• Les licornes en ont assez de Rainbow Valley. Elles ont décidées de quitter leur paisible forêt à la recherche de la grande aventure ! Voici un grand cherche et touve plein d'humour qui fourmille de détails et qui demande à l'enfant d'aiguiser son sens de l'observation pour s'amuser à repérer dans les 16 scènes du livre 7 licornes bien cachées !

  • Les sept licornes de la vallée de l'Arc-en-Ciel sont désormais très célèbres ! Elles ont donc décidé de partir aux quatre coins du monde à la rencontre de leurs plus grands fans. Voici un grand cherche et trouve plein d'humour qui fourmille de détails et qui demande à l'enfant d'aiguiser son sens de l'observation pour s'amuser à repérer dans les 16 scènes du livre 7 licornes bien cachées !

  • L'homme presse

    Paul Morand

    Pierre gâche tout, l'amitié, l'amour, la paternité, par sa hâte fébrile à précipiter le temps. À cette allure vertigineuse, il ne goûte plus ce qui fait le prix de la vie, ni les moments d'intimité que sa femme Hedwige lui ménage, ni la poésie des choses. Il se consume et consume les siens en fonçant vers un but qu'il renouvelle, chaque fois qu'il l'atteint. Pierre saura trop tôt qu'il ne se hâtait ainsi que pour arriver plus vite au rendez-vous de la mort.

  • Venises

    Paul Morand

    "Le mérite de ces pages, c'est d'être vécues ; leur réunion, c'est une collection privée, sinon mon musée secret ; chacune présente un jour, une minute, un enthousiasme, un échec, une heure décisive ou une heure perdue. Cela pourra être revécu, récolté par d'autres, par moi jamais plus."
    Paul Morand

  • Paul Morand a toute sa vie tenu  des chroniques dans la presse. Lui, si réservé, s'y confiait parfois de manière inattendue.  J'ai eu au moins cent chats  rassemble pour la première fois les plus personnelles d'entre elles.
    Souvenirs d'enfance, famille, amis, voyages... Parlant des autres (Proust, Larbaud...) il parle également de lui  : «  J'ai commencé par détester la danse...  ». Le grand cosmopolite qu'il était se rend bien sûr à New York ou à Singapour, mais on le voit aussi parcourant la France, de Montfort l'Amaury à Villefranche-sur-Mer. L'inconfort anglais  ? Les cafés italiens  ? Son farouche angora blanc  ou sa douce persane bleue ? Rien n'est étranger à Morand, dont l'oeil insatiable et la parole acérée dessinent en quelques images frappantes le sentiment du monde.
    La préface inédite de Pauline Dreyfus rend brillamment compte de ce Morand intime, qui semble à mille lieux du grand voyageur pressé. Même s'il précise  : «  Naturellement, je ne puis vous parler de moi tel que je suis, vous donner la clé de ce qui est même pour moi un mystère  ; une pudeur bien connue m'arrête », voici le livre qui s'approche au plus près d'un Morand intime.

  • Ouvert la nuit

    Paul Morand

    "Tout ce qui s'était passé à Paris pendant mes années d'absence confirmait la révolution des moeurs amorcée en 1917. Une génération revenait de la guerre, écoeurée d'hier, curieuse de demain, de ceux qui sauraient l'expliquer à elle-même, lui révéler le monde nouveau, lui faire l'inventaire géographique de son logis, la planète".
    Paul Morand

  • "La Croix gainée de violet rentra la première, suivie des pénitents, cohue de somnambules épuisés, titubants de fatigue, que ne réveillait pas le premier cri des coqs. Une tristesse profonde descendait sur cette fin de cérémonie, un goût de néant décomposait en vert le ciel bleu. Contrastes andalous, calices de fiel vidés parmi les verres joyeusement remplis, corps torturés parmi les danses souples, oliviers tordus parmi les lis rectilignes.
    Pourquoi ces larmes dans ce paradis terrestre où le rossignol de l'Alcazar célébrait la nuit frémissante et où les premières hirondelles, depuis peu arrivées des Canaries, portées par les mêmes vents réguliers qui ramenaient les Conquistadores, aiguisaient déjà leurs ailes dans le jour naissant ?
    Comme la dalle d'un sarcophage, la porte se referma sur la procession."

