• Au début du siècle, cinq personnes sont massacrées à coups de couteau dans une auberge de Haute-Provence. En 1920, un survivant croit découvrir les coupables, mais deux d'entre eux, un nouveau riche et le propriétaire d'un moulin à huile, sont assassinés à leur tour avant que Séraphin ait pu accomplir sa vengeance.

    Le justicier Monge entreprend alors de démolir la maison maudite de fond en comble...

  • "- Qu'est-ce que ça veut dire aimer ?
    - Je l'ai lu dans un livre, dit Laure.
    - À la maison, depuis que je suis né, personne, tu entends bien? personne! n'a jamais prononcé ce mot. Le mot aimer et le mot tendresse n'ont jamais fait souche ici. Le bonheur, ajouta le grand-père, c'est une distraction de riches !
    Voici ce qu'on pense du sentiment à Eourres quand Laure naît. Cette phrase du livre est comme une fiche d'état civil pour Laure qui pèse 750 grammes à sa naissance. Pas plus qu'Eourres on ne peut l'inventer parce que seul ce pays pouvait permettre cette naissance. Il est impossible de concevoir, si on ne les a pas vus, ces montagnes, cette géologie démentielle, ce chaos de la fin des temps ou de leur début. Songez au silence, à l'isolement, mais songez à l'obstination de Laure qui à trois ans demande à apprendre à lire et à six conduit le troupeau. Songez à cette petite fille perdue dans ce pays sans grâce qui veut échapper non pas à sa condition mais à son ignorance de la vie. Songez à tout ce qu'elle va devoir braver si elle y parvient."
    Pierre Magnan.

  • "Je parle surtout d'une Provence disparue. Celle de mon enfance et de ma jeunesse. Je parle aussi d'une Provence inconnue, celle qui ne se voit pas, celle sur quoi il faut pointer le doigt pour attirer l'attention. Je parle enfin d'une Provence restreinte. En fait, celle-ci ne dépasse pas les limites des Alpes-de-Haute-Provence, pays qui en dépit qu'on en ait reste mystérieux et secret. Le livre est écrit à la demande de mes lecteurs qui achètent mes ouvrages comme des guides pour se promener dans mes paysages, car si les histoires que je raconte sont inventées, les lieux où elles se déroulent en revanche sont rigoureusement conformes à la réalité." Pierre Magnan.

  • "C'était un alignement de cinq cadavres dans un ordre parfait. À égale distance les uns des autres, les orteils dressés vers le ciel, les paletots reboutonnés, même s'il était patent qu'ils eussent subi quelque désordre, les mains ouvertes dans le prolongement des bras collés au corps, les yeux fermés et tous comme au garde-à-vous. On avait dû profiter de ce qu'ils étaient encore chauds pour procéder à cette mise en scène." Crime politique, affrontement entre bandits de grand chemin ou implacable vengeance ? Félicien Brédannes, l'herboriste de Forcalquier qui fait cette macabre découverte, va, malgré lui et peut-être par amour pour la comtesse Gaussan, conduire l'enquête.

  • Et c'est chez Robert Laffont !0300 C´est ainsi que Laviolette et le juge Chabrand se retrouvent pour l´enterrement à  La Roque-du-Champsaur, dans ce cimetière (d´une importance capitale pour l´histoire) sans portail d´apparat, sans le moindre cyprès ni thuya, où n´est gravé qu´un seul nom sur chaque tombe, sans famille successive, sans ascendants ni descendants et où le froid et le vent vous transpercent les os.
    Pierre Magnan donne une fois de plus libre cours à son imagination débordante, multipliant les assassinats dont la nature criminelle devient évidente, l´essentiel étant de ne pas se tromper d´innocent !... Rebondissements, effets de surprise, il sait nous parler, dans une langue magnifique, des comportements humains et nous étonner  par sa verve, sa gaîté, et son érudition amusée.

