• Longtemps les gauches se sont crues en pays de cocagne : il fallait toujours faire croître le gâteau (PIB) avant de pouvoir le répartir plus équitablement. Il est maintenant évident qu'il n'est pas possible d'avoir une croissance infinie dans un monde fini. L'enjeu est donc d'apprendre à vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. La crise est l'occasion de démentir tous ceux qui rêvaient d'une société d'abondance. Apprenons à devenir des " partageux " ! Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire.
    À partir d'un (re)lecture systématique de tous les courants des gauches (socialiste utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et antiproductiviste. L'effondrement environnemental peut être une chance pour inventer une gauche antiproductiviste et optimiste. Il montre également comment l'histoire sociale a été truquée : les milieux populaires ont toujours été antiproductivistes. L'enjeu est de réinventer l'avenir autour de l'idée de gratuité. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Pourquoi payer son énergie le même prix pour une consommation normale et un gaspillage ?

  • Ce livre s'adresse aux mangeurs de viandes, de fromages, aux buveurs de laits, accusés d'être des criminels.
    Ce livre s'adresse aux éleveurs, aux bouchers, aux restaurateurs qui doivent sans cesse supporter les attaques verbales et les agressions de nouveaux inquisiteurs.
    Ce livre s'adresse aux défenseurs des animaux et aux multiples courants de végétariens et de végétaliens, qui risquent de se faire piéger par une doctrine savamment construite pour les séduire mais qui les abuse.
     
    Je dis, aux omnivores, continuez à consommer des produits animaux, mais devenez des mangeurs consciencieux.
    Je dis, aux végans, ne vous trompez pas d'adversaire, l'ennemi ce n'est pas l'éleveur, le salarié des abattoirs, le boucher, le restaurateur, l'omnivore, mais les financiers qui ont fait de l'élevage une industrie et des animaux des machines à produire, dans de sales conditions, des protéines au plus bas coût.
     
    Politologue, essayiste et rédacteur en chef du mensuel Les Zindigné.e.s, Paul Ariès vise dans cet ouvrage à déculpabiliser les mangeurs de viandes
    mais aussi à remettre en perspective le débat sur le mouvement végan en décryptant point par point de nombreuses idées reçues.

  • Et si nous désobéissions, si nous cessions d'être de sages consommateurs? Paul Ariès nous invite à suivre les réflexions des objecteurs de croissance, de l'alimentation à la désobéissance civile, en passant par la publicité, le rationnement et la gratuité. Quand 20% des humains s'approprient 86% des ressources disponibles sur Terre, parler de décroissance devient une nécessité. Égratignant à la fois spéculateurs environnementaux et vendeurs de développement durable, il appelle à la «croissance» de l'imaginaire et des liens sociaux, pour s'offrir collectivement une vie plus libre, plus signifiante et, finalement, plus humaine. Il revient sur 10 ans de combats de la décroissance qu'il aime décrire comme un «chemin de crête», dont pourraient découler le pire et le meilleur.

  • Partant du constat que notre système d'allocation des ressources par le marché arrive à bout de souffle Paul Ariès propose un modèle alternatif fondé sur la gratuité.
    Ce manifeste croise les revendications mondiales en faveur d'un revenu universel mais va plus loin  : la gratuité ne doit pas être considérée comme une mesure d'urgence mais représente le passage vers un nouveau modèle de société, voire une nouvelle conception de la vie.
    Pour étayer son propos, l'auteur fait le tour des différentes expériences et initiatives en matière de gratuité en France et à l'étranger (gratuité de l'eau, des transports en commun, de la restauration scolaire, des services funéraires, au service juridique, à la santé...), dénonce les idées reçues sur le sujet et fait des propositions pour mettre en oeuvre concrètement ce projet.
     

  • J'accuse l'Église d'avoir instauré la loi du secret, alors que le secret fait partie intégrante du mode opératoire des prêtres pédophiles.
    J'accuse l'Église d'avoir nié ou minimisé la gravité des agressions sexuelles sur mineurs.
    J'accuse l'Église d'avoir créé un climat incestueux, alors que ce registre est celui qui permet le mieux de transgresser les frontières.
     
    Pour la première fois, cet ouvrage enquête sur les vraies raisons de la pédophilie dans l'Église. Paul Ariès apporte un éclairage inédit et réfute les idées reçues : non, l'homosexualité, la libération des moeurs ni même le célibat des prêtres ne sont à l'origine des crimes perpétués au sein de l'Église.
    Pour en finir avec les abus de pouvoir et la loi du silence, il propose des pistes pour réformer de nombreux dogmes, en matière de sexualité, certes, mais aussi et surtout en matière de fonctionnement interne.
     
    PAUL ARIÈS est politologue, conférencier et essayiste. Soutenu par le Collectif contre la banalisation de la pédophilie, fondé il y a déjà plus de vingt ans, il travaille sur la question de la pédophilie aux côtés de nombreux mouvements spécialisés et est régulièrement sollicité par les grands médias nationaux.

  • Inutile de faire à nouveau le réquisitoire du capitalisme : il est déjà si lourd qu´il finit par nous assommer. Ce qui importe, c´est d´en finir avec les passions tristes au coeur du capitalisme, mais aussi de courants de gauche et de la décroissance du « ni droite ni gauche ».

