• Le regent

    Philippe Erlanger

    Maudit par ses contemporains, un prince incompris qui n'a pas connu, à tort, l'indulgence de la postérité Parvenu au pouvoir en brisant le testament de Louis XIV, le Régent (1715-1723) inaugure une politique réformatrice et souvent audacieuse : il se rapproche de l'Angleterre, favorise la révolution bancaire, restaure les remontrances parlementaires et encourage les ambitions politiques de la haute noblesse. Le fiasco de la polysynodie et la banqueroute de Law amoindrissent son bilan tandis que le dirigeant éclairé disparaît derrière le libertin. Cette biographie enlevée souligne l'importance du politique et révèle une personnalité complexe et fascinante.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le XVIe siècle fut une époque de grands bouleversements, de découvertes et de luttes idéologiques. Si les Français savent quels furent les effets de ces révolutions dans l'Europe occidentale, ils ignorent en général ce qui, pendant la même période, se passait au-delà du Rhin. Elizabeth Tudor, Philippe II, Henri IV sont universellement connus : leur contemporain, l'Empereur Rodolphe II, ne l'est guère et cependant il mériterait d'être également célèbre. Non que ce petit-fils de Charles Quint ait été un conquérant ou un grand homme d'État. Sa nature ne le lui permettait pas. Marqué par les redoutables atavismes des Habsbourg, c'était un personnage bizarre et fascinant qui, détestant le réel, rêva plutôt qu'il ne vécut. Aussi son règne fut-il jalonné de malheurs éclatants. Mais ce chimérique a laissé sur notre temps des empreintes beaucoup plus profondes que celles de la plupart des princes de cette Renaissance dont il fut l'incarnation suprême. Mécène incomparable, il rassembla un nombre prodigieux d'oeuvres d'art. Et surtout, son amour de la magie, son goût du surnaturel, sa curiosité du Cosmos firent que les savants dont il encouragea les travaux en les protégeant de l'Inquisition franchirent la barrière qui sépare l'astrologie de l'astronomie. Grâce à lui, Kepler put énoncer ses fameuses lois et ouvrir la voie où devaient passer les cosmonautes modernes. Philippe Erlanger s'est appliqué à faire revivre en son étrange Cour de Prague, parmi ses trésors, ses artistes, ses alchimistes, ses mages, ses chercheurs, au milieu des complots et du tumulte sanglant des guerres de Religion, cet empereur fastueux, mélancolique, torturé, qui préféra les étoiles à ses royaumes terrestres.

  • Le XVIe siècle fut une époque de grands bouleversements, de découvertes et de luttes idéologiques. Si les Français savent quels furent les effets de ces révolutions dans l'Europe occidentale, ils ignorent en général ce qui, pendant la même période, se passait au-delà du Rhin. Elizabeth Tudor, Philippe II, Henri IV sont universellement connus : leur contemporain, l'Empereur Rodolphe II, ne l'est guère et cependant il mériterait d'être également célèbre. Non que ce petit-fils de Charles Quint ait été un conquérant ou un grand homme d'État. Sa nature ne le lui permettait pas. Marqué par les redoutables atavismes des Habsbourg, c'était un personnage bizarre et fascinant qui, détestant le réel, rêva plutôt qu'il ne vécut. Aussi son règne fut-il jalonné de malheurs éclatants. Mais ce chimérique a laissé sur notre temps des empreintes beaucoup plus profondes que celles de la plupart des princes de cette Renaissance dont il fut l'incarnation suprême. Mécène incomparable, il rassembla un nombre prodigieux d'oeuvres d'art. Et surtout, son amour de la magie, son goût du surnaturel, sa curiosité du Cosmos firent que les savants dont il encouragea les travaux en les protégeant de l'Inquisition franchirent la barrière qui sépare l'astrologie de l'astronomie. Grâce à lui, Kepler put énoncer ses fameuses lois et ouvrir la voie où devaient passer les cosmonautes modernes. Philippe Erlanger s'est appliqué à faire revivre en son étrange Cour de Prague, parmi ses trésors, ses artistes, ses alchimistes, ses mages, ses chercheurs, au milieu des complots et du tumulte sanglant des guerres de Religion, cet empereur fastueux, mélancolique, torturé, qui préféra les étoiles à ses royaumes terrestres.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Peu de souverains connurent à l'égal d'Hhenri III l'amour passionné et la haine aveugle de la foule. Adoré avant son avènement comme un demi-dieu, il devint, sitôt qu'il règna, l'objet d'une exécration et d'un mépris qui devaient le faire tomber sous le poignard d'un assassin.
    Et pourtant ce monarque tant vilipendé fut un souverain brave, séduisant, généreux, libéral, doué de tous les dons de l'esprit, grand orateur, soldat valeureux, diplomate incomparable, profondément attaché à sa patrie. Son impopularité, il ne la dut réellement ni à la bizarrerie de ses moeurs, ni aux étrangetés de son caractère. Le grief profond des hommes qui, de son temps, se disputaient la France vint de ce que, méprisant toutes les factions, il défendit inlassablement contre elles la cause du pays.
    Philippe Erlanger s'est efforcé de tracer une peinture fidèle d'un roi mal connu et, pour ce faire, il a cru ne devoir dissimuler ni ses singularités, ni ses faiblesses. Dans une évocation pleine de vie et de couleur, il montre cet homme extraordinaire en lutte contre la révolution du XVIe siècle et ressuscite autour de lui les personnages fastueux, pittoresques, corrompus qui menaient leurs intrigues à la Cour licencieuse des derniers Valois.

