• Début dans la police

    Paul Max

    Billy Mac Tiddle, un jeune marchand de chaussettes Écossais, débarque à Londres dans l'espoir d'y ouvrir une boutique et de faire fortune.
    Dans la chambre qu'il a louée dans un bouge infâme, sa quiétude est dérangée par les cris d'une femme violentée dans la pièce voisine. La police arrive et embarque la victime et ses agresseurs alors qu'un rougeaud locataire clame à l'assistance curieuse qu'il connaît la martyre et qu'elle est au coeur d'un mystère insoluble qui s'est déroulé au Myron Castle et sur lequel la justice s'est cassé les dents. Même, d'après lui, un détective Écossais aurait abandonné l'enquête au bout d'une journée.
    Billy Mac Tiddle, refusant de croire qu'un compatriote puisse aussi facilement jeter l'éponge, assure que si celui-ci avait réellement été Écossais, il n'aurait jamais baissé les bras.
    Devant tant de chauvinisme déplacé, le bonhomme le met au défi de résoudre l'affaire.
    Poussé à bout et ne voulant pas reculer et déshonorer sa patrie, Billy Mac Tiddle va essayer de trouver le fin mot de l'histoire sans se douter que cette nouvelle occupation peut se révéler bien plus dangereuse et éprouvante que celle du commerce...

  • Malgré la célébrité que lui a conférée la résolution de l'énigme de Myron Castle, Billy Mac Tiddle, le dénommé « Détective aux chaussettes », plutôt que de continuer dans le métier de « policier privé », préfère retourner à ses premières amours : les chaussettes.
    La publicité des journaux vantant ses talents d'enquêteur fait que son magasin ne désemplit pas et, la fortune venant, il acquiert une petite propriété qu'il loue pour obtenir une rente supplémentaire.
    Les locataires actuels s'en sont allés. Durant une visite effectuée par une personne de confiance dans le but de trouver de nouveaux preneurs, celle-ci fait une macabre découverte : un corps démembré a été enterré dans la cave...
    Alors que l'inspecteur Day est chargé du dossier, Billy Mac Tiddle reprend du service, mais, très vite, disparaît mystérieusement ! Et si l'affaire était plus complexe qu'elle n'y paraît au premier abord ?

  • L'inspecteur Smyth est retrouvé mort, chez lui, une balle tirée dans la tête. Pour le Capitaine BROWN, le meurtre est à attribuer à « Big-Boy », un gangster cruel qui a juré de venger son chef, O'Byron, écroué par le défunt policier.
    Mettant tout en oeuvre pour que l'assassin soit condamné à mort, le Capitaine BROWN se heurte à la circonspection de l'inspecteur Davis, qui considère que son supérieur s'est laissé aveugler par sa soif de représailles.
    D'abord si confiant en sa détermination et ses déductions, le Capitaine BROWN ne tarde pas à douter de la culpabilité de « Big-Boy », d'autant plus quand l'un des témoins à charge le supplie de le protéger après qu'on ait tenté de le tuer. Il lui avoue alors qu'il a fait un faux témoignage et qu'il est persuadé d'être la cible de O'Byron, lui-même. Or, ce dernier est censé être en prison sous bonne garde ! Mais, l'est-il vraiment ?...

  • Billy Mac Tiddle, le célèbre « Roi de la Chaussette », détective à ses heures, part en vacances à Mexico.
    En rentrant à son hôtel, après avoir acheté une place pour la prochaine corrida, il entend des éclats de voix provenant de la chambre voisine de la sienne. Il distingue clairement la phrase : « Le torero mourra ».
    Mais ladite chambre est vide et personne n'y loge, selon le garçon d'étage.
    Lors de l'évènement tauromachique, un spectateur interpelle un torero vedette jusque-là apathique.
    Face à cette exhortation, Curro Goyen, la star de l'arène, tente une manoeuvre risquée et est encorné par le taureau. Il décédera des suites de ses blessures.
    Alors que pour tous, il ne s'agit que d'un terrible accident, l'instinct du détective écossais devine un assassinat machiavélique et se fait fort de rendre justice.
    Mais le monde de la tauromachie est hermétique et certains ne voient pas d'un bon oeil les investigations de cet étranger au milieu et au pays...

