pactes, traités, ententes, conférences...
    Les événements militaires, batailles sur terre, sur mer et dans le ciel... Les hommes, responsables politiques, chefs militaires, combattants... Les matériels et les armements... Les conséquences humaines, matérielles et politiques... Ce volume est signé par un spécialiste unanimement reconnu.

  • La colonisation française, suivie de la décolonisation, a marqué en profondeur l´histoire de la France. Ce dictionnaire a pour ambition de présenter objectivement l´essentiel des personnages et des faits qui les ont marquées : près de 1 500 entrées permettent ainsi au novice comme à l´historien de trouver rapidement un ensemble d´informations rigoureuses.

  • Par son ampleur et son énorme documentation, La guerre D'Algérie de Pierre Montagnon est l'un des plus authentiques témoignages historiques jamais écrits sur un conflit dont les traces subsisteront longtemps dans la société française, touchée au coeur de

  • De tous temps et en tous lieux, de petites unités de combattants d'élite ont imaginé des opérations "coup de poing" pour surprendre et frapper l'ennemi, de manière souvent décisive.
    Depuis la Seconde Guerre mondiale qui leur a donné leurs lettres de noblesse, on les a baptisées "Commandos". Groupes d'intervention de forces spéciales appartenant aux trois armes, elles relèvent d'une élite professionnelle triée sur le volet, impliquent soit un effectif limité d'hommes entraînés pour une mission ponctuelle, soit un nombre plus élevé de participants en fonction d'objectifs de portée plus spectaculaire et stratégique.
    Dans les deux cas, tous doivent être prêts à se surpasser jusqu'à l'héroïsme pour honorer, sous leurs drapeaux respectifs, une devise unique : "Qui ose gagne". C'est cette passionnante succession d'actions foudroyantes, ayant pesé de tout leur poids sur le déroulement du second conflit mondial, que raconte Pierre Montagnon dans ce premier volume d'une histoire qu'il connaît parfaitement, non seulement sur le plan historique, mais aussi à titre personnel en tant qu'ancien officier parachutiste de la Légion.

  • Durant plus de deux millénaires, l'Algérie s'est cherchée.
    Les occupants romains, arabes, turcs ou français se sont succédé sur son sol. Aucune figure de proue, hormis Abd el-Kader, aucune dynastie ne se sont imposées pour façonner une nation. Si les Algériens, déchirés par des rivalités tribales ou ethniques, se sont opposés avec vigueur aux divers envahisseurs, ils n'ont jamais pu, en revanche, se rassembler. Après plus d'un siècle d'occupation française, le 1er novembre 1954 marque le début de la guerre d'indépendance.
    Le pays vacille, des militaires s'emparent du pouvoir. Violences, attentats, tueries, répressions déferlent de tous côtés. 50 000, 100 000 morts, davantage ? Nul ne le sait. L'Algérie tout entière plonge dans l'horreur et le dénuement. L'incertitude, la précarité caractérisent plus que jamais son destin. Pierre Montagnon qui connaît ce pays lui reste profondément attaché. Nombre de ses ouvrages en témoignent.
    Celui-ci rapporte et éclaire, avec impartialité et rigueur, l'aventure d'une terre et d'un peuple qui souffre mais refuse, malgré tout, de renoncer à l'espérance qui renaît peu à peu aujourd'hui.

  • Commandos de légende

    Pierre Montagnon

    Après avoir consacré trois volumes à l'Histoire des commandos, Pierre Montagnon la complète en relatant un ensemble d'opérations spectaculaires et audacieuses, parfois tragiques et sinistres, restées dans les mémoires. Certaines ressuscitent des interventions militaires : la libération des otages de la grotte d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, celle d'Ingrid Betancourt, l'élimination de Ben Laden... D'autres évoquent des actions à caractère « civil » : l'enlèvement du nazi Adolf Eichmann par des émissaires israéliens, celui du président du Conseil italien Aldo Moro par les Brigades rouges, l'assassinat du commandant Massoud, les attentats fomentés par Carlos...
    Ce sont autant des pages héroïques et glorieuses que des actes sombres, voire criminels, qui sont brillamment racontés ici avec la plume d'un historien rigoureux.