  • Ferme la nuit

    Paul Morand

    "C'était un très vieil endroit de plaisir, ce qu'avaient dû être Tortoni ou le Grand Seize dans leurs derniers beaux jours. (...) J'admirais les stalactites des lustres, les courtines de soie, les glands, les passementeries sans jeunesse, les écussons brodés aux armes impériales. Au fond de grottes en damas cerise, à grands motifs fruités, refroidissaient les glaces biseautées, les boissons, les diadèmes. Des dames à plumes m'entouraient, très décolletées, avec des ventouses dans le dos, comme de vieux baisers, sollicitant de moi une galanterie. Des domestiques vénérables décantaient de chauds bordeaux, encore avec des gestes rituels, mais bousculés, envahis par un public de mecs et de prostituées ; on voyait dans leurs yeux la fin d'un monde."

  • Fin de siècle

    Paul Morand

    Un festival en quatre longues nouvelles. Fleur-du-Ciel commence à Vienne et finit à Pékin : trois officiers se disputent Ida Maria von Karisch, qui a vécu légèrement mais finit comme une sainte, lazariste, torturée à mort par les Boxers. La Présidente nous transporte dans une famille américaine. Le Bazar de la Charité est une histoire d'adultère qui se déroule comme un vaudeville, en marge d'un atroce fait divers. Dans Feu monsieur le duc, celui dont on lorgne l'héritage va berner après sa mort toute sa famille.
    Quatre nouvelles au style à la fois élégant et très alerte, qui sont comme des instantanés d'un monde en train de disparaître. Paul Morand était hanté par le sentiment de l'agonie de l'Europe, il tenait à son rôle de témoin, lui qui avait connu la fin de la Belle Époque. Jean Giraudoux le qualifiait de "pessimiste gai", et c'est bien le ton de ce recueil.

  • Tendres stocks

    Paul Morand

    Préface de Marcel Proust.
    "Vous dites :
    - Décrivez-moi votre amie !
    Je réponds :
    - Elle a un ventre poli, une chair ferme où les morsures ne restent pas, des seins écartés.
    - Jeune ?
    - Très jeune : elle débouche les bouteilles avec ses dents, s'assoit face au jour, n'est pas nécessairement chez elle, se donne sans nuances, n'a pas envie de faire l'amour tous les jours.
    - Au fond, tout cela n'est pas très agréable.
    - Aussi retourne-t-on vers les amies qui disent : "j'aime faire plaisir", "vous êtes un enfant', 'ma voiture peut vous reconduire", "vous êtes mal, prenez encore ce coussin", "parce que je sais que vous aimez ça...".
    Paul Morand

  • Ce journal couvre les dernières années de la vie de Paul Morand, de juin 1968 à avril 1976 : trente-deux cahiers manuscrits, déposés par lui à la Bibliothèque Nationale, et un dernier cahier inachevé.
    Suivant les volontés de l'auteur, leur contenu ne devait être ni consulté ni publié avant l'année 2000. Il entendait ainsi les mettre à l'abri des indiscrétions et commentaires de ses contemporains.
    Ces notes rédigées au fil des jours, sans se relire ni se corriger, mêlent rencontres, propos rapportés, réflexions personnelles sur les événements actuels et évocations du passé, lectures et voyages. Écrit tantôt au feutre, tantôt au Bic, tantôt au stylo ou au crayon, accompagné de feuilles volantes, de pages arrachées à des carnets, de photographies, de coupures de journaux, de lettres épinglées (certaines, d'époques diverses, sont réunies dans les Annexes du tome II où figure également un index général), ce Journal se présente comme une oeuvre qui n'est pas si éloignée des collages des peintres. Il comporte même quelques petits dessins manuscrits, des dizaines de cartes postales et de papiers d'hôtels à en-tête de tous les pays du monde. Cosmopolite comme son auteur, révélant, comme lui-même l'écrit, son envie jusqu'à la fin "d'être ailleurs".