  • Billy MAC TIDDLE, le célèbre « Roi de la chaussette », tant connu pour sa réussite dans le commerce de la bonneterie que pour ses talents de détective qui lui permirent, par le passé, de démêler d'extraordinaires mystères va se retrouver au centre de la plus étrange énigme de sa carrière.
    Par un soir de brouillard, aidé d'un membre de son personnel, Billy MAC TIDDLE fait ses comptes dans le bureau de son grand magasin. La tâche terminée, il raccompagne son caissier jusqu'à la sortie et constate, avec le veilleur de nuit, que les grilles ne se ferment plus. Le vieil employé pris d'un violent malaise se rend à l'infirmerie pendant que son patron retourne à son cabinet.
    Mais, une fois dans l'ascenseur, des coups de feu et des cris se font entendre au rez-de-chaussée.
    Un policier, attiré par les détonations, débarque sur les lieux en même temps que lui et, ensemble, découvrent un cadavre.
    À l'infirmerie, le duo tombe sur le corps sans vie du gardien.
    Cependant, quand les agents de Scotland Yard arrivent, les deux dépouilles ont disparu.
    Très vite, Billy MAC TIDDLE devient le principal suspect de ces crimes...

  • Billy MAC TIDDLE, le détective vendeur de chaussettes, de retour de son voyage à Mexico, navigue sur le palace flottant le « Magniolia ».
    Un soir de tempête, l'acteur Teddy Michaël, l'ayant reconnu, lui demande protection, pensant être en danger.
    Pendant la nuit, le jeune premier s'évapore.
    Poussé par sa légendaire curiosité, Billy MAC TIDDLE se lance à la recherche du disparu et ne tarde pas à trouver des indices laissant présager qu'un drame s'est produit sur le « Magniolia »...

  • Crime à la Jonction

    Paul Max

    Un crime horrible a été perpétré sur le chantier de la Jonction.
    Au petit matin, un corps poignardé et ligoté est retrouvé suspendu en haut d'une grue.
    Une bande de gamins qui a pour terrain de jeux les lieux du meurtre, ayant aperçu la veille au soir une personne dans les parages, décide de mener l'enquête afin de trouver l'assassin...

  • La Poupée Chinoise

    Paul Max

    Un appel anonyme au commissariat de Vines Street : « Allez au 44 ter, Dover Street. Dans une mansarde, vous trouverez une femme assassinée. »
    L'inspecteur principal James Day, de Scotland Yard, est immédiatement chargé de l'affaire.
    Dans le bâtiment, le policier ne tarde pas à remarquer une tache brunâtre sous la porte d'une des chambres en soupente.
    Le battant, une fois défoncé, laisse place à un horrible spectacle, une fille menue, la gorge tranchée, baigne dans son sang.
    À part le corps, la pièce est vide de tout objet.
    Les seuls accès à la scène de crime : la porte et une lucarne située à 2,50 m de hauteur, toutes deux verrouillées de l'intérieur.
    James Day décide d'interroger les habitants de l'immeuble et découvre que l'un d'eux est le comptable de son ami Billy MAC TIDDLE, le « Roi de la Chaussette », autant connu pour le succès de son négoce que pour ses talents hors pair d'enquêteur.
    Et James Day sait qu'il croisera forcément, à un moment ou un autre, Billy MAC TIDDLE sur sa route, car celui-ci ne résiste jamais à résoudre un mystère...

  • Devenez + intelligent + heureux + productif tout en protégeant votre cerveau du vieillissement

    Découvrez le lien étonnant entre les performances de votre cerveau et ce que vous mangez, et adoptez le régime alimentaire qui optimise la mémoire, la créativité, la concentration et prévient le vieillissement cérébral.

    Lorsque sa mère a reçu un diagnostic de démence, Max Lugavere a mis sa carrière entre parenthèses pour partir à la découverte du cerveau – ce qui le rend performant et ce qui le rend malade. Pendant cinq ans, il a recueilli et décrypté l'ensemble des données scientifiques récentes, s'est entretenu avec des dizaines de chercheurs et de cliniciens de premier plan dans le monde entier.

