Littérature traduite

  • Dans la salle de lecture surchauffée de la bibliothèque municipale, ils ont échangé leurs premiers regards. Puis, autour d'un café, leurs premiers mots. II est suisse et fait des recherches sur les wagons de luxe américains. Elle est américaine, étudiante en physique et rédige sa thèse de doctorat. Ils dînent ensemble, partent en excursion dans les forêts environnantes, visitent les musées. Un jour, Agnès lui demande d'écrire un portrait d'elle. Soir après soir, il se prête à ce qui n'est au début qu'un jeu. Mais, peu à peu, leur vie se conforme aux aléas du récit, au risque que celui-ci prenne le pas sur la réalité. "Qu'est-ce qui relie les êtres entre eux ? Peter Stamm a écrit un premier roman cérébral et singulier. Une réflexion sur les mystères de l'amour. Un voile soulevé dans un bruit de déchirure. Agnès raconte la mort de l'innocence".

  • Un petit village du nord de la Norvège, envahi les trois quarts de l´année par la nuit polaire. Ici vit Kathrine, employée des douanes. Elle a vingt-huit ans, un enfant d´un premier mariage. Jour après jour, elle contrôle les chalutiers qui viennent décharger leur pêche au port. De temps à autre, le soir, elle va boire une bière à l´Elvekroa, l´unique pub du village. Parfois, rompant la monotonie des jours, elle chausse ses skis de fond et va rendre visite au gardien du phare.
    En secondes noces, elle épouse Thomas, chef de production à la conserverie locale : un bon parti. Et puis elle fait une découverte, qui la blesse profondément. Elle s´enfuit, monte à bord du Polarlys, part vers le Sud...
    Avec des mots simples, nus, élaborant une sorte d´alphabet mélodique, Peter Stamm nous introduit par touches, par une suite aléatoire d´esquisses, au coeur de l´univers de Kathrine. Un livre sur la solitude, la fragilité de l´amour, la douleur de vivre et les illusions perdues.
    Après Agnès et Verglas, Paysages aléatoires est le troisième roman de Peter Stamm.

  • « Le narrateur et ses protagonistes semblent incapables d'ouverture à l'autre. Aussi subit que le verglas au matin, un réflexe qu'ils ne maîtrisent pas arrête le geste secourable. Incapables de s'impliquer ils se murent dans la solitude. Ce mal reste inexpliqué. Mais dans une prose forte et d'une égalité sans faille, son mystère donne aux personnages une présence insistante. Ils sont de notre temps, et leur ressemblance inquiète. » (Wilfred Schiltknecht, Le Temps) « Peter Stamm fait partie de cette génération d'écrivains qui ne pratiquent qu'un style dépouillé, sobre, où chaque mot compte. Dans ces neuf nouvelles, le narrateur se trouve en Suisse, à New York, en Suède, sur une île hollandaise ou en Italie. A partir d'une situation toujours banale, Peter Stamm introduit une atmosphère un peu étrange, si bien que l'on aborde chaque texte avec curiosité. » (Martine Silber, Le Monde)

  • Ils sont cadres de banque, étudiants, mères de famille ou retraités, des gens ordinaires. Ils vivent à New York, ou quelque part en Suisse, vont travailler à Londres ou à Riga, se croisent dans un bar à fado de Lisbonne. Gagnés par le train train quotidien. La banalité même. C´est à eux pourtant que Peter Stamm donne la parole dans son dernier recueil de onze nouvelles.
    A Henry, l´ancien vacher devenu cascadeur qui sillonne le pays en rêvant de rencontrer une femme. A Inger, la Danoise, qui refuse sa vie étriquée et s´est mise en route pour l´Italie. A Regina, si seule dans sa grande maison depuis le départ des enfants et la mort de son mari, qui découvre à nouveau le monde grâce à l´ami australien de sa petite fille et rêve d´un nouveau voyage.
    L´écriture épurée de Peter Stamm exprime leur désespoir sans éclats, en douceur, dans des petits gestes, des répliques désarmantes de dérision et d´infinie tendresse. Là où la vie hésite, où rien n´est encore joué, est près de basculer. Tous ils nous deviennent exceptionnels.

  • Présentatrice de télévision reconnue et appréciée, Gillian mène une existence harmonieuse jusqu'à cette soirée où elle se dispute avec Matthias, son compagnon depuis des années. Sur la route du retour, ils ont un grave accident de voiture qui va bouleverser sa vie.Un temps retirée du monde, Gillian revisite son passé, la relation qu'elle a entretenue avec Hubert - artiste peintre auprès de qui elle a insisté pour servir de modèle - et s'efforce de se reconstruire.
    Par petites touches distanciées et précises, Peter Stamm compose une histoire à la fois ordinaire et hors du commun qui nous laisse une impression d'inquiétante étrangeté...
    « Tout est toujours dans la nuance chez Peter Stamm, styliste remarquable qui enveloppe ses récits d'un halo de brume et d'une tristesse feutrée, en égrenant une petite musique obsédante. » André Clavel, Lire « Il y a une obsession de la singularité et beaucoup de générosité dans l'écriture de l'auteur. De même qu'après avoir vu les tableaux de Modigliani les cous des passants peuvent paraître exagérément allongés, la vie, à la sortie des livres de Peter Stamm, semble grouiller d'histoires. » Frédérique Fanchette, Libération