    0300Laissé pour mort, dans un précédent roman, le nez dans une touffe de thym, le commissaire Laviolette, guéri de ses sept impacts de chevrotine dans le dos, est à nouveau chargé d´une enquête: la routine, comme l´affirme le conseiller Honnoraty. Presque rien, en somme : un homme vient de mourir à l´hôpital de Gap, et les neveux spoliés portent plainte pour captation d´héritage. Pas de quoi fouetter un chat. On a même demandé une autopsie et ça n´a rien donné, la mort est naturelle. Deux détails pourtant : la veuve avait célébré ses noces avec le mourant quatre jours auparavant en évinçant la maîtresse en titre, et on avait trouvé sur les mains de la victime d´abondantes traces de talc... Pierre Magnan donne une fois de plus libre cours à son imagination débordante et son érudition amusée, multipliant les assassinats, les rebondissements et les effets de surprise.

  • "Au Contadour (en 1937, Pierre Magnan a quinze ans), quand Giono, Lucien ou Fluchère ne nous font pas la lecture, la grosse question est de savoir ce qu'on fera en cas de guerre : renvoyer son fascicule de mobilisation, résister aux gendarmes, faire un fort Chabrol de la paix, se laisser fusiller sur place et pour les femmes se coucher sur les rails dans les gares. Je n'entendrai jamais Giono, ni ici ni ailleurs, prendre parti dans ce débat autrement qu'en s'engageant personnellement. Jamais il ne donnera de directives à quiconque. "Marchez seul. Que votre clarté vous suffise." - "Je n'écris pas pour qu'on me suive. J'écris pour que chacun fasse son compte en soi."" Ce n'est pas une hagiographie de Giono que propose Magnan mais un récit minutieux de leurs rencontres quasi quotidiennes pendant tant d'années, à Manosque. C'est aussi un double portrait, du maître dont l'adolescent s'émerveille, et de l'apprenti qui tait jalousement que lui aussi rêve d'écriture.

  • Trois histoires à suspense dont le célèbre commissaire fut, aux trois âges de sa vie, l'un des protagonistes ou le témoin privilégié : "Le fanal", où Laviolette rencontre une vieille campagnarde fantomatique qui a eu trois maris assassinés et pour lesquels, chaque fois, un fanal fut l'arme du crime. Dans "Guernica", Laviolette va être témoin d'un spectacle effrayant, véritable cauchemar qui le rendra à jamais misanthrope de lui-même. "L'arbre" est une histoire où hommes et femmes jouissent de leur vie comme dans un tableau flamand, et où un arbre prodigieux - un chêne immense - joue le rôle du destin.

  • Contre la porte du cimetière de Barles, près de Digne, il y a une boîte aux lettres qu'on ne remarque jamais. Pourtant, dans les années soixante, l'assassin à la belle écriture l'a parfois utilisée. C'était l'époque où Pencenat Émile creusait sa tombe, dimanche après dimanche. Il a été le premier à voir l'une de ces étranges missives, annonciatrices d'une vengeance à retardement.

  • Février 1349. Un rat moribond vient choir dans l'immense chaudron d'une daube mijotant pour les festivités de Mardi gras : c'est le début de la Peste noire à Manosque... Sous les remparts du village, un cavalier se régale du funeste spectacle : Lombroso, peintre officiel du duc de Mantoue, est venu trouver l'inspiration dans les cadavres encore chauds. La même nuit, une procession de jeunes nonnes quitte le château des Hospitaliers de Jérusalem, à Manosque. Elles tirent derrière elles un lourd chariot qu'elles cachent dans leur crypte avant d'être soudain massacrées...

    Histoire d'un trésor inestimable quoique sans valeur, Chronique d'un château hanté fait revivre la Provence d'autrefois en racontant les aventures de six générations, du XIVe siècle à nos jours. Étourdissant son lecteur d'un suspense baroque, Pierre Magnan orchestre une palpitante remontée dans le temps et la nature de l'homme.

  • La naine

    Pierre Magnan

    L'été de ses quatorze ans, au début des années 20, alors qu'il est apprenti dans l'imprimerie locale, une naine, à la fois méprisée et crainte, est tombée amoureuse de Jean, le narrateur.
    Le cadre de ce roman fortement autobiographique est une petite ville agricole de la Provence chère à l'auteur, et plus précisément la place principale flanquée, côté soleil, des demeures des notables et, côté ombre, des petites maisons des "dames du Nord", éternelles observatrices et commentatrices des faits et gestes de tout un chacun. La Sanson, espèce de sorcière discrète qui vit dans une impasse, tire en partie les fils d'une intrigue amoureuse à sens unique puisque Jean, lui, n'aime pas la naine.

