• L'affaire Dreyfus a fini depuis longtemps de diviser le pays, les salons et jusqu'aux familles. L'innocence du capitaine Dreyfus ne souffre pas discussion. En revanche, l'Affaire elle-même, par son ampleur et ses conséquences, est devenue un objet d'histoire plus que jamais vivant.
    De l'accusation d'espionnage à la réhabilitation de Dreyfus, c'est cette histoire que Pierre Miquel raconte, décrivant, à travers elle, l'antisémitisme de la France de la fin du XIXe siècle, le pouvoir de la presse, la naissance de la figure de l'intellectuel et le triomphe (tardif) de l'opinion sur les forces traditionnelles que sont le Parlement, le gouvernement, la justice et l'armée. À lire également en Que sais-je ?...
    L'antisémitisme, Pierre-André Taguieff
    Les erreurs judiciaires, Jacques Vergès

  • Soixante-dix ans sans coup d'Etat ni révolution: le plus long régime que la France ait connu. Seul Pierre Miquel, professeur à la Sorbonne, spécialiste de cette période, pouvait tenter en un seul volume une synthèse d'un sujet qui a passionné les chercheurs français, britanniques et américains ces trente dernières années.
    Comment la France, après tant de monarchies larvées, après vingt ans de dictature impériale, a-t-elle pu vivre en démocratie, isolée dans une Europe monarchique? Comment a-t-elle pu maintenir la République contre vents et marées, crises et guerre, en assurant le remplacement des élites républicaines, en assumant les plus grandes réformes _ scolaire, militaire, fiscale _ qu'elle ait connues? Voilà qui conduit Pierre Miquel, dans un récit captivant, de Sedan (1870) à Sedan (1940), à montrer la naissance, l'épanouissement et la brusque interruption par la guerre étrangère d'un régime que de Gaulle en 1944, au balcon de l'Hôtel de Ville, restaura solennellement. Pour lui la France, mais non la démocratie, s'était écroulée à Sedan.
    Pierre Miquel, agrégé d'histoire, professeur à la Sorbonne, est également producteur à France-Inter et à Antenne 2. Il est notamment l'auteur de l'Histoire de la France et de La Grande Guerre.






  • Table des matières
    SOURCES
    1. Le vocabulaire biblique de l'expérience de Dieu
    2. L'emploi de peira chez Aristote et les philosophes grecs
    3. Peira et peirasthai dans l'œuvre de Philon
    4. Mathein et pathein
    LES PÈRES GRECS
    Ecrits anonymes des premiers siècles
    Irénée (+ 202)
    Clément d'Alexandrie (+ 215)
    Origène (+ 254)
    Basile de Césarée (+ 379)
    Grégoire de Nazianze (+ 390)
    Grégoire de Nysse (+ 390)
    Didyme d'Alexandrie (+ 398)
    Jean Chrysostome (+ 407)
    Théodoret de Cyr (+ 466)
    Basile de Séleucie (+ 468)
    Pseudo?Denys l'Aréopagite (+ VIè siècle)
    Jean Damascène (+ 749)
    Les « Catenae »
    Plerophoria
    LES MOINES GRECS
    Pseudo?Macaire (+ 390)
    Marc le Moine (+ 430)
    Diadoque de Photicé (+ 485)
    /> Jean Climaque (+ 650 ?)
    Dorothée de Gaza (milieu du Vè siècle)
    Maxime le Confesseur (+ 666)
    Isaac de Ninive (VIIè siècle)
    Anastase le Sinaïte (+ 700)
    Hésychius de Batos (VII?VIIIè siècle)
    Syméon le Nouveau Théologien (+ 1022)
    Grégoire Palamas (+ 1359)
    Nicolas Cabasilas (+ 1371)
    GREC dans la littérature monastique ancienne
    Quelques auteurs de la « Philocalie »
    Le chapitre sur Maxime le Confesseur a fait l'objet d'une communication au Congres patristique d'Oxford en 1963. Le chapitre sur la «plérophoria» reprend un article du Dictionnaire de spiritualité.
    Quelques autres chapitres ont paru dans la revue Irénikon (Chevelogne) entre 1964 et 1969 : tous ont été revus, modifiés et complétés

  • L'affaire dreyfus Nouv.