    Création Studio Flammarion 42 Commando des Royal Marines, Afghanistan, 2011 © LA(Phot) David Hillhouse / Rex Features / SIPA

  • A l'encontre de ce qui s'était passé lors de la Première Guerre mondiale, la France ignora, dans la Seconde, la belle unité nationale dont elle avait alors fait preuve.
    Idéologies politiques, conceptions patriotiques, ambitions personnelles divisèrent ses habitants. Ainsi, dès septembre 1939, le Parti Communiste refusa l'effort de guerre. En juin 40, le gouvernement se déchira : armistice ou poursuite de la guerre ? Puis l'Etat français de Philippe Pétain choisit la carte de la collaboration. La France Libre de Charles de Gaulle continua la lutte contre l'axe. En Syrie, en 1941, pétainistes et gaullistes se livrèrent à des combats fratricides...
    Le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, accentua les clivages. Sur le sol national aussi, les tenants de la collaboration et de la résistance s'affrontaient. Alors que des Français de plus en plus nombreux se battaient aux côtés des Alliés, d'autres n'hésitaient pas à servir sous l'uniforme allemand. Enfin, à l'heure de la Libération, s'instaura une véritable guerre civile dont l'épuration, sauvage ou non, fut la marque.

    Spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, Pierre Montagnon nous raconte ici une tragédie à travers la remarquable synthèse d'innombrables événements: une France face à son destin, plongée dans le cadre d'un conflit mondial ; un pays battu, humilié, divisé, luttant malgré tout pour retrouver son rang et sa liberté.

  • Dans ce deuxième volume de son Histoire des commandos, Pierre Montagnon continue d'évoquer les plus époustouflants de leurs faits d'armes. Il se penche ici sur les deux grandes années 1944-1945: enlèvement du général allemand gouverneur de la Crète (avril 1944), premier commando héliporté de l'histoire (Birmanie, avril 1944), opération SS en Yougoslavie pour éliminer Tito (mai 1944), prise de Pegasus Bridge et de la batterie de Merville (6 juin 1944), attentat "Stauffenberg" contre Hitler (juillet 1944), commando surprise allemand sur Granville (février 1945), ultime commando d'un sous-marin de poche britannique dans le port de Singapour (juillet 1945), etc.
    C'est cette passionnante succession d'actions foudroyantes, ayant pesé de tout leur poids sur le déroulement du second conflit mondial, que raconte Pierre Montagnon dans ce deuxième volume d'une histoire qu'il connait parfaitement, non seulement sur le plan historique, mais aussi à titre personnel en tant qu'ancien officier parachutiste de la légion.

    Illustration de couverture : avions anglais de la Royal Air Force sur le front de Birmanie en décembre 1944 © Rue des Archives/RDA

  • La fin de l'Algérie française, telle qu'elle a été vécue par l'un de ses plus fidèles et loyaux défenseurs.

  • Il ne s'agit nullement d'une nouvelle histoire de la Résistance. Les maquis sont une composante de cette dernière, son expression militaire en quelque sorte.
    Ils apparaissent fin 1942, et au début de 1943. En campagne, en forêt, en montagne, des patriotes se regroupent pour combattre l'occupant, l'arme à la main. Les réfractaires au travail obligatoire en Allemagne gonflent leurs rangs en 1943. Le débarquement du 6 juin 1944, l'appel au soulèvement général engendre une extraordinaire mobilisation qui, au cours de l'été, représente un ensemble de plusieurs centaines de milliers d'hommes armés, plus ou moins bien, grâce aux parachutages alliés.

    Couverture : DR

  • En juin 1960, le général de Gaulle reçoit secrètement à l'Elysée le commandant algérien Si Salah venu solliciter la paix. Historien de la guerre d'Algérie, l'auteur tente d'éclairer cette démarche et ses conséquences.