    Chronique d'un été torride et roman d'apprentissage, tendre et douloureuse éducation sentimentale, La naine est sans conteste un des plus beaux livres de l'auteur de La maison assassinée et des Courriers de la mort.

  • Séraphin Monge, héros de La maison assassinée, est mort dans quelque éboulement de montagne où il cherchait la solitude propice aux êtres de son espèce.
    Plusieurs personnages illustrent cette histoire : un évêque fort en peine devant quelques miracles qu'il réprouve, la silhouette malingre d'un maquisard de vingt ans, dépenaillé et pacifiste, dont le nom est Laviolette !

    Mais est-ce bien là le véritable destin de Séraphin Monge ? L'auteur nous fait partager ses doutes et nous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne.

  • "Ils étaient tous autour du poêle quand il entra. Le vent d'automne dérangea la fumée de leurs pipes. Eux, devant cet homme encombré de deux valises, avec son chapeau mou et son imperméable clair, le prirent pour un monsieur. Mais, s'avançant au milieu de la pièce et rencontrant la mère Raffin qui venait en toute hâte sur ses pieds plats, il toucha son chapeau.

    - Je vous demande pardon, dit-il, est-ce qu'il serait possible de voir le maire ?

    Pourrier se leva.

    - C'est moi.

    Il enleva sa pipe de la bouche.

    - Je parie que vous êtes le nouvel instituteur ?

    - Juste, dit l'homme." Ainsi Barles fait-il son entrée, à l'automne 42, dans l'unique café de Cluze, village des Hautes-Alpes perché sous la dent de Cervières.

    Au même moment, deux jeunes gens, l'un juif, l'autre communiste, viennent de s'échapper de la citadelle de la vallée et grimpent à travers bois, droit vers l'ancien cimetière de Cluze...

  • "C'était un équipage de fière allure qui s'éloigna finalement du quai de Fronsac à grand renfort d'ordres et de claquements de fouet. Convenablement appareillés de grelins et de chapelières par les industrieux compagnons, les quinze percherons arrachèrent à son inertie le cachalot et sa gueule semblable à une étrave, laquelle se mit lentement à diviser les eaux du fleuve."
    C'est ainsi que commence, lors de l'été 1838, le périple de ce cétacé, organisé pour le compte d'un antiquaire rassis, amoureux d'une cantatrice aux appas dispendieux. Périple fluvial au long duquel les destins vont se dessiner, se nouer puis se défaire, dans la tendresse, la haine et la violence. Gigantesque puzzle de passions attisées par un orage d'apocalypse où soufflent tous les dieux d'une nature en colère. Et comme le fleuve déchaîné qui emporte tout sur son passage, l'écriture de Pierre Magnan tel un torrent d'images nous fascine, nous envoûte et finalement nous emporte sans qu'on puisse seulement faire mine de résister.

  • Le célèbre commissaire Laviolette dépérit à cause d'un chagrin d'amour, ce qui, à soixante-quinze ans, pourrait paraître comique à tous ceux qui n'ont pas encore soixante-quinze ans.

    Le juge Chabrand lui confie l'enquête sur deux crimes qui auraient pu passer pour des accidents si le tueur n'avait pris la peine de fixer sur ses victimes une page d'agenda à l'aide d'une épingle à linge. Son inépuisable connaissance de la Haute-Provence et le hasard feront le reste. Quant à savoir si le parme convient à Laviolette...

  • Pierre Magnan nous donne une nouvelle lecture de dix de ses romans ; il nous distille les paysages et leurs habitants, les vrais et les imaginaires, ces derniers s'inscrivent dans le décor d'une Haute-Provence mise en images par Pierre Ricou.