    L'affaire dreyfus

    Pierre Miquel

    L'affaire Dreyfus a fini depuis longtemps de diviser le pays, les salons et jusqu'aux familles. L'innocence du capitaine Dreyfus ne souffre pas discussion. En revanche, l'Affaire elle-même, par son ampleur et ses conséquences, est devenue un objet d'histoire plus que jamais vivant. De l'accusation d'espionnage à la réhabilitation de Dreyfus, c'est cette histoire que Pierre Miquel raconte, décrivant, à travers elle, l'antisémitisme de la France de la fin du XIXe siècle, le pouvoir de la presse, la naissance de la figure de l'intellectuel et le triomphe (tardif) de l'opinion sur les forces traditionnelles que sont le Parlement, le gouvernement, la justice et l'armée.

  • Les rois et les princes d'Europe ont souvent disparu, balayés par les tempêtes de deux guerres mondiales : partis les Romanov, les Hohenzollern et les Habsbourg mais aussi, en 1945, les roitelets de Bulgarie, de Yougoslavie, de Roumanie, les rois fascistes et les rois dictateurs. Pierre Miquel évoque ces rois maudits des temps présents, en s'attardant sur les élevages de princesses qu'étaient les charmantes cours de Hanovre, de Bavière, de Parme et de Saxe-Cobourg-et-Gotha. Les rois ont disparu, mais parfois survécu à Bruxelles ou à Londres, à Copenhague ou à Stockholm. L'attachement des populations à leurs souverains a résisté aux épreuves de la guerre, pourtant diversement surmontées : pour un roi des Belges qui reste, une reine de Hollande qui part à Londres en 1940 ! Pour un roi de Suède neutre, un roi de Norvège qui chausse ses skis pour continuer à se battre. La guerre contre Hitler a été l'épopée ou le tombeau des derniers rois. Les rois s'en vont, vive le roi d'Espagne, qui effectue un retour impressionnant, évitant à la fin de Franco une nouvelle guerre civile dans son pays. L'Europe n'est plus ce qu'elle était : six républiques pour six royaumes et quatre rois protestants contre deux catholiques. Il n'importe ! La fin des rois ne donne pas de remords à l'Histoire, mais seulement le souvenir des heures brillantes du passé. Les rois sont morts ! Vivent les rois... de coeur !

  • Mille ans de lutte et d'espoir : les événements, les hommes et les femmes à travers trois grandes étapes : les hommes se déchirent au nom de leurs dieux ; les hommes se déchirent au nom de leur drapeau ; notre monde, le monde un, l'utopie d'appartenir à une même communauté, celle des hommes.

  • Table des matières

    Introduction
    1 EXPÉRIENCE DE DIEU ET EXPÉRIENCE HUMAINE
    I. L’EXPÉRIENCE
    1 Expérience, autorité, raison
    2 La connaissance par expérience est-elle une connaissance privilégiée ?
    3 L’expérience spirituelle s’exprime dans une culture
    4 L’expérience métaphysique
    5 La mystique, métaphysique expérimentale
    6 Peut-on avoir l’expérience de Dieu ?
    7 A quels critères reconnaître l’authenticité d’une expérience spirituelle ?
    8 Quels sont les caractères de l’expérience de Dieu ?
    9 Le christianisme est-il une religion à base d’expérience ?
    II. L’EXPÉRIENCE HUMAINE
    III. FAUSSES EXPÉRIENCES ET EXPÉRIENCES AVORTÉES
    1. Les fausses expériences
    2. Les expériences avortées
    2 LES EXPÉRIENCES PRÉ-RELIGIEUSES DE L’ABSOLU
    l. CRÉATION DE DIEU ET CRÉATIONS DE L’HOMME
    1. La nature
    2. L’art
    3. La poésie
    4. La musique
    5. La beauté
    6. La science
    7. Yoga, Zen, Pentecôtisme
    8. La psychanalyse
    II. LA PERSONNE ET LES PERSONNES
    1. La communauté
    2. La rencontre
    3. L’amitié
    4. L’amour
    5. Le sacrifice
    6. Le fait d’exister
    7. L’unité dynamique d’une destinée
    III. LE MAL ET LES PASSIVITÉS
    1. Le mal
    2. L’échec
    3. La souffrance
    4. La folie
    5. La mort
    3 L’EXPÉRIENCE CHRÉTIENNE
    I. LES TROIS ETAPES DE L’EXPÉRIENCE CHRÉTIENNE
    II. LES CINQ ÉLÉMENTS ESSENTIELS DE L’EXPÉRIENCE CHRÉTIENNE
    III. L’EXPÉRIENCE DANS SES RAPPORTS AVEC LES DOGMES,LES THÉOLOGIES, LES MYSTÈRES
    1. Les dogmes sont le fruit de l’expérience
    2. Les théologies sont à base d’expérience
    3. Les mystères sont les dogmes vécus au niveau de l’expérience
    CONCLUSION
    Appendice : l’expérience monastique
    Éléments de bibliographie
    Index des auteurs cités



