• Rentrée Littéraire 2021Des tranchées, des arbres, les tourments d'un homme et l'espoir du monde." J'ai toujours envie de te gifler... Continue à écrire et on va continuer à faire l'amour puisqu'il n'y a que ça qui marche entre nous. Tu vas signer la paperasse de mon père... Je vais avoir une autre vie, Jean, mais, dans cette autre vie il y aura un tiroir secret, et dans ce tiroir il y aura toi. Et si un jour tu as quelque chose à me proposer, dis le-moi. Ne regarde pas mes larmes, elles ne veulent pas dire grand chose, écris, mon Jean, surtout n'arrête pas, j'aime que tu écrives... Je m'offrirai certaines de tes phrases, même si elles ne sont pas pour moi. Je suis jalouse de cette guerre qui te garde pour elle, qui te fait marcher seul je ne sais où... sans moi... sans ta femme... Je pense que je suis la seule veuve de guerre dont le mari est vivant et devant ses yeux. "Du grand massacre de 14-18, Jean Fournier revient indemne physiquement mais broyé de l'intérieur. Démobilisé, il fait tout ce qu'il peut pour y croire, croire qu'un avenir est encore possible après cinq années à voir et entendre ce que des yeux et des oreilles de vingt ans ne devraient pas avoir à saisir. Il retrouve son emploi discret dans une banque et le destin lui fait grimper les échelons par la grâce d'un amour fol : celui d'Alice. Mais Alice, malgré ses efforts, le voit rêver de hauteurs qu'elle ne connaît pas, celles des cimes où un berger lui a, un jour, offert un autre regard sur les hommes et sur la vie.Retrouvez toute la Rentrée Littéraire Robert Laffont ici : http://rentreelitteraire.robertlaffont.com/

  • Mémé

    Philippe Torreton

    Voici le portrait qu'à plus de quarante ans Philippe Torreton fait de celle qui fut le personnage central de son enfance, un portrait tendre et nostalgique, construit par petites touches comme la mémoire, où chacun retrouvera sa grand-mère ou celle dont il a rêvé.

  • - 64%

    Jacques à la guerre

    Philippe Torreton

    • Plon
    • 23 Août 2018

    Le chant d'amour d'un fils pour son père.
    "
    Mon père me manquait, mais à voir la silhouette de ma mère s'attardant sur le quai sans un bras pour la soutenir, sans une main caressante qui écrit sur la toile grise de son dos qu'il ne faut pas s'en faire, que le fiston va revenir vite, je lui aurais bien souhaité de retrouver un homme. S'il y avait une peine perdue d'avance, c'était celle-là ; elle allait s'accrocher à son deuil comme la misère sur le monde, maintenant qu'il était mort, son mari elle l'avait pour elle, rien que pour elle. Et puis, dans son monde on ne s'épousaille qu'une fois, on ne divorce pas et quand la mort vient rebattre les cartes, on continue de jouer avec la mise d'avant, une chaise vide en face de soi. Je suis parti en la plaignant un peu. Finalement l'armée avait du bon : en la voyant s'éloigner, immobile sur ce quai, j'avais de la peine pour elle. Au moins, ces départs étaient l'occasion de recueillir un brin d'affection. J'allais lui manquer ; je comptais. "
    Jacques, enfant, a subi la guerre en Normandie. Envoyé en Indochine, l'absurdité du monde lui saute aux yeux. Comment vit-on la violence lorsqu'on est un homme simple aspirant à une vie calme ? Plein d'humanité et d'émotion, porté par une écriture enflammée unique, ce livre de Philippe Torreton est dans la lignée de son bestseller
    Mémé. Jacques à la guerre ou le roman de son père.

  • "Le moyen d'acquérir la justice parfaite, c'est de s'en faire une telle habitude qu'on l'observe dans les plus petites choses, et qu'on s'y plie jusqu'à sa manière de penser" Montesquieu
    " Je sais d'avance que nous allons en laisser les trois quarts sur le bas-côté. Toute cette malchance qui se sème comme une mauvaise herbe, cette vie en tee-shirt Mickey et survêtement Spiderman, ce scorbut culturel, je l'ai devant moi. On ravale les façades, comme les immeubles de la cité d'à côté, de loin ça fait mieux, mais au-dedans du dedans l'ascenseur social est toujours bien crado et en panne. Le manque de moyens érigé en principe pédagogique, l'impuissance en réactivité, ça suffit. Vivement les catastrophes, puisque l'humanité ne comprend les choses qu'à grands coups de boutoir. "

  • « Lire Shakespeare, c'est lire le monde.J'adorais ça : ces rois et ces reines inconnus, ce théâtre qui allait voir au-dehors, qui ne s'arrêtait pas aux portes capitonnées d'un salon...Je voulais tout jouer, Roméo et Juliette, je n'arrivais pas à me décider. J'étais un athlète de l'art dramatique, prêt à en découdre. Je pouvais mourir d'amour, envahir la France, renier mes filles, réclamer un cheval, voir une forêt bouger, tuer ma femme dans son lit, j'étais prêt. »De l'éblouissement de ses premières lectures au souvenir vivace des grands rôles qui ont marqué sa vie, Philippe Torreton nous livre « son » Shakespeare. Tour à tour intime, touchant et drôle, il transmet avec délicatesse sa passion pour le plus grand des dramaturges, qui, à quatre siècles de distance, s'adresse encore à chacun d'entre nous.

  • Oui, ce livre peut contenir des traces de colère et je m'en excuse...
    Je me suis investi en politique, comme on dit. J'ai soutenu des candidats, fait des discours devant des foules, je me suis même inscrit sur une liste municipale. Depuis tout petit j'imagine des plans d'action pour sauver le devenir humain ! La vie des gens me passionne, mais j'ai de la peine à voir le monde tel qu'il est et me dire que "c'est comme ça".
    Or, aujourd'hui, comme beaucoup, je suis déçu, dépité, désappointé, consterné, accablé. J'ai le sentiment qu'une élection a eu lieu mais que rien ne s'est passé normalement.
    Philippe Torreton
    L'interprète de Jaurès et Cyrano s'engage. Il écrit au président de la République, François Hollande. Des lettres volubiles, drôles, énervées. Empreintes parfois d'un rien de commisération pour la tâche d'un président par trop normal... Dans ces courriers enragés se lit une vision du monde. Généreuse, utopique peut-être, passionnée toujours. Et s'entend aussi la voix vibrante, émue, d'un comédien qui ne se contente pas de jouer.

empty