  • Pierre Magnan nous conte ici sa petite enfance, d'aussi loin que ses souvenirs reviennent, et à leur gré, entre 1925 et 1931. Il naît dans les Alpes-de-Haute-Provence - le cadre de l'essentiel de ses romans -, à Manosque. À l'époque, le village compte 3 500 habitants. La plupart vivent de la terre. Chaque foyer a sa bête de somme - âne, cheval ou mulet - et une charrette ; on parle le patois. Les tantes, les oncles, les amis proches, l'inoubliable Marie Priape, les voisins... de ces gens de Manosque, Magnan brosse de savoureux portraits, truculents, tendres, et toute la vie du village est recréée. Non sans nostalgie, toutefois : car Magnan se rappelle avoir vu les anciennes structures, que ses ancêtres croyaient éternelles, se transformer ou disparaître, en même temps que la langue provençale, les bêtes de somme, et l'odeur pourtant tenace, associée à l'enfance, du poivre d'âne.

  • À Manosque, Pierrot, 15 ans, part à l'aube cueillir des escargots dans les collines. Il entend un coup de feu. Nous sommes en 1945, des coups de feu Pierrot en a entendu beaucoup au cours des années précédentes. Il pense que son voisin, le boulanger, qu'il voit s'enfuir de la ruine où il se cachait, vient de braconner quelque faisan, mais, sa cueillette achevée, il se heurte au cadavre d'un personnage considérable. C'est le capitaine Patrocle, un héros de la Résistance. Quelque chose est en train de glisser du portefeuille du mort : c'est une lettre sur papier bleu qui est la clé du mystère. Pierrot s'en empare et remet le portefeuille en place. Dès lors il ne va plus vivre que dans la crainte d'être dépossédé de cette lettre qu'il a glissée dans son béret. Ce béret qui à la fin fera éclater la tragédie.

  • Apprenti

    Pierre Magnan

    "Je n'ai pas accompli mon rêve d'enfant : devenir maçon. Mais à seize ans, j'ai écrit Périple d'un cachalot, un roman de trois cent cinquante pages qu'on lit encore aujourd'hui. J'ai donc décidé de raconter ma vie dans un livre qui ressemble comme un frère à l'un de mes romans. Une vie d'éveils et de talents précoces, mais aussi de conditions difficiles. Mes lecteurs y apprendront que je fus apprenti dans une imprimerie pour cinq francs par semaine. Que j'ai aimé dès douze ans la femme que j'ai eu la douleur de perdre en l'an 2002. Qu'à l'âge de treize ans je connus la guerre et les vraies épreuves, mais que les soirs d'hiver et les collines de Provence ne cessèrent jamais de m'émouvoir et de me consoler de tout. Que j'ai appris bien plus à l'imprimerie qu'à l'école. Qu'à quinze ans j'ai rencontré Giono et tout ce qui l'entourait : la musique, les grands écrivains, la dimension du monde. Bref, j'ai décidé de dire la vérité dans un véritable roman autobiographique où le lecteur retrouvera bien des personnages, des lieux et des instants de grâce qui parcourent mon oeuvre de fiction." Pierre Magnan.

  • Sur les étals des marchés et chez beaucoup de producteurs, il arrive souvent de voir, rangées ou en vrac, des pommes de terre jaunes, rouges, marron clair à la peau tendre presque transparente, de formes ovales, rondes ou allongées, portant des noms ou des prénoms féminins, des noms de lieux ou encore des codes ou des abréviations. Que la pomme de terre, soit en robe des champs ou en papillote, qu'elle accompagne viandes ou poissons, ou qu'elle se mêle à d'autres légumes, qu'elles soient salée ou sucrée, qu'elles viennent de France, du Canada de Pologne, des Etats-Unis ou d'ailleurs, la pomme de terre se fera toujours une place de choix dans votre assiette. Parmi les mille et une façons de préparer la pomme de terre, cet ouvrage présente une sélection de recettes toujours savoureuses, venues de plusieurs régions et de différentes contrées.

  • Les sara, qui peuplent l'extrême sud du Tchad, sont un ensemble de populations dont l'économie repose sur la culture du mil. Les communautés lignagères et villageoises, organisées autour des prêtres de la terre, assuraient le bien-être à chacun de leurs membres grâce à des systèmes d'entraide et d'alliance entre les familles. Peu à peu, ces villages se soumirent à des autorités religieuses régionales, prêtres de la terre ou grands initiés.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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