  • Ce premier volume va de Monsieur Thiers au président Loubet, heureux gendre du quincaillier Picard, de Valence dans la Drôme. Il dépeint la république de 1900 avec ses banquets plantureux, ses batailles politiques homériques, ses crises violentes qui mettent les présidents à rude épreuve, les affaires Boulanger, Dreyfus, du canal de Panama et Schnaebelé. Le calme Grévy doit affronter l'impétueux général Boulanger et le doux Loubet faire face à la séparation de l'Église et de l'État. C'est lui qui refuse de porter à la cour d'Angleterre la culotte à la française, ce qui fait dire au prince de Galles qu'il n'est pas étonnant que les Français refusent la culotte, étant eux-mêmes et définitivement des sans-culottes. La République n'est pas évidente au temps de Thiers et de Mac-Mahon : le petit ministre au toupet en bataille, qui conclut la paix avec Bismark et réprime la Commune, installe un régime provisoire dont s'accommode mal le bon Mac-Mahon, qui a fait presque toute sa carrière en Algérie. Pourtant, tous deux s'efforceront successivement de fonder le régime « qui divise le moins les Français ». Les présidents de la République ont toujours su, qu'ils étaient installés à l'Élysée dans un pouvoir provisoire. Mais chacun sait qu'il n'y a que le provisoire qui dure.

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • Conçus avec la collaboration de « l'Alliance française », les ouvrages de cette collection sont destinés aux étudiants étrangers de niveau avancé ou supérieur, aux professeurs de français hors de France, ainsi qu'à tous les étrangers qui sont en mesure de lire le français. Ils leur feront connaître les divers aspects de la civilisation française contemporaine : économie, politique, société, idées, littérature, cinéma, arts, etc... L'ensemble constitue un panorama de la France d'aujourd'hui, et a pour ambition de fournir une documentation précise, claire et commode, qui permettra aux étudiants étrangers de mieux profiter de leurs séjours en France, ou de leurs lectures sur la France. Le public français, en France et hors de France, trouvera pour sa part, dans ces ouvrages, des synthèses qui satisferont ses curiosités sur les structures de notre société et de notre vie intellectuelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Azalée, jasmin, orchidée, camélia ... Des fleurs, on aime le parfum, la beauté délicate, l'harmonie des couleurs, et le langage secret qui est aussi celui du coeur. Mais que sait-on de la petite histoire des fleurs de l'Histoire ?
    Symboles de luttes, de guerres ou de révolutions, emblèmes des monarques et des puissants, marques de reconnaissance ou de ralliement, signes de solidarité ou de communion, les fleurs, sauvages ou cultivées, nobles ou humbles, ont toujours accompagné les hommes. Du lys blanc des rois de France aux chrysanthèmes de Mao, des oeillets rouges des républicains sous Louis-Philippe aux coquelicots de Verdun, des roses rouges des socialistes aux marguerites qui accompagnèrent le général de Gaulle jusqu'à sa dernière demeure, en passant par le muguet de mai si cher aux travailleurs, Pierre Miquel nous convie à parcourir les sentiers fleuris du jardin de l'Histoire.
    Avec son incomparable talent de conteur, savant alliage d'érudition, de charme et de truculence, il a composé ce bouquet d'anecdotes croustillantes, de faits insolites et néanmoins historiques, de légendes savoureuses et de révélations cocasses. Un précieux florilège pour ceux qui veulent en savoir plus sur la petite histoire des fleurs sans pour autant oublier la grande Histoire des hommes.