    Son livre est le fruit de ce travail de recherche hors normes, un guide complet et très clair sur la manière de préserver la santé du cerveau et améliorer son fonctionnement. Il révèle comment les aliments que nous mangeons affectent directement notre capacité à se concentrer, apprendre, se souvenir, créer, et maintenir l'équilibre émotionnel.

    En s'appuyant sur les recherches de pointe sur la prévention de la démence, l'optimisation cognitive et la science nutritionnelle, Max Lugavere livre avec humour et enthousiasme
    des conseils pratiques très simples, souvent révolutionnaires, pour améliorer la puissance de votre cerveau.

    Vous découvrirez :

    • Qu'une seule huile est vraiment indispensable en cuisine
    • Pourquoi vous devriez fuir les aliments industriels et les céréales
    • Quels bénéfices surprenants vous pouvez tirer du jeûne et d'une alimentation pauvre en glucides
    • Comment prendre soin de votre microbiote pour être plus optimiste
    • Quels médicaments abandonner d'urgence
    • Quels exercices physiques sont vraiment bénéfiques pour le cerveau
    ET AUSSI LES 10 SUPERALIMENTS DU CERVEAU
    + UN PROGRAMME DE 15 JOURS POUR OPTIMISER VOTRE ALIMENTATION

  • Les troubles psychologiques de Marc Spector trouvent leurs racines dans un traumatisme qu'il a subi dans son enfance. Cet évènement dramatique, qui a à jamais marqué la vie de Moon Knight, est sur le point de ressurgir, alors que le justicier affronte l'un des adversaires les plus impressionnants et inquiétants de son histoire... Max Bemis (Foolkiller) conclut son cycle sur Moon Knight. Il nous emmène dans les méandres de l'âme torturée du héros et nous dévoile des secrets qui font froid dans le dos.

  • Un intellectuel français atterrit par hasard à Santa Cruz, petite ville d'Amérique latine où tout n'est que boue et misère. Il compte ensevelir ici ses dernières illusions, mais à Santa Cruz, les fascistes et les rebelles s'affrontent; l'homme qui s'était promis de ne plus s'engager retrouvera-t-il le combat révolutionnaire? Passera-t-il une nouvelle fois à côté de l'Histoire?

  • C'est presque une banalité de dire que l'homme est un être essentiellement contingent. Dans son enfance surtout, il est dépendant de tous et de toutes choses ; il est impressionnable et modifiable à un degré singulier. Son esprit est continuellement ouvert à ce qui lui vient du monde extérieur, et il en est affecté à ce point que ce sont les souvenirs de l'enfance qui persistent avec le plus de ténacité dans le cerveau affaibli, usé du vieillard.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le délire sensoriel, c'est l'hallucination. On donne le nom d'hallucinations à une perception sensorielle sans objet actuellement existant dans le champ du sens halluciné. Tous les sens sont susceptibles d'hallucinations, mais non pas avec la même constance.
    Les hallucinations peuvent se classer par ordre de fréquence ainsi qu'il suit :
    1° Les hallucinations de l'ouïe et de la sensibilité générale ;
    2° Les hallucinations de la vue ;
    3° Les hallucinations du goût et de l'odorat.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Afrique Noire est, à la fois, le plus réel et le plus imaginaire des continents. Son peuple aux visages divers pose des pieds nus sur le sol, emprunte encore à la feuille ou à l'écorce la médecine et le vêtement, se nourrit plus des présents (et du présent) de la terre que de sa fatigue. En dépit des progrès de ce que nous sommes convenus d'appeler « civilisation », rien n'y sépare trop l'homme de l'univers : l'outil même naît du jeu des phalanges, de la main, non des manettes. Il y a chaîne de la main à l'outil, de celui-ci à l'objet façonné, au fruit récolté. Continuité de l'épiderme au bois, au fer, au sable, à l'humus, à la plante, à la pulpe. Le contact se maintient, entre l'homme et sa terre, la terre et son homme. Un marché africain, c'est un marché de nourritures terrestres. On y vend parfois de la terre, d'ailleurs, et on y trouve des tubercules, des rhizomes, des végétaux de consistance presque pierreuse. L'étalage, en général, est sur le sol, entre les cuisses écartées des marchands accroupis, luisantes avenues de chair qui conduisent au sexe à peine caché, comme s'il était, cet étalage, produit de ce dernier. Mais les aliments n'ont point pour unique fin de nourrir les corps. Voici des herbes à guérir les maladies, à conquérir les coeurs, à punir les méchants, à conjurer les sorts, à se concilier les dieux. Déracinées de terre, ces plantes s'enracinent dans un autre monde, seulement invisible aux « civilisés » que nous croyons être. Quand il tient dans sa main un fruit matériel, l'homme noir y tient aussi le poids de l'immatériel. Ces deux caractères composent le caractère de l'Afrique. Une ambiguité singulière les unit, d'où procèdent l'humour, la sagesse, la poésie. Y peut-on demeurer insensible ? Pour ma part, au cours de mes voyages, je l'éprouvai sans cesse, la découvrant sous les apparences, dans les rites de l'anthropophagie, comme dans ceux de la danse, voire dans les gestes peu pittoresques. L'Afrique m'a appris à passer, avec une moindre gaucherie, du plan du visible à l'autre. On s'apercevra peut-être que, dans ces pages, je vais du constat et du documentaire à ce qui n'est point précisément tangible. « Je voyageai pour vérifier mes rêves », écrit Nerval. Si ce livre est un récit de voyage, il faut l'éclairer de cette phrase, encore qu'il ne la mérite pas. J'ai voyagé pour savoir si toute innocence avait disparu de la Terre, s'il existait encore des hommes indemnes de la hantise du jugement et de la faute, et ne vivant pas à l'intérieur d'un tribunal semblable à celui que nous, Blancs, avons installé en permanence. Existe-t-elle cette innocence ? C'est un rêve, répondront certains. Peut-être, mais le rêve est préférable au cauchemar.