  • Dans ce recueil, Peter Stamm propose dix nouvelles - genre dans lequel il excelle. Toutes sont situées dans le Seerücken, la région de naissance de Peter Stamm, qui borde le lac de Constance au sud.
    D´une écriture simple et concise, Peter Stamm dresse un portrait de la vie contemporaine par petites touches teintées d´humour, d´humanité et d´honnêteté. Par des situations simples et de brefs dialogues, il parvient à transmettre des réflexions éclairantes sur le mode de vie moderne et les relations qu´il entraîne entre les individus. Contrastant avec les environnements souvent aliénants qu´il décrit, Peter Stamm s´attache la vie intérieure de personnages qui se battent pour (re)prendre le contrôle de leur existence, en finir avec la solitude, la peur, l´échec et la perte qui les assaillent - bien qu´ils sachent aussi par moments profiter de brefs instants d´apaisement de bonheur. À cet égard, les nouvelles de Peter Stamm capturent quelques pensées et événements flottants au sein d´existences en perpétuel état de tension et d´incertitude. À l´image d´instantanés photographiques, elles cadrent un moment de vie sans jamais imposer de jugement ni offrir de résolution définitivement fermée « On parle souvent d´hyperréalisme à propos de Stamm, à juste titre d´ailleurs, mais pour Seerücken je parlerais plutôt de réalisme magique. » Regula Freuler, Neue Züricher Zeitung am Sonntag « Un conteur magnifique. » Der Spiegel « La base de réalisme sur laquelle s´édifient ses textes ne cesse de tanguer. Dessous guette le démoniaque. Peter Stamm est un expert en la matière. » Christoph Schröder, Süddeutsche Zeitung « Peter Stamm passe pour être le spécialiste de la vie non vécue et de la tristesse vécue. Dans son nouveau recueil, il reste fidèle à sa réputation, bien sûr non sans épicer la fade soupe de l´existence de ses héroïnes et héros de moments de mystérieuse intensité. (...) Dans ses nouvelles, Peter Stamm pousse l´art de la belle faillite suisse vers de nouveaux sommets, il s´agit rarement d´un échec spectaculaire, mais la plupart du temps d´une extinction tout en douceur d´espoir et d´avenir. » Daniela Strigl, Frankfurter Allgemeine Zeitung « Le Suisse Peter Stamm est vraiment le grand maître de l´échec, l´échec silencieux dans la vie quotidienne, sans souffrance pathétique. » Karl-Markus Gauss, Die Zeit « Si, une fois le livre refermé, le lecteur a l´impression de se réveiller d´une sorte de transe, c´est essentiellement dû au brillant talent de conteur de Peter Stamm. » Lucie Mahac, Berner Zeitung

  • Alexander et Sonia forment un couple parfait. Tous deux sont jeunes, beaux et partagent une passion commune pour l'architecture. Guidés par l'ambition de Sonia, ils s'installent à Munich et ouvrent un cabinet qui connaît un succès rapide. Cette union, idyllique en apparence, se trouve bouleversée par la rencontre d'Alex avec Iwona, une Polonaise sans papiers, peu cultivée, peu attirante. Rien ne devrait les réunir mais Alex est irrésistiblement attiré par cette femme dont la seule qualité est d'être l'exact opposé de Sonia. Une fascination inexplicable, incontrôlable, qui bouleverse le cours de sa vie et celui de son couple de manière inattendue lorsqu'il doit effectuer un choix paradoxal.
    Revisitant avec originalité le schéma classique du trio amoureux, Peter Stamm restitue comme nul autre les tiraillements liés aux contradictions sentimentales et aux aspirations divergentes de la vie.

    « Peter Stamm n'a jamais été plus profond et moins prévisible que dans cet excellent roman. » (Frankfurter Rundschau)

  • Ce nouveau recueil réunit douze nouvelles, chacune mettant en scène un personnage principal qui vit un événement heureux ou malheureux - le plus souvent les deux à la fois -, le temps de l'histoire. Une vie en raccourci, en quelque sorte. Stamm campe ses

  • L'année scolaire touche à sa fin. Une autre année de la vie d'Andreas vient de s'écouler, monotone, entre ses cours d'allemand dans un collège en banlieue parisienne et ses aventures amoureuses convenues, quand le spectre de la maladie fait irruption. Si la mort venait le faucher là, demain, serait-il sûr d'être allé au bout de ses rêves ? Ne s'est-il pas fourvoyé en chemin, n'est-il pas temps de tout recommenceroe Andreas quitte alors Paris, abandonnant travail et maîtresses et, tournant le dos à vingt années de sa vie, part pour une quête de l'essentiel, à la recherche de lui-même et de son grand amour d'adolescent. Un Jour comme les autres est l'histoire d'une cavale entre la vie et la mort où Stamm aborde avec brio ses thèmes familiers : la peur de s'engager, l'angoisse de vivre, l'étrangeté au monde et la solitude.

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