  • Ce journal couvre les dernières années de la vie de Paul Morand, de juin 1968 à avril 1976 : trente-deux cahiers manuscrits, déposés par lui à la Bibliothèque Nationale, et un dernier cahier inachevé.
    Suivant les volontés de l'auteur, leur contenu ne devait être ni consulté ni publié avant l'année 2000. Il entendait ainsi les mettre à l'abri des indiscrétions et commentaires de ses contemporains.
    Ces notes rédigées au fil des jours, sans se relire ni se corriger, mêlent rencontres, propos rapportés, réflexions personnelles sur les événements actuels et évocations du passé, lectures et voyages. Écrit tantôt au feutre, tantôt au Bic, tantôt au stylo ou au crayon, accompagné de feuilles volantes, de pages arrachées à des carnets, de photographies, de coupures de journaux, de lettres épinglées (certaines, d'époques diverses, sont réunies dans les Annexes du tome II où figure également un index général), ce Journal se présente comme une oeuvre qui n'est pas si éloignée des collages des peintres. Il comporte même quelques petits dessins manuscrits, des dizaines de cartes postales et de papiers d'hôtels à en-tête de tous les pays du monde. Cosmopolite comme son auteur, révélant, comme lui-même l'écrit, son envie jusqu'à la fin "d'être ailleurs".

  • Lewis et Irène

    Paul Morand

    • Grasset
    • 16 Février 2011

    Jeune financier que les cours de la Bourse préoccupent plus que les femmes, Lewis tombe amoureux d'Irène - de la famille Apostolatos, riches banquiers de Trieste. Que deviendra l'amour entre ces deux requins qui, tout en se caressant, se disputent les mines de San Lucido, en Sicile ?Au meilleur de sa forme, Paul Morand nous le dit dans ce récit superbe et cruel où le coeur et l'argent échangent leurs vocabulaires.

  • Magie noire

    Paul Morand

    • Grasset
    • 24 Février 2016

    Huit nouvelles. Trois régions : les Antilles, l'Afrique, les États-Unis. Un jeune garçon qui rêve de devenir le Lénine de son peuple fait un coup d'état à Haïti. Combien de temps durera sa dictature ? Une danseuse afro-américaine est initiée aux pratiques vaudous dans le Harlem des années 1920. Survivra-t-elle ? La dépouille du roi d'un pays d'Afrique disparaît. Une malédiction ? Dans ces récits où le fantastique le dispute à l'érotisme, où un style virtuose transfigure les mythes d'une des plus anciennes civilisations du monde, Paul Morand rend hommage au génie de la culture noire.

  • Voici le tout premier roman de Paul Morand, écrit en 1910-1911, et inédit jusqu'en 1986. On pensait que le manuscrit de cette oeuvre de jeunesse avait été détruit par l'auteur. Il a été retrouvé en 1978 chez un libraire de Los Angeles, et acquis par la bibliothèque de l'Université Yale.
    À vingt-deux ans, l'auteur n'a pas encore trouvé son style, bref, ironique, détaché. C'est du Morand d'avant Morand. Mais l'intrigue ne manque pas de charme. Les extravagants est un roman d'éducation esthétique et morale où l'écrivain a mis beaucoup de sa jeune expérience : Paris, Londres, Oxford, Caen (où il fait son service militaire), Venise. Le héros, Simon de Biéville, s'attachera à deux héroïnes : Mrs Hyde, l'Anglo-Indienne en qui s'affrontent deux races mêlées, et la princesse Lemska, fière Polonaise vaincue par l'amour.
    Ce qui donne aux Extravagants toute leur valeur aux yeux du lecteur familier de l'oeuvre de Morand, c'est d'y trouver exposé pour la première fois le thème auquel son nom est demeuré attaché : le cosmopolitisme.

  • "- À nous deux, ma belle.
    Les relations affectives qui s'étaient établies entre le commandant et son cheval n'avaient rien de ces effusions dévoyées, de ces léchages de museau, de ces caricatures d'amour, de tous ces résidus pervers de sentiments humains qui président aux rapports des vieilles filles et de leur pékinois. C'était d'abord un combat, où la jument savait qu'elle succomberait, où elle désirait d'ailleurs succomber, une lutte qui commençait dans l'espièglerie, dans la ruse et se continuait dans la rage, pour se terminer dans une sorte de pâmoison soumise, de détente complète où l'un et l'autre trouvaient leur plaisir. Milady était sa chose ; Gardefort l'avait découverte, il l'avait faite ; elle était sa gloire ; elle l'entretenait dans l'illusion qu'il comptait toujours, qu'il appartenait au monde des vivants, qu'il possédait encore tous ses moyens physiques et moraux, bien qu'il les eût, comme tout le reste, en partie perdus."