  • Sur Diane enfant nous ne possédons qu'un renseignement précis : son père l'emmenait à la chasse quand elle avait six ans. Dès le premier âge, le futur modèle du Primatice suivit les traces de la déesse, sa patronne, et soumit son corps aux saines disciplines dont elle devait être si bien récompensée. Pendant son existence entière, Diane se lèvera avec le jour, prendra des bains d'eau froide, chevauchera fougueusement à travers bois. Les nobles animaux qui contribueront à immortaliser ses images, elle ne perdra jamais le goût de les forcer.

  • La Saint-Barthélemy a longtemps été considérée, étudiée comme une explosion du fanatisme religieux, comme l'épisode le plus dramatique des guerres fratricides qui pendant quarante années dressèrent les uns contre les autres catholiques et protestants français. La Saint-Barthélemy fut en effet cela, mais elle fut aussi bien autre chose. C'est diminuer cet événement capital, c'est en sous-estimer la portée que de ne pas le situer dans la perspective générale du XVIe siècle et de ses bouleversements politiques. C'est méconnaître également son actualité.
    Les causes et les effets de la Saint-Barthélemy n'apparaissent clairement que si on les présente en fonction des vastes mouvements non seulement religieux, mais aussi diplomatiques et sociaux qui agitaient l'Europe. Dès lors l'éclairage change et les principaux acteurs de la tragédie apparaissent sous un jour nouveau.
    En orientant son travail dans cette voie, Philippe Erlanger s'est imposé pour règle : ne céder à aucune des passions que ce sujet brûlant a si souvent provoquées chez les historiens. C'est avec une objectivité totale qu'il a cherché la vérité de ce drame, manifestation éclatante de la folie des hommes, tout imprégnée de l'esprit d'une époque révolutionnaire et que la nôtre aurait profit à méditer.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Orpheline de père une semaine après sa naissance en 1542, la fille de Jacques V d'Écosse et de Marie de Lorraine est l'enjeu, dès l'âge de cinq ans, des convoitises diplomatico-matrimoniales de l'Angleterre et de la France. Un an plus tard, une nouvelle vie commence à la cour des Valois, partagée entre une éducation de princesse lettrée de la Renaissance, et les complots d'un pays déchiré par les guerres de Religion. En 1558, son somptueux mariage avec le futur héritier du trône, semble enfin inaugurer de belles années. Mais, un an plus tard, la mort accidentelle d'Henri II propulse son mari, François II, sur un trône branlant où son esprit enfiévré et brouillon achève de désorganiser la France. La mort de François, après deux ans de complots et de traquenards, laisse une veuve de dix-huit ans, aussitôt réexpédiée dans son Écosse natale, où elle doit affronter la vague protestante menée par John Knox. Incapable de s'adapter à la rugueuse vie écossaise, après celle des châteaux de la Loire, elle s'égare en plaisirs futiles, en frasques sentimentales, et en échafaudages politiques de pacotille qui - un peu à l'instar d'une Marie-Antoinette - lui valent discrédit, ragots, puis haine, et enfin guerre ouverte. Il ne manque plus que la fuite en Angleterre, chez sa cousine et adversaire Elizabeth, pour achever une existence lamentable, conclue, non sans grandeur d'âme, sur l'échafaud, à quarante-cinq ans.

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