  • Cet album nous livre un panorama mondial de la guerre de 14-18. Il montre la guerre sur tous les fronts, de la Flandre à la Chine, sur terre, dans les airs, sur les mers. Ce récit de guerre se divise en 108 épisodes, chaque épisode combinant un texte bref, une carte des opérations et des photos montrant différents aspects de la guerre.

  • Dans cet été 1946, la France se remet mal de ses récentes blessures. Serge, Jean-Philippe et Gilbert ont 17 ans, ils sont pleins de fougue, d'attente et d'espérance. Sur la route qui les mène vers les plages du débarquement, ces trois jeunes errants à bicyclette vont rencontrer les fantômes de la guerre, les rescapés, les déserteurs, les sans-âge. Ce passé douloureux n'est pas le leur et ils ne savent rien de leur avenir. Malgré eux, ils se trouveront impliqués dans les plus terribles séquelles d'un drame qui les avait épargnés.
    C'est le roman vrai de la jeunesse d'après-guerre que nous raconte Pierre Miquel qui avait l'âge de ses héros dans ces années-là. Une jeunesse émouvante et perdue - si proche de celle d'aujourd'hui - dans une époque à la dérive, dont il fait revivre avec une étonnante vérité la confusion et le désarroi. Mêlant l'aventure et l'initiation, les souvenirs d'enfance et l'Histoire, la précision du mémorialiste et la sensibilité du conteur, ce nouveau roman de Pierre Miquel confirme après Le Magasin de chapeaux une autre facette de son immense talent.

  • Cet album est le récit chronologique de l'année 1918. C'est le récit en images de cette année de guerre, et finalement de paix. Chaque épisode combine sur une double page un texte bref, des photographies, la carte des opérations et des encadrés.

  • 11 novembre 1918, onze heures du matin : les combats cessent sur le front de France. Les hommes sortent des tranchées, la foule se presse à la Concorde, dans le monde entier la joie éclate. Mais cette joie fut, dans les lignes, un soulagement incrédule. Car cette paix, les hommes l'avait payée d'un lourd tribut. Jamais depuis 1914 le conflit n'avait été si meurtrier ni si dramatique. De mars à juillet 1918, Paris a été menacé. Pierre Miquel a profondément renouvelé l'histoire de 1918 en consultant les archives françaises et alliées. Une course acharnée aux effectifs. Le sacrifice programmé d'une génération, quand les états-majors rayent d'un trait une classe de jeunes hommes de leurs prévisions. Une guerre technicienne, où le mouvement, l'usage massif des avions et des chars, annoncent les percées de 1939-1940. Une guerre terroriste, où les obus et les torpilles aériennes ajoutent aux souffrances de civils minés par les privations. Une guerre mondiale, à double titre. Parce que des hommes tombèrent aussi en Palestine, dans le Caucase ou les Balkans. Parce que, les Anglo-Saxons sont les arbitres de la paix. Ils pourraient aligner cent cinquante divisions en 1919. Seule la menace du bolchevisme, le risque de son extension à Vienne et à Berlin, les forcent à rechercher une fin rapide. Les poilus des grandes batailles de 1918 ont plus souffert qu'en 1916, l'année de Verdun. À la seconde bataille de la Marne, les jeunes de 19 ans meurent au côté des territoriaux quinquagénaires. La victoire du 11 novembre est due à leur sacrifice, ainsi qu'à celui trop longtemps sous-estimé des Alliés : Américains et Britanniques, Canadiens et Australiens, Belges et Italiens, tombés en nombre dans la croisade contre les Empires centraux.

