• Moïse, fondateur de la première religion monothéiste ? Non. Car avant lui il y eut la grande aventure spirituelle du pharaon Akhenaton, en avance sur tous les hommes de son temps, qui tenta d'imposer un seul et unique dieu, Aton. N'est-ce vraiment qu'un hasard si le nom que Moïse donne à son dieu, Adonaï, ressemble si fort à ce nom d'Aton ? Le prophète de l'Ancien Testament, qui vécut si longtemps sur les bords du Nil, était-il vraiment juif ? Beaucoup d'indices, semés çà et là dans la Bible, font penser que Moïse était peut-être un Égyptien, adepte de la religion atonienne, et qui, après son échec, dut fuir en traversant miraculeusement la mer Rouge vers la Terre promise inaccessible. Tout cela se passait il y a trente-cinq siècles. Alors vivait Néfertiti, dont le nom signifie "la belle est venue". Elle était l'épouse d'Akhenaton, et qui sait si cette princesse égyptienne ne fut pas celle qui recueillit l'enfant Moïse perdu sur les eaux ? Avec elle et son idéaliste époux, il faut se promener à travers la ville de rêve qu'ils construisirent pour honorer leur dieu d'amour, la "Cité de l'Horizon d'Aton", aujourd'hui Tell el-Amarna. De passionnantes découvertes archéologiques y ont été faites dans des conditions souvent fort romanesques, dignes des personnages qui y vécurent en ces temps très anciens et qui pourtant nous paraissent si étonnamment proches. Akhenaton et Néfertiti faisant des offrandes au dieu Aton.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Nous pourrirons cette guerre » aimait répéter Hitler tout au long des trois premières années de la Seconde Guerre mondiale. La Gestapo française ne fut rien moins qu'une tentative de pourrir un peuple par l'intérieur. De documents d'archives, jamais encore livrés au public, Philippe Aziz a dégagé les rouages de cette machination savante qu'avait entrepris de dresser, pour répondre aux désirs de son Führer, la Gestapo allemande. Dans son précédent ouvrage : Tu trahiras sans vergogne, Philippe Aziz avait révélé les dessous de l'affaire Bonny-Laffont, les patrons de la rue Lauriston. C'était le fruit d'une enquête rigoureuse qui le mena tout naturellement sur les traces de la Gestapo française en province. Il a retenu pour Au service de l'ennemi trois villes qui furent des hauts lieux de la collaboration et le théâtre d'opérations particulièrement exemplaires : Bourges, Saint-Étienne, Marseille. Étranges procès d'étranges destins dont Philippe Aziz établit pour la première fois le récit, récit authentique appuyé sur des documents inédits et des interviews et que seule la vérité historique permet de supporter. Un ouvrage d'une grande rigueur, écrit avec un grand souci de vérité.

  • Roubaix, unique ville de France à majorité musulmane, est une cité-laboratoire doublement exemplaire : à côté d'une élite maghrébine cultivée et remarquablement intégrée au sein de la société française, il y a la grande foule des exclus, abandonnés à leur sort dans des quartiers-ghettos, zones de non-droit, où la police ne s'aventure qu'avec prudence mais où les prédicateurs de l'islam radical gagnent chaque jour du terrain. Condamnés au chômage et à la misère, objets de vexations permanentes, en quête fiévreuse de points de repère et d'identité, les Beurs de Roubaix prêtent plutôt l'oreille aux imans qui prêchent un « islam de rupture » dans des « centres islamiques » aux adresses changeantes. Pendant un an, Philippe Aziz a arpenté ces « banlieues de l'islam », recueilli les propos des uns et des autres. Tels qu'ils sont reproduits, ils restituent, à l'état brut, les interrogations, les angoisses, les incertitudes et les colères de ces Beurs en état de rébellion ouverte contre la société qui les entoure et qui, pensent-ils, les méprise. L'auteur a suivi, pas à pas, les missionnaires du Tabligh, qui proposent aux musulmans les moins éduqués des règles simples et accessibles à tous. Un islam piétiste et calme en apparence, mais fondé sur un socle dogmatique d'une extrême rigidité. Et la graine que sèment, jour après jour, ces Savonarole de l'islam, réserve pour la nation des lendemains douloureux : l'affaire Khaled Kelkal n'est peut-être que la première manifestation d'une future « intifada » des banlieues. Dans les cités naufragées de Roubaix, quelques émules de Kelkal sont prêts à devenir, eux aussi, des « martyrs de l'islam ».

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