  • Pourquoi la France s'est elle implantée un Cochinchine dès 1858, puis sur Tokin et l'Annam ? Pourquoi a-t-elle encore étendu son influence sue les voisins, le Cambodge et le Laos ? Comment s'est-elle imposée dans des pays situés à plus de 10000 kilomètres de la métropole et habités par des populations relevant d'une autre culture ? Comment a-t-elle conduit son action sur les plans militaire, politique, économique et humain ? Comment, enfin a-t-elle dû quitter un ensemble considéré comme le fleuron de son empire colonial ?
    A toutes ces questions et à biens d'autres, Pierre Montagnon apporte une réponse, en s'attachant autant aux acteurs de chaque camps qu'aux évenements. Historien objectif, il n'élude rien : la conquête par les armes de la Cochinchine-Tonkin, la résistance nationaliste s'opposant à l'ingérance française, le dirigisme colonial laissant peu de prèrogatives aux autochtones.
    Cette remarquable synthèse situe et fixe à sa juste valeur un siècle de vie commune avec ses erreurs et ses fautes mais aussi ses aspects positifs.

    Studio de création Flammarion-Photos de couverture: DR

  • D'où venaient-ils, qui étaient-ils, pourquoi signaient-ils des contrats de cinq ans, ces hommes qui, depuis 1831, ont façonné la légende de cette Légion Étrangère que le monde envie à la France ? Quel passé, quelle identité se cachaient sous le nom d'emprunt du légionnaire ? Quelle existence essentiellement guerrière ont-ils vécue ?
    À ces interrogations, Pierre Montagnon fournit réponse.
    Les légionnaires de Camerone en 1863, de Tuyen-Quang en 1885, du RMLE de Rollet en 14-18, de la «13» d'Amilakvari en 40-45, de Diên Biên Phu en 1954 sortent de l'anonymat. Des visages connus, d'autres ignorés défilent. Tous soldats à l'héroïsme exemplaire et à la personnalité hors du commun.
    Comme autrefois, la Légion continue, présente partout où le devoir l'appelle. Issu des quatre coins du monde, sévèrement sélectionné, longuement entraîné, le légionnaire d'aujourd'hui s'engage à la Légion pour chercher un métier, se bâtir un destin d'homme libre, parfois obtenir une nationalité. Comme celui d'hier, il reste fidèle aux valeurs traditionnelles : Honneur-Fidélité.
    Un ouvrage pour mieux sentir et comprendre l'âme profonde d'une troupe que Pierre Montagnon connaît bien pour avoir eu l'honneur d'y servir durant sept ans.

  • Au moment où l'armée française chenge de visage, abandonnant le principe de la conscription pour revenir au soldat de métier, il s'avère essentiel de se pencher sur son passé afinde mieux appréhender sa mutation présente et son avenir.
    Certes, ces garnds

  • Cet ouvrage, émouvant et sobre, par l'auteur de la 'Guerre d'Algérie" et de "La grande Histoire de la Seconde Guerre Mondiale", relate essentiellement l'histoire des prisonniers politiques, anarchistes, nationalistes, défaitistes, communistes, royalistes, cagoulards, résistants, collaborateurs, nationalistes algériens, partisant de l'Algérie française qui se sont succédés à la Santé depuis sa création en 1867 jusqu'en 1968.
    Il est aussi un témoignage. Incarcéré lui-même à la Santé en 1962-1963 aux cotés des officiers et généraux impliqués dans le drame algérien, Pierre Montagnon fut très proche du lieutenant Degueldre, chef historique des commandos Delta, jusqu'à son exécution le 6 juillet 1962.
    Par autorisation du Garde des Sceaux, l'auteur a eu accès aux archives de la prison, lui permettant ainsi d'apporter un éclairage nouveau et inédit sur nombre d'événements controversés ou mal connus.