  • 1909. Brodsky. Webb. Van Norden. Ram. Quatre étudiants à l'Université de Columbia à la tête d'une société secrète : « Les Champions ». Objectif : devenir maîtres de l'Amérique. Leur rêve va subir les fracas de l'histoire. Première Guerre mondiale, crise de 1929... Ils emprunteront des chemins différents, choisiront des camps politiques opposés. Leur alliance survivra-t-elle aux brouhahas du XXe siècle commençant ? Dans son style d'une merveilleuse sécheresse, tout en vitesse et en coups d'arrêt, Paul Morand décrit le déclin de la vieille Europe et l'avènement de l'empire américain. L'histoire de quatre garçons qui voulaient défier leur siècle.

  • L'Europe galante

    Paul Morand

    • Grasset
    • 26 Avril 2013

    Paul Morand se fait le géographe ironique de l'Europe qui se relève de la Première Guerre mondiale. Se relève ou se recouche ? Une comtesse hanovrienne entreprend d'initier une Américaine au culte de Sapho. Un diplomate détourne un instant Mata-Hari de ses devoirs d'espionne. Un homme politique portugais finit dans les bras de celui qui voulait l'assassiner...

  • Trcs tôt, Paul Morand et Jacques Chardonne ont compris qu'ils écrivaient ensemble leur grand uvre. Dcs 1957, ils revaient ´r la postérité offerte par cette correspondance. ´R travers leur amitié, deux univers et deux caractcres s'affrontent : le cosmopolitisme face au microcosme, la vitesse flamboyante face ´r la concision lumineuse. Si leur style se change parfois en arme lourde et néfaste, le plus souvent les lames sont fines et étincelantes. Morand a la tenue noble du cavalier au sabre, dans une armure ciselée de mots qui brillent de mille feux. En bon Charentais, Chardonne excelle dans la botte de Jarnac et ses phrases courtes de moraliste font souvent mouche. Le sage Chardonne, chirurgien du cur, reste immobile dans son jardin de La Frette, tandis que l'ardent Morand ne s'arrete jamais, décapoté, de Vevey ´r Tanger en passant par le Portugal. Aprcs les années noires de la guerre, c'est un bain de jouvence.
    Les Hussards naissent armés, comme Athéna, de ce couple improbable. Sous leur plume s'anime toute une génération de jeunes écrivains : Nimier, Frank, Blondin, Sagan, Laurent, Déon, Nourissier, tandis que Cocteau, Mauriac ou Malraux paradent. Morand et Chardonne, qui ne renient rien de leurs engagements, se tiennent en embuscade. Deux fois Morand échoue ´r l'Académie française, malgré les stratégies de Chardonne. Aux lectures au long cours Chateaubriand, Proust, ou le Journal des Goncourt se melent les commentaires des événements de Suez et de Budapest, de la guerre d'Algérie ou de la politique de celui qu'ils surnomment Gaulle.
    La date de l'an 2000, ´r laquelle leur correspondance pourrait etre divulgée, revient souvent comme l'horizon de l'immortalité. Si l'on parle encore d'eux au XXIe siccle, pour Morand, la partie est gagnée : Nos lettres pourraient etre publiées, en l'an 2000, sous le titre Aprcs nous le déluge, non?.

  • Rien que la terre

    Paul Morand

    • Grasset
    • 8 Novembre 2000

    Dans ce « voyage », Morand se sert de l'Amérique comme tremplin pour atteindre le Japon, Pékin, Shanghaï, Manille, le Siam, Ceylan... Tous les sens sont en alerte. Ne jamais être dupe de soi ni des autres, guérir des chagrins et de la honte de vivre, tel est le programme avec, en passeport, un style éblouissant. Détails incongrus, émotions rares, va-et-vient entre l'exotisme radical et les banlieues d'un coeur resté à quai : « Au risque de perdre l'équilibre, s'arrêter tout à coup, posé sur le globe en porte à faux, comme le soulier-réclame, le meilleur stylo. »

  • "Il était ma liaison avec la jeunesse, avec la vie, les éditeurs, les journaux, les films. [...] Nous étions, un peu, son père." Roger Nimier est mort brutalement le soir du 28 septembre 1962, sur l'autoroute de l'Ouest. Après ce "coup de massue", Paul Morand n'a plus que sa correspondance quotidienne avec Jacques Chardonne pour se consoler.

