• Le langage chrétien fait souvent appel au vocabulaire de la grâce. On dit s'en remettre « à la grâce de Dieu » comme à sa providence. On dit aussi que « Dieu fait grâce », qu'il remet les péchés « par grâce », que l'homme vit « au gré de sa grâce ».Cependant, la grâce est un terme qui fait partie de ces vocables, comme l'âme ou la providence, qui sont devenus obscurs ou étranges à beaucoup. Pourtant ce terme est irremplaçable ; la théologie, pour ne pas dire la foi, ne peut se formuler sans lui. C'est que l'homme, en effet, selon la révélation biblique, est appelé, par une faveur divine gratuite qui est la grâce, à une destinée supérieure, que l'on qualifiera de surnaturelle. On mesure que cette manière de parler de grâce, de surnaturel, de faveur, de gratuité et de révélation recouvre une doctrine très riche, que ces quinze études ne prétendent pas épuiser, mais tentent de mettre en lumière.De longueurs inégales, ces quinze leçons cherchent à circonscrire l'étendue et la portée du mot grâce dans la tradition catholique. Il recèle probablement le secret le plus intime du christianisme.
    Professeur de théologie et directeur de la Revue thomiste, le frère Philippe-Marie Margelidon, o.p., dirige le studium de théologie des dominicains de la province de Toulouse.

  • On dit souvent que le mal n'est pas justifiable, qu'il ne peut être réduit à une solution simple, tant il demeure incompréhensible. Il est scandale et provocation pour la conscience humaine. Or, la question de Dieu donne à celle du mal des proportions redoutables qui ne placent cependant pas la raison dans l'incapacité de dire quelque chose d'intelligible et de sensé sur ce qui apparaît à la fois comme un problème et un mystère. La théologie, qui est exercice de la raison dans la lumière de la foi, n'est pas condamnée à se taire. Dieu, certes, est inconnu en lui-même, et le mal demeure irréductible à toute entreprise de réduction, mais, à partir de tout ce que nous pouvons affirmer de Dieu par la raison et par la réflexion croyante, il est possible de donner quelques repères à ce qui demeure pour l'esprit un défi. Ces balises ne cherchent pas à justifier ou expliquer le mal, mais sont comme des tentatives raisonnées de comprendre et dégager de l'intelligibilité dans ce qui se présente, surtout en christianisme, comme un rapport difficile à penser : Dieu et le mal.
    Professeur de théologie et directeur de la Revue thomiste, le frère Philippe-Marie Margelidon, o.p., dirige le studium de théologie des dominicains de la province de Toulouse.

  • Cet ensemble d'études concerne plusieurs questions actuellement débattues autour du presbytérat et du diaconat et qui ne font pas l'objet d'un consensus unanime. Malgré la diversité des points de vue exprimés ces huit chapitres sont homogènes sur le fond et manifestent une authentique unité doctrinale. L'articulation presbytérat et diaconat qui en constitue le coeur permet de mieux saisir ce que chaque degré comporte de spécifique au double plan de la fonction (agir) et de la consécration (être), de la mission et de la sainteté dans l'Église. Quelques annexes fournissent des éléments de discussion à propos du diaconat féminin, de l'ordination des femmes et du célibat ecclésiastique. 
    Avec les contributions d'Henry Donneaud, Damien Troupeau, François Daguet, Damien Logue, Gilbert Narcisse et Philippe-Marie Margelidon.
    Sous la direction du père Philippe-Marie Margelidon, dominicain, docteur en théologie. Le père Margelidon est professeur de théologie dogmatique  au Studium dominicain de Toulouse, à la faculté de théologie de l'Institut Catholique de Toulouse et à l'Institut Saint Thomas d'Aquin. 

  • Le renouveau des études thomistes, engagé à la suite de la publication de l'encyclique de Léon XIII, Aeterni Patris a été porté par de grands noms dans les différentes disciplines des sciences sacrées, mais si l'actualité de la philosophie thomiste est bien connue, celle de la christologie l'est beaucoup moins. Cette recherche part de la question de la grâce du Christ pour examiner ce qu'elle suppose et implique à titre de corollaire ou de conséquence. De la grâce à la résurrection du Christ, le parcours est assez long, mais organique. Chaque chapitre aborde un thème ou une notion, parfois un ensemble de questions corrélées chez plusieurs auteurs, et parfois chez un même théologien dont on peut suivre l'évolution. L'auteur a essayé de respecter au plus près la pensée de chacun, d'analyser et non de résumer, de présenter à chaque fois les points forts et saillants, parfois les faiblesses de telle ou telle thèse.Cette série d'études n'est pas exhaustive, mais elle confronte une diversité de sujets fondamentaux dont le contenu ne peut pas ne pas rencontrer l'intérêt du lecteur chrétien, ou, tout au moins, la curiosité de ceux qui aiment la réflexion théologique spéculative, assez rare de nos jours.Certes, l'intention de ce travail est d'abord de contribuer à la réhabilitation d'une théologie trop souvent « déclassée », mais ensuite et surtout de poser quelques jalons pour une christologie thomiste intégratrice.Philippe-Marie MARGELIDON, Prêtre dans l'ordre dominicain est professeur de théologie et directeur des études du couvent de Toulouse.

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