  • En matière de navigation, le doux ne s'oppose pas au dur, mais au salé : sur l'eau douce, les marins deviennent des mariniers, les bateaux des péniches, des barges, des barques... Entre la France et la navigation d'eau douce, les liens sont forts et séculaires. Paris ne doit-il pas sa fortune historique à son rôle de port fluvial ? À l'heure où l'aménagement du territoire fait l'objet d'un débat national, il est bon de se pencher sur l'histoire trop méconnue des voies navigables en France. Du canal de Briare aux aménagements récents du Rhône, des prouesses techniques de la Renaissance aux réalisations actuelles, le réseau fluvial a toujours été un des lieux privilégiés d'expression du génie technique et planificateur de nos ingénieurs, et un des instruments de la volonté des régimes successifs de rééquilibrer et d'harmoniser l'aménagement de notre pays. Aujourd'hui, un nouvel enjeu s'offre au réseau français, l'enjeu européen. Alors que l'Allemagne relie par canal le Rhin au Danube et à la Mer Noire, la France saura-t-elle saisir sa chance d'être, à nouveau, le véritable isthme de l'Europe ? Dans Histoire des canaux, fleuves et rivières de France, Pierre Miquel retrace pour nous la formidable aventure humaine et technologique, économique et politique, que représente la navigation en eau douce.

  • « L'acier, c'est fini » ; « le meuble français craque » ; « l'industrie mécanique s'effondre » ; « les exportations s'essoufflent » ; « des milliers de salariés sur le sable » ; « la campagne se dépeuple ». À la une des journaux, s'étalent les lézardes de la maison France. Alors, pourquoi ce « Vive la France », cri d'espoir et d'optimisme dans la morosité ambiante ? Parce qu'il n'aime guère les idées reçues et se méfie des modes, Pierre Miquel a voulu en savoir plus, voir sur place, juger sur pièces. Il a donc entrepris son Tour de France, comme jadis les compagnons, à la rencontre des réalités d'aujourd'hui. Et voilà ce qu'il a découvert : des régions entières sinistrées, de larges pans de notre économie ruinés mais aussi, un peu partout, de nouveaux bourgeons et, au bout du compte, un pays nouveau en train de naître. Autrefois, un Nord riche et industriel, un Sud pauvre et rural. Aujourd'hui, alors que le pays se rééquilibre vers le sud de la Loire, une nouvelle géographie économique et humaine prend corps, y compris dans les régions réputées en déclin : utilisation des friches industrielles, création de technopoles, villes où le futur s'élabore, provinces qui se réveillent, bataille des transports, course aux technologies de pointe et recherche d'activités rentables... Tout ceci témoigne d'une vitalité intacte : la France bouge, les hommes et les emplois se redistribuent, matière grise et esprit d'entreprise se réconcilient. Une enquête minutieuse, des cas précis et l'image se dégage d'une France en mouvement qui innove, crée, invente, prépare l'avenir. Pierre Miquel, dans le même esprit qui animait Vidal de La Blache publiant en 1911 son Tableau de géographie de la France, nous donne ici la première « photo satellite » de la France de demain.

  • Qu'est-ce que la main courante ? L'équivalent d'une "boîte noire" où, deux fois par vingt-quatre heures, les agents de police consignent les mille et un événements des rues de Paris. Conscient du "trésor" contenu dans ces registres, Pierre Miquel a obtenu l'autorisation spéciale de la Préfecture d'en dépouiller les informations.
    Avec son inégalable talent, l'historien nous propose ici le fruit de ses recherches. Querelles de voisinage, pillages de magasins, manifestations, bagarres électorales : c'est toute l'histoire de la première moitié du XXe siècle à Paris que l'on voit se dérouler - de l'Exposition universelle à l'Occupation, la Libération puis l'Épuration, en passant par les mouvements syndicaux de 1906, la Grande Guerre et ses déserteurs, la crise des années trente et ses réfugiés. On découvre ceux qui d'habitude n'ont jamais droit de cité : vagabonds du carreau des Halles, marchands de réglisse des Tuileries, mécaniciens de Belleville, épiciers juifs de la rue des Rosiers... Mais aussi la vraie Casque d'or dans un bordel, des victimes de la bande à Bonnot, des trafiquants du marché noir...
    Fourmillant d'anecdotes, le récit de Pierre Miquel dessine la mosaïque d'une société soumise à une bouillonnante actualité de crimes, d'émeutes, d'attentats et de trafics contre laquelle la police se mobilisait déjà. Une dimension surprenante de l'histoire : profondément humaine et proche de chacun.