    Depuis dix ans, les deux épistoliers illustrent au plus haut "un certain esprit français", avec ses travers comme ses traits de génie. Morand et Chardonne dominent toujours le siècle littéraire comme au balcon d'un théâtre : tandis que sur la scène disparaissent les amis Céline, Pierre Benoit et Cocteau, ressurgissent Proust, Claudel et Drieu la Rochelle. À l'orchestre, Mauriac, Jouhandeau ou Sartre reçoivent des boulettes de papier. Privé de son "fils" Nimier, Morand met alors en scène sa propre jeunesse dans des tableaux éblouissants : les riches heures 1900 ou les temps héroïques de la génération 1925.

    Ni la mort du hussard, son ancien protégé, ni celle de son fils Gérard ne troublent véritablement Jacques Chardonne. Le coeur blindé par le style, il est tout à l'éducation de son nouveau favori, Matthieu Galey, et couve Bernard Frank, François Nourissier et Michel Déon d'un regard de velours cachant le venin. En secret, Chardonne prépare une "Histoire de l'édition" qui doit l'occuper jusqu'à sa mort.

    De l'Écosse à Madère, Paul Morand, lui, poursuit ses voyages. Il vagabonde dans l'histoire et la politique, jouant aux prophéties avec Chardonne et trouvant dans le présent la confirmation de ses choix passés. Morand s'indigne de la construction du mur de Berlin, observe "Gaulle" devenu "le Guide" se dépêtrer de la guerre d'Algérie et de l'OAS, ou arbitre le duel entre Khrouchtchev et Kennedy avant la mort de ce dernier, qu'il trouve "balzacienne". Chez Morand et Chardonne, la littérature, c'est beaucoup plus que la littérature.

  • Paul Morand, l'un des écrivains majeurs du xxe siècle a composé en 1966 une Anthologie de la littérature équestre réunissant les plus beaux textes consacrés au cheval et à son utilisation. Traités d'équitation, Précis vétérinaires, Manuels d'hippologie : de Xénophon à Nuno Oliveira, Paul Morand n'oublie aucun des grands maîtres de l'oeuvre équestre. Depuis longtemps introuvable, cette anthologie méritait une réédition. C'est chose faite, avec une brillante présentation de l'écrivain Jérôme Garcin, qui partage avec Paul Morand l'amour de la littérature et la passion de l'équitation.

  • Tais-toi

    Paul Morand

    "- Oh, ce ne fut pas grand-chose... une scène entre la mère et le fils, comme il y en a eu tellement ! Celle-ci, peut-être... Un soir, il devait être six heures, il y eut des cris à l'étage de Madame... J'entendais hurler : "Tais-toi... Tais-toi... demande pardon !" J'ai eu peur, tant elle criait fort ; je suis montée et j'ai entrouvert la porte. Madame tenait à la main la cravache noire de Monsieur, celle aux trois bagues d'or, celle de Saumur, et elle avait une figure si effrayante que j'ai cru qu'elle allait assommer le petit. Devant elle le petit, ramassé comme un petit lion ; et derrière, M. le sous-préfet, qui n'avait pas l'air à son aise.
    - Et c'est depuis ce drame que Frédéric a changé ?
    - Le silence, c'était devenu sa façon à lui d'être méchant."

  • Rococo

    Paul Morand

    • Grasset
    • 26 Avril 2006

    Rococo rassemble six récits écrits entre 1916 et 1933. La mort du cygne cabriole sur fond de rivalité entre une danseuse de l'Opéra de Paris et une étoile bolchevique. La semaine de Bath consigne l'exil doré de la cour anglaise et des corps diplomatiques dans la station balnéaire alors que les Allemands menacent Londres en 1916. Noeuds coulants d'Asie s'enroule autour d'histoires de poisons orientaux et féminins. Mort du roi de la chance conte l'histoire d'un joueur extraordinaire tombant à cause d'un caprice de sa fiancée. L'enfant de cent ans confronte une neurasthénique atrocement belle au « vertige mortel de son inexistence ». Feu ! est une farce incendiaire et mondaine sur le suicide. Mr. U arrange une rencontre à trois heures du matin entre un quidam new-yorkais et un revenant chinois vieux de mille ans... Ce cocktail "baroque" offre un condensé de l'art morandien : virtuosité, culture et confiance infinie dans les pouvoirs de l'imagination.

empty