• Justinien devient empereur romain d'Orient en 527. Pendant près de quarante ans, le souverain de Constantinople poursuit un seul but : réformer, agrandir, unir son empire dans la même foi chrétienne et en faire la plus grande puissance du monde méditerranéen.

    Empereur « qui ne dort jamais », Justinien a unifié le droit avec le Code justinien et de nombreuses lois (les Novelles) ; il a été le bâtisseur de nombreux monuments, dont la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, chef-d'oeuvre de l'art byzantin ; empereur chrétien, il a adopté une politique religieuse offensive envers les dissidents, païens ou hérétiques ; il s'est engagédans la définition de la doctrine orthodoxe, a publié des édits doctrinaux, organisé des conciles.

    À l'extérieur, à l'aide de généraux de valeur - Bélisaire, Narsès -, il a défendu l'empire efficacement contre les attaques de la Perse et contre celles de nombreux peuples barbares. La reconquête de l'Afrique du Nord et de l'Italie, que les Vandales et les Ostrogoths avaient enlevées, fut un de ses immenses succès. Si son long règne ne fut pas sans ombres - persistance des divisions dansl'Église, reconquêtes éphémères en Occident -, Justinien a conduit l'Empire romain à son apogée.

  • La première grande étude sur les règnes des fils de Constantin.Une plongée passionnante dans l'histoire de l'Empire romain au IVe siècle.Ils ont été éclipsés par la gloire de leur père, Constantin (272-337), premier empereur chrétien et bâtisseur de Constantinople. Figure écrasante et magnifique qui fit oublier l'œuvre accomplie par ses trois héritiers, Constantin II, Constance II et Constant.Destins souvent tragiques que fait revivre cette grande fresque historique, entre guerres fratricides et révolutions de palais, expéditions contre les Perses et les barbares et christianisation des confins de l'empire, schismes et hérésies, œuvre législative et réformes économiques.À travers les figures de ces trois frères trop souvent caricaturés en nouveaux Atrides, Pierre Maraval propose une lecture originale du ive siècle, époque charnière marquée par un foisonnement intellectuel et religieux qui annonce le basculement de l'Antiquité dans l'ère médiévale. Il montre surtout comment Constance, et dans une moindre mesure, Constant, ont moins terni l'héritage de leur père qu'ils ne se sont inspirés de sa conduite dans le but de poursuivre son œuvre.

  • La tradition historiographique dans sa diversité considère la conversion de Constantin au christianisme comme un moment décisif tant pour l'histoire de la Chrétienté occidentale et de Byzance que pour celle de l'Empire romain. Sa victoire sur Maxence, le 28 octobre 312 au pont Milvius, est restée célèbre car c'est à la veille de la bataille que Constantin aurait vu une croix lumineuse. Les conséquences idéologiques sont immenses et l'Empire donne ainsi à l'église chrétienne une position officielle (édit de Milan, 313). En 325, est réuni, à son initiative, le premier concile oecuménique à Nicée pour mettre un terme à l'hérésie arienne qui déchirait l'Église.
    Cet empereur au long règne (306-337), maître tout puissant de l'Empire après plusieurs guerres contre ses rivaux, met fin au système tétrarchique en rétablissant la monarchie héréditaire. Homme politique d'exception, Constantin est aussi un grand bâtisseur. Constantinople, la ville qui porte son nom, sera pour onze siècles la capitale politique, culturelle et artistique de l'Empire romain d'Orient, le centre d'une brillante civilisation.
    À sa mort, après avoir favorisé de nombreuses réformes politiques, monétaires et fiscales, sociales et religieuses, Constantin laisse derrière lui un empire pacifié. De ce personnage pragmatique et efficace que disent les sources controversées tant païennes que chrétiennes ? On trouvera dans ce livre le récit des grandes étapes de sa vie, au travers des témoignages favorables ou défavorables de Lactance, Eusèbe de Césarée, Libanios, Zosime et bien d'autres.