    Photos de couv:Roger-Viollet

  • Il y a un demi siècle, la France était à Alger, Dakar, Saigon. Plus de 100 millions d'individus vivaient sous le pli du drapeau tricolore. l'empire coloniale français était le second du monde.
    Dans un précédent ouvrage couronné par l'Académie française, LA GUERRE D'ALGERIE, Pierre Montagnon a retracé l'une des tragédie majeure de la fin de cet empire, puis raconté dans un autre volume, LA CONQUETE DE L'ALGERIE, son point de depart essentiel.
    Aujourd'hui, il élargit sa démarche initiale. Ce premier tome de LA FRANCE COLONIALE-du temps des croisades à la veille de la seconde guerre mondiale,-un second livre évoquera prochainement la décolonisation et le retour à l'hexagone,- relate et explique ce que fut cet empire dans son intégralité. Il en p^récise les origines, le développement, l'ampleur. Il situe le rôle des hommes, ces grands bâtisseurs tels Bugeaud, Faidherbe, Jules Ferry, Gallieni, Brazza, Lyautey et tant d'autres sans lesquels riende ce qui a été fait n'autait pu être entrepris. Il dresse le bilan de l'action accomplie outre-mer et l'inventaire du patrimoine acquis, tout au long d'un récit dont le fil conducteur s'appelle la grandeur de la France.
    Fidèle à son objectivité habituelle Pierre Montagnon n'élude rien: héroïsme, sacrifices, actions de courage des soldats, des missionnaires, des explorateurs, des colons. Mais aussi les erreurs, fautes ou crimes nés de la passion ou de l'interêt. Gloire des uns, noirceur des autres...
    Un livre de référence pour connaitre un passé récent. Un livre pour mieux comprendre le monde d'aujourd'hui né en grande partie de l'ère coloniale. Un livre pour découvrir les fondements de la position et du rayonnement de la France sur les cinqs continents.

  • L'Algérie Francaise appartient à l'histoire. Dans un récent ouvrage qui a fait date, "La guerre d'Algérie", Pierre Montagnon en a rapporté la fin tragique. Il en relate aujourd'hui la première période : celle de la conquête militaire.
    Le coup d'éventail du dey d'Alger, la casquette du Père Bugeaud, Abd el-Kader, l'émir au grand coeur... L'auteur dépoussière les vieux mythes. De cette conquête âpre qui fut une très longue guerre de 1830 à 1871, il raconte les plus lointain antécédents, le tumultueux déroulement, les rebondissements multiples, les premières phase de la colonisation où affleurent déjà en filigrane les germes de la discorde future. Historien objectif, il ne dissimule ni les grandeurs ni les méfaits de la mainmise française sur une terre qu'il a bien connue. Sans complaisance, il décrit d'une plume rigoureuse les exploits chevaleresques et les excès imputables à tour de rôle à l'un ou l'autre camp. Il retrace les raisons profondes de la prise d'Alger en 1830, le duel mémorable Bugeaud - Abd el-Kader, la pacification coûteuse jusqu'à l'ultime révolte de Mokrani en 1871.
    Une fresque superbe et monumentale pour dépasser l'image d'Epinal. Un livre à lire pour vraiment connaitre et comprendre les origines et les modalités de la présence française en Algérie, pour mieux appréhender son douloureux épilogue cent trente années plus tard.

  • La Seconde Guerre mondiale a vu éclore les commandos, appellation évoquant tout à la fois l'opération proprement dite et l'unité militaire chargée de son exécution. La fin du conflit ne marque pas leur disparition. Bien au contraire ! Depuis 1945, tous les pays se sont dotés de commandos plus communément dénommés Forces Spéciales. Après deux précédents tomes consacrés aux commandos de la Seconde Guerre mondiale, ce sont ceux de l'après-guerre que Pierre Montagnon relate aujourd'hui. En historien et en technicien, refusant le romanesque, même si certains événements paraissent irréels, il évoque les interventions les plus spectaculaires ou les plus audacieuses : raid américain sur Téhéran, opération israélienne à Entebbe, assaut du GIGN français contre un Airbus détourné à Marseille-Marignane, etc. Mais cette période voit naître aussi des commandos "civils", baptisés le plus souvent "terroristes" par leurs adversaires. Ces hommes agissent au nom de leur pays ou de leur cause avec une détermination qui fait leur première force. Le massacre des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich en 1972, par un Commando prêt à l'extrême, en est le plus tragique exemple.