  • L'Afrique Noire est, à la fois, le plus réel et le plus imaginaire des continents. Son peuple aux visages divers pose des pieds nus sur le sol, emprunte encore à la feuille ou à l'écorce la médecine et le vêtement, se nourrit plus des présents (et du présent) de la terre que de sa fatigue. En dépit des progrès de ce que nous sommes convenus d'appeler « civilisation », rien n'y sépare trop l'homme de l'univers : l'outil même naît du jeu des phalanges, de la main, non des manettes. Il y a chaîne de la main à l'outil, de celui-ci à l'objet façonné, au fruit récolté. Continuité de l'épiderme au bois, au fer, au sable, à l'humus, à la plante, à la pulpe. Le contact se maintient, entre l'homme et sa terre, la terre et son homme. Un marché africain, c'est un marché de nourritures terrestres. On y vend parfois de la terre, d'ailleurs, et on y trouve des tubercules, des rhizomes, des végétaux de consistance presque pierreuse. L'étalage, en général, est sur le sol, entre les cuisses écartées des marchands accroupis, luisantes avenues de chair qui conduisent au sexe à peine caché, comme s'il était, cet étalage, produit de ce dernier. Mais les aliments n'ont point pour unique fin de nourrir les corps. Voici des herbes à guérir les maladies, à conquérir les coeurs, à punir les méchants, à conjurer les sorts, à se concilier les dieux. Déracinées de terre, ces plantes s'enracinent dans un autre monde, seulement invisible aux « civilisés » que nous croyons être. Quand il tient dans sa main un fruit matériel, l'homme noir y tient aussi le poids de l'immatériel. Ces deux caractères composent le caractère de l'Afrique. Une ambiguité singulière les unit, d'où procèdent l'humour, la sagesse, la poésie. Y peut-on demeurer insensible ? Pour ma part, au cours de mes voyages, je l'éprouvai sans cesse, la découvrant sous les apparences, dans les rites de l'anthropophagie, comme dans ceux de la danse, voire dans les gestes peu pittoresques. L'Afrique m'a appris à passer, avec une moindre gaucherie, du plan du visible à l'autre. On s'apercevra peut-être que, dans ces pages, je vais du constat et du documentaire à ce qui n'est point précisément tangible. « Je voyageai pour vérifier mes rêves », écrit Nerval. Si ce livre est un récit de voyage, il faut l'éclairer de cette phrase, encore qu'il ne la mérite pas. J'ai voyagé pour savoir si toute innocence avait disparu de la Terre, s'il existait encore des hommes indemnes de la hantise du jugement et de la faute, et ne vivant pas à l'intérieur d'un tribunal semblable à celui que nous, Blancs, avons installé en permanence. Existe-t-elle cette innocence ? C'est un rêve, répondront certains. Peut-être, mais le rêve est préférable au cauchemar.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • One of the most basic problems in the philosophy of science involves determining the extent to which nature is governed by laws. This volume presents a wide-ranging overview of the contemporary debate and includes some of its foremost participants. It begins with an extensive introduction describing the historical, logical and philosophical background of the problems dealt with in the essays. Among the topics treated in the essays is the relationship between laws of nature and causal laws as well as the role of ceteris paribus clauses in scientific explanations. Traditionally, the problem of the unity of science was intimately connected to the problem of understanding the unity of nature. This fourth volume of Logic, Epistemology, and the Unity of Science tackles these problems as part of our consideration of the most fundamental aspects of scientific understanding.