  • La paix de Versailles... ses décisions commandent tout l'entre-deux-guerres... Ont-elles été mûries, pesées, "programmées" ? L'histoire nous montre qu'elles ont été, au contraire, négociées difficilement, dans la confusion, au jour le jour. Les réactions de l'opinion publique ? Comment les mesurer sinon essentiellement à travers la presse de l'époque, multiple, souvent véhémente, la plupart du temps impuissante. Car si la presse est un "pouvoir", elle se trouve confrontée, quotidiennement, avec les autres pouvoirs, le Parlement, le Gouvernement, accessoirement le Président de la République, l'État-Major (derrière le Maréchal Foch), le pouvoir économique. La presse, et singulièrement la presse quotidienne, est ainsi à la fois le reflet d'une opinion qui cherche à tâtons vérité et sécurité, mais aussi le creuset où viennent se mesurer et s'affronter les différents pouvoirs, tout au long des négociations. Que l'opinion publique, à travers la presse, ait été informée, plus ou moins. de l'élaboration de la paix, c'est un fait ; qu'elle n'ait pas eu les moyens de définir et d'imposer une certaine conception de la paix, c'est un autre fait. Mais cette impuissance n'est-elle pas, d'une manière générale, la caractéristique commune des mentalités françaises de l'entre-deux-guerres ?

  • Les élèves d'aujourd'hui n'apprennent plus l'histoire à l'école, et guère davantage au lycée. Ils ignorent aussi bien Jaurès que Bismarck. Est-ce leur faute ? Les programmes publiés par le ministère découragent les meilleures bonnes volontés et conduisent les enfants à pratiquer, quand ils en ont le goût, une histoire buissonnière, celle qui les amuse, les intéresse, les distrait et les fait réfléchir. Cette histoire-là ne se trouve plus à l'école mais au cinéma, à la TV, à la radio. Particulièrement l'histoire de France.
    La plupart des pays du monde - ceux de l'Est, ceux du "tiers monde" - tiennent passionnément à leur histoire nationale. La France n'est plus de ceux-là. Pourtant, récemment, l'opinion publique s'en est émue. Sans effet notable. Que peut-on faire ? Quelle histoire faut-il enseigner à nos enfants ? Comment arrêter, dans leur oeuvre de démolition, les sabordeurs de l'histoire ? Le pays qui a actuellement l'école historique la plus riche et la plus féconde du monde sera-t-il impuissant à formuler, pour sa jeunesse, un programme éducatif réaliste, concret, attrayant ?
    Pierre Miquel s'est efforcé de poser la question dans ses termes actuels, en voyant aussi ce que font les autres pays. En écrivant l'histoire, dit-il, non du point de vue de ceux qui la font, mais du point de vue de ceux qui la subissent, on peut changer beaucoup de choses à l'esprit de l'enseignement.

  • En 1950, ils avaient à peine vingt ans. Étudiants, ils vivaient avec passion le partage dramatique du monde. La guerre venait de prendre fin et ils ne rêvaient que d'amour et de paix.
    Au pied du Brévent, Duc, Paul et Hélène se retrouvaient avec d'autres jeunes gens venus de France et d'ailleurs. Le capitaine Viêt-minh, blessé et prisonnier des Français depuis la bataille sanglante de Coc-Xa au Tonkin, l'étudiant en philosophie et la jeune fille pieuse et passionnée n'avaient alors comme souci que de constituer une communauté fraternelle. Mais aussi de vivre pleinement leurs premiers émois...

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