  • Née en 1831, la Légion Etrangère, troupe d'élite, ne pouvait demeurer insensible à l'évolution des techniques militaires. Après la Seconde Guerre mondiale, elle décide d'acueillir en son sein des parachutistes.
    Le 1er avril 1948, est donc créé en Indochine, où la France se bat, la compagnie parachutiste du 3e REI. Ce maillon initial est renforcé dans les mois qui suivent par la formation de deux bataillons étrangers, les 1er et 2e BEP. Ils s'illustrent en Extrème-Orient toujours à la pointe des combats.
    De retour en Afrique du nord, en 1955, ils se transforment en REP, régiments étrangers de parachutistes. Hanté par le souvenir de leur précédent sacrifice au Vietnam, leurs chef refusent de voir se reproduire le même abandon. Leur participation au putsch des généraux, en avril 1961, conduit à la dissolution du 1er REP, le 1er mai 1961.
    Tout au long de leur route de gloire et de sang, les parachutistes de la Légion ont vu mourir, de 1948 à 1962, plus de deux mille de leur compagnons d'armes.
    L'auteur réssucite leur mémoire en tant qu'historien et acteur, car il a bien connu ceux qu'il évoque: il les a rejoint à sa sortie de Saint-Cyr et, de 1954 à 1961, fut sept fois cité et deux fois blessé dans leur rangs comme chef de section.

    Photos: DR

  • A la fin du printemps 1941, non satisfait d'occuper la majorité de l'Europe centrale et occidentale, Adolf Hitler se tourne vers l'Est. Persuadé d'en finir très vite, le Führer se targue de pouvoir réaliser le Lebensraum, "l'espace vital" germanique, auquel il aspire. L'Allemagne nazie part donc en guerre contre l'URSS de Joseph Staline. Mais atteindre la ligne Volga- Arkhangelsk, à 2 500 kilomètres à l'est de Berlin, implique d'enlever au passage Leningrad, Moscou, Kiev, Kharkov, ainsi qu'une autre ville, Stalingrad, qui va devenir en 1942 le tombeau de milliers de soldats. La bataille de Stalingrad, ce fut Verdun en pire. L'horreur sans nom. L'homme traité comme moins qu'une bête, jeté en appât aux chars, aux mitrailleuses, aux canons. Ainsi le voulaient les deux destructeurs d'humanité du XXe siècle, nazisme et communisme, qui s'opposaient. L'existence humaine ne comptait plus, il fallait vaincre.

  • 2 septembre 1939: La France entre en guerre. Son drapeau flotte sur toute l'Afrique du nord, mais aussi à Dakar, Tananarive, Beyrouth, Pondichéry, Hanoï, Saïgon...
    Pas même un quart de siècle plus tard, le 3 juillet 1962, l'Algérie française, ultime bastion de ce que fut l'empire, accède à l'indépendance.
    En quelques années, onze millions de kilomètres carrés, soixante millions d'individus ont quitté la mouvance nationale.
    Dans la métropole ébranlée, elle aussi, la IVe République s'est effondrée faute d'avoir su apporter de réponse à la trgédie algérienne. Dans la tourmente, seule l'Afrique Noire a réussi, prsqu'en totalité, à échapper au traumatisme général.
    Complétant son premier ouvrage consacré à l'éclosion et à l'épanouissement de l'empire colonial, Pierre Montagnon poursuit, d'une même plume incisive et superbe, l'histoire monumentale d'une épopée jusqu'à son épilogue, l'inévotable retour à l"hexagone. Avec brio et sobriété, il expose clairement et objectivement l'enchainement implacable des faits et des situations d'une complexité parfois extrême. Soulignant le rôle des personnalités dominantes de l'époque, brossant de saisissants portraits d'hommes d'Etat et de généraux, il n'en oublie pas pour autant les souffrances et les déchirements des civils et des militaires anonymes, victimes d'abandon et de renoncements successifs, de promesses non tenues au niveau politique.
    Et pourtant à l'aube du XXIe siècle, malgrès les inévitables et souvent cruelles réalités de la décolonisation, force est de constater que la France a su malgrès tout préserver l'essentiel: francophonie, exemplaire en Afrique Noire, coopération, liens culturels, économiques, militaires maintenus sur de nouvelles bases d'association, conquête européenne de l'espace à Kourou en Guyane, poursuite du développement militaire et pacifique de l'énergie nucléaire à Mururoa en Polynésie, larges perspectives d'avenir pour la science et la technologie à partir de l'immense réservoir terrestre et maritime de la Terre Adélie, présence nationale réaffirmée en Nouvelle-Calédonie, en dépit des accommodements et mutations probables, dans une zone mondiale d'intérêt croissant. Ainsi, aux quatre coins du monde, se perpétue, régénéré, le rayonnement français, en harmonie avec les conceptions démocratiques et modernes d'un nouvel ordre universel.

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