  • Les évidences secrètes

    Max-Pol Fouchet

    • Grasset
    • 4 Février 1992

    Sous le couvert de la confidence ou de l'imaginaire, ces récits composent comme un livre de sagesse. Le titre de chacun d'eux pourrait s'accompagner d'un sous-titre : "Le Fakir breton" ou la limite des pouvoirs, "Les arbres de la plaine" ou le mensonge, "La vitre" ou l'incommunicable...

  • C'est par un hymne à la cuisine que commence ce roman. Les Landu et les Bigard s'y livrent une bataille dont le couscous est la cause et l'amour de deux jeunes gens l'enjeu, tandis que le narrateur rêve de radis, d'anchois, d'olives et d'ail... Mais cuisine {est} culture. Et de ce ballet gastronomique émane l'humanisme poétique dont Max-Pol Fouchet a le secret. Manger, c'est vivre et la "convivialité" ne date pas d'hier. En d'autres termes, la messe ! Une messe dont l'évangile, toujours un peu changeant, nous est dit à la faveur de repas chez des Verdurin desquels, enfant devenu adulte, l'auteur a conservé en lui un goût d'hostie dans la bouche. Et puis voici que ce roman, comme un de Pergaud, tourne soudain à une guerre entre gosses royalistes et républicains ! Etrange hiatus. Sinon que nous nous nourrissons tous de cette même viande qu'on appelle "idéal"... Une songerie romanesque sur le temps et les êtres, tel est ce livre, où s'unissent l'humour et l'émotion, la drôlerie et la mélancolie. On pense à un récit du siècle des Lumières. Max-Pol Fouchet serait-il notre nouveau Diderot ?

  • Le narrateur de ces {Histoires pour dire autre chose} nous emmène parmi une étrange et pittoresque peuplade. M. Laroche-Pigeard, ancien caissier au ministère de la Marine, philatéliste et mythomane. Léopold Estremont, qui fut clairon dans l'armée française, se voulait champion de la Vérité contre le Mensonge. Evariste Prunelle, l'horloger, qui soudain arrête pendules et réveils pour tuer le Temps. M. Santerre, orfèvre en cercueils, croque-mort appliqué, et catholique conséquent, qui tout soudain se met en grève. Augustin Lanchois, célibataire fanatique, qui s'étrangle avec sa cravate, le jour de son mariage. M. Le Hic, qui, s'identifiant au cancer qui envahit son corps, ne cesse de grandir jusqu'à devenir une gloire nationale... Mais au-delà de ce musée imaginaire, "autre chose" nous est dit. Cette "autre chose" que Max-Pol Fouchet, de son écriture poétique, tendre et narquoise, veut nous faire entendre n'est-elle pas {cela} qui, dérision ou tragédie, se dissimule en nous-même et dans le monde ? Les lecteurs des {Evidences secrètes}, un des précédents livres de Max-Pol Fouchet, retrouveront ici son art d'approcher l'essentiel avec un sourire, et de proposer des clefs, mais en se gardant d'ouvrir les portes.

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