• Le 20 mai 1498, trois vaisseaux portugais, après avoir doublé le cap de Bonne-Espérance, atteignent les côtes des Indes orientales. Cet événement majeur dans l'histoire du monde inaugure une longue période d'échanges entre Occidentaux et Orientaux.Chaque grande nation européenne, désireuse de disposer de sa propre Compagnie des Indes, met en place de puissantes institutions qui bénéficient du monopole des relations commerciales et maritimes. Le développement de leurs flottes transforme cette aventure en épopée maritime. La demande croissante de produits d'Asie conduit les Compagnies à rivaliser pour la conquête de nouveaux marchés. Installées peu à peu dans toutes les Indes orientales, elles deviennent de formidables machines de pouvoir, élément essentiel du processus de conquête du monde par les Européens.Le présent ouvrage est la première approche comparative consacrée aux différentes Compagnies des Indes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le désenclavement planétaire (ce que le point de vue européocentriste appelait « les Grandes Découvertes »), réalisé au XVIe siècle par une poignée de pionniers, à la fois marins et soldats, explorateurs et négociants, est bien vite entré dans une phase d'exploitation croissante et de plus en plus systématique par un capitalisme marchand. Ce fut là, déjà, une étape décisive d'un procès de mondialisation qui s'inscrit en fait dans une très longue durée. Depuis la publication de sa thèse en 1989, La Compagnie française des Indes au XVIIIe siècle (1719-1795), Philippe Haudrère a été reconnu internationalement comme le grand spécialiste des trafics transocéaniques et des Compagnies européennes des Indes aux XVIIe-XVIIIe siècles. Il est l'auteur aussi de la première synthèse scientifique sur Les Compagnies européennes des Indes orientales. C'est surtout aux activités transocéaniques des Français que revient le présent volume : activités maritimes, marchandes ou coloniales, de navires de la Compagnie des Indes ou d'armateurs privés. Il réunit vingt-neuf articles qui sont autant d'études originales résultant de recherches toujours renouvelées dans les sources. Avec l'octroi de privilèges, les trafics vers l'Océan indien étaient organisés dans le cadre d'une économie mixte, réalisant un compromis entre l'État et les initiatives privées. La première partie est consacrée à l'organisation des compagnies, leur administration, leurs directeurs, leurs ressources financières et les relations avec l'État. L'ouvrage étudie ensuite la route des Indes : les itinéraires, les flottes, les hommes, les naufrages. Il décrit la présence et l'activité des Européens aux Indes orientales. Dans le cas de la France, il pose le problème auquel a eu à faire face la monarchie, celui de la politique à mener pour soutenir une activité marchande croissante, et de ses moyens. C'est donc un triptyque sur les trafics dans l'océan Indien qui, avec cet ouvrage, est réalisé par l'auteur.

  • L'Allemagne a, tout au long de la période contemporaine, montré une vocation industrielle nettement affirmée. Parmi les pays riches, elle est celui qui conserve l'orientation la plus poussée vers ce secteur, qui occupe encore aujourd'hui plus du tiers de sa population active contre un quart aux États-Unis, et ceci en dépit de coûts salariaux élevés et de réglementations de plus en plus contraignantes. Comment s'explique cette situation ? En fait, c'est toute une société qui a révélé, à travers les diverses phases d'une histoire mouvementée, une réceptivité particulièrement élevée au progrès technique et scientifique : phénomène aux multiples facettes, l'industrie n'est pas à considérer seulement sous l'angle économique. Le « monde de l'industrie » déborde du cadre des fabriques et des faubourgs ouvriers et fait corps avec la société tout entière. L'enquête historique qui est proposée ici conduira à étudier aussi bien les traditions religieuses que les structures familiales, la géographie des transports ou le système de formation.

  • Voltaire, défenseur acharné de La Bourdonnais, le définissait comme un génie audacieux. Mousse à 10 ans, officier à 24, ce Malouin, au service de la Compagnie des Indes, découvrit très jeune locéan Indien. Il fit fortune dans le commerce entre Pondichéry, la mer de Chine et les côtes du Sud-est africain.

    Nommé Gouverneur de lîle de France et de Bourbon, La Bourdonnais mit toute son énergie dans laménagement de ces îles avec un succès incontestable. En cinq ans, il façonna durablement ce territoire dont on lavait chargé, bouleversant ainsi les données stratégiques de locéan Indien.
    Administrateur prodigieux, La Bourdonnais fut également un grand amiral. Après avoir dispersé une escadre anglaise il remporta une victoire éclatante en semparant de la ville de Madras, mais son antagonisme avec Dupleix lui vaudra dêtre embastillé trois ans.
    La découverte récente de documents confidentiels éclaire la personnalité dun homme qui, très en avance sur son temps, avait compris limportance des océans et de la marine dans la politique internationale. Son histoire est indissociable de celle de locéan Indien et de lEmpire français des Indes au XVIIIe siècle.

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