  • Les seize années du règne de Théodose Ier (379-395) ne furent pas de tout repos. Ce fils d'un général disgracié originaire d'Espagne accéda au pouvoir dans des circonstances tragiques, après une bataille contre les Goths dans laquelle l'empereur et les deux tiers de son armée périrent. Contraint de faire face à des périls tant extérieurs qu'intérieurs - intégrer ces Barbares à l'empire, combattre en Occident deux usurpateurs, Maxime et Eugène -, il a su imposer son pouvoir à Constantinople et en Orient, et apaiser les tensions religieuses qui agitèrent son empire. Son action a été très diversement jugée : si de multiples historiens lui accordent le titre de Grand, d'autres le taxent un peu vite de mollesse ou de fanatisme. Se fondant sur les documents les plus sûrs et les recherches les plus récentes, ce livre se propose de présenter le personnage et son bilan de façon mesurée. Il s'inscrit dans une perspective de réévaluation du règne, en matière législative, politique et religieuse : son action envers les païens et les Barbares, les lois qui tendent à établir le christianisme comme religion d'État et l'application de lois répressives, mais aussi son entourage et son combat contre Eugène. Autant de questions examinées dans cette synthèse qui parcourt la carrière de Théodose et des empereurs contemporains (Gratien, Valentinien II, Maxime, Eugène).

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • Constantin le grand

    Pierre Maraval

    Constantin Ier était homme à penser qu'«être empereur est l'affaire du hasard». Redoutable et ambitieux chef de guerre, il s'imposa comme maître tout-puissant de l'Empire romain d'Occident puis d'Orient, écartant l'un après l'autre ses adversaires.

    La bataille du pont Milvius en 312 contre son rival Maxence est restée célèbre. C'est à la veille de celle-ci qu'il aurait aperçu dans le ciel une croix lumineuse. Signe d'une intervention divine qui lui apporta la victoire? La conversion de Constantin, événement majeur de l'histoire de l'Occident, suscita et suscite toujours moult débats et controverses.
    Son règne fut l'un des plus longs - trente et un ans -, mais aussi l'un des plus remarquables. Empereur romain, il entreprit de nombreuses réformes fiscales et sociales dans un réel souci de justice. Premier empereur chrétien, il mit fin aux persécutions, tout en menant une politique religieuse de consensus à l'égard des autres religions : paganisme et judaïsme.

    Grand législateur, il fut aussi bâtisseur. Pour preuve, le grand nombre de villes qui portent son nom, parmi lesquelles la plus brillante : Constantinople, sa capitale. En retraçant l'ascension de l'empereur romain vers le pouvoir, son parcours et son action, Pierre Maraval offre une biographie captivante de celui qui laissa à sa mort un Empire unifié, pacifié et prospère.

  • Cet ouvrage remplace en partie le titre paru dans la même collection "Le judaïsme et le christianisme antique" de Marcel Simon et André Benoît. En effet de multiples publications de sources inédites, de nouvelles questions et interprétations sont apparues nécessitant un volume consacré au seul christianisme. Ce volume est une somme présentant tous les acquis les plus récents sur le développement du christianisme, favorisé par l'édit de tolérance de Galère puis par la politique de Constantin. Les institutions comme les doctrines vont se fixer et s'uniformiser grâce à la réflexion de nombreux théologiens.

  • La fin de l'Antiquité est une période majeure dans l'histoire du christianisme, celle où le christianisme devient majoritaire dans l'Empire romain et où il commence à se répandre hors des frontières de l'Empire. C'est également celle où les institutions se fixent, dont certaines existent encore de nos jours, c'est également une époque de grandes crises doctrinaires entraînant les premières divisions. Cet ouvrage aborde tous ces aspects, du IVe siècle au milieu du VIIe siècle, il vise à apporter une information exacte et dépassionnée sur cette période capitale de l'histoire du christianisme.

  • Cet ouvrage est le premier d'une publication qui en comprendra deux. Il présente les conciles oecuméniques du 1er millénaire, de Nicée I, en 325 à Constantinople IV, en 869-870 ; un second tome traitera du IIe millénaire. (Le concile Vatican II fera l'objet d'un ouvrage à part).Le titre d'oecuménique, « universel », se rencontre pour la première fois au concile de Chalcédoine (451), appliqué à ce dernier ainsi qu'au « grand et saint concile de Nicée ». Par la suite, les conciles se définiront toujours comme « le grand et saint concile oecuménique ».Pendant le premier millénaire, les conciles oecuméniques se sont réunis en Orient, sur l'initiative des empereurs, Constantin le premier, et indépendamment de l'évêque de Rome. La participation des Pères orientaux y fut forte et la représentation de l'Occident faible. La présence des légats du pape garantissait le caractère oecuménique ou « universel » de ces conciles, réunis d'abord pour résoudre des difficultés ou problèmes doctrinaux et définir ou proclamer la Foi de l'Église. En dernière analyse, l'autorité du concile dépendait de la ratification romaine.À une époque de la vie de l'Église où le mot « concile» et l'adjectif « conciliaire » occupent une place exceptionnelle, ce parcours historique et doctrinal sera des plus précieux.

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