    Ce livre revient sur les expériences du mouvement ouvrier, passionnantes mais oubliées, comme les bourses du travail, le mouvement coopératif, le socialisme municipal ou le syndicalisme à bases multiples. Il témoigne aussi des « gros mots » qui s´inventent internationalement pour dire les nouveaux chemins de l´émancipation : buen vivir, vie bonne, jours heureux, vie pleine, convivialisme, etc. Il en appelle à une gauche maquisarde, buissonnière, prenant en compte l´antiproductivisme, les luttes écologiques et la joie de vivre.

    Pour Paul Ariès, les gens n´ont pas besoin d´être éduqués : ils ne sont pas idiots mais angoissés, pas abrutis mais blessés dans leur sensibilité. Ce livre est un appel à favoriser les dynamiques de décrochage et les actes de « désadhésion », un appel à l´expérimentation et à l´insurrection des existences.

  • Paul Ariès livre une théorie à contre-courant et pourtant réaliste : les plus écolos ne sont pas ceux que l'on croit !
    Ce livre est d'abord un coup de gueule contre l'idée selon laquelle il n'y aurait rien de bon à attendre des milieux populaires au regard de la situation écologique.
    Les élites auraient donc raison : « Salauds de pauvres qui consommez si mal ! ». Ce discours discriminant est susceptible de contaminer ceux qui à gauche se disent les plus conscients des enjeux planétaires et sociaux. Pourtant tous les indicateurs prouvent que les milieux populaires ont un meilleur bilan carbone, une meilleure empreinte écologique que les milieux aisés, y compris quand ces derniers ont des pratiques « écolos ».
    Iconoclaste, Paul Ariès invite à relativiser les thèses de Veblen et de Bourdieu sur l'imitation par les milieux populaires des modes de vie des riches. Certes, « les riches détruisent la planète », mais l'auteur démontre que les gens ordinaires, les « gens du commun », ne sont pas des riches auxquels il ne manquerait que du capital économique, social, culturel et symbolique.
    Sans succomber à un nouvel angélisme au regard des consommateurs populaires, car il reste encore beaucoup à faire, l'auteur invite à renouer avec toute une tradition historiographique, littéraire, cinématographique qui autrefois valorisait bien davantage le peuple.
    Ce livre est également un cri d'espoir, car en entretenant d'autres rapports à la vie, au travail, à la consommation, à la propriété lucrative, au temps... Les gens du commun, non pas ceux d'ailleurs ou d'autrefois, ne pourraient-ils pas être les principaux acteurs de la transition écologique, et par là même contribuer à « sauver la planète » ?
    Avec cet ouvrage richement documenté, l'auteur démontre que la préservation de la planète ne dépend pas seulement d'un changement venu d'en haut.
    EXTRAIT
    Tous les indicateurs prouvent que les milieux populaires ont un bien meilleur « budget carbone », une bien meilleure « empreinte écologique », un bien plus faible écart par rapport à la « bio-capacité disponible », un bien meilleur indice « planète vivante » (concernant l'impact des activités sur la biodiversité), un « jour de dépassement de la capacité régénératrice de la planète » plus tardif, une moindre emprise sur la « déplétion » des stocks non renouvelables en raison d'une moindre utilisation de la voiture et de l'avion mais aussi parce qu'ils font durer plus longtemps leurs biens d'équipements. Bref, par rapport à l'objectif d'émettre quatre fois moins de GES (Gaz à effet de serre) par rapport à 1990, si les riches ont « tout faux », les milieux populaires font déjà bien mieux.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Paul Ariès, politologue, rédacteur en chef du mensuel les Zindigné(e)s (ex-le Sarkophage), est aussi délégué général de l'Observatoire international de la gratuité et co-organisateur de nombreux forums nationaux ou internationaux avec des villes ou des associations comme Emmaüs, ATTAC, CADTM, etc.
    Il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages.

  • McDonald's poursuit sa conquête du monde. Le hamburger n'est pas, contrairement à ce que l'on affirme, une alimentation américaine pour adolescents. Il représente le premier aliment qui sape toutes les cultures culinaires et détruit nos façons de manger, en jouant sur la crise des institutions sociales et familiales. Laboratoire de l'alimentation du futur, il est aussi un prototype de l'entreprise moderniste qui, sous couvert de psychologiser la relation de travail, disqualifie les hommes autant que les clients ou les aliments. L'auteur se livre ici à un essai vif et décapant alliant de multiples approches. Beaucoup plus qu'un simple plaidoyer anti-McDo, une véritable analyse du phénomène.

  • Faudra-t-il demain exterminer totalement l'espèce humaine pour préserver la Terre, ou, suffira-t-il de réduire fortement la population ? Cette question est posée très sérieusement par des groupes qui ne sont plus marginaux, qui ont pignon sur rue ou sont reconnus par certains États. Paul Ariès, spécialiste des sectes, montre les liaisons dangereuses qui s'établissent entre ces rentiers du Révérend Malthus qui jouent des peurs du nombre et les « ultras » de la non-procréation (« childfree ») ou du suicide de masse considéré comme un acte sacré qui doit être encouragé et aidé.

  • Dénonce, à propos d'un néo-satanisme se présentant comme la religion du XXIe siècle, la collusion qui s'accomplit entre certains courants conservateurs de l'Eglise catholique et une extrême droite néo-fasciste et néonazie avec la bénédiction d'une partie du monde universitaire.

  • A Companion to Contemporary Britain covers the key themes and debates of 20th-century history from the outbreak of the Second World War to the end of the century.
    Assesses the impact of the Second World War
    Looks at Britain's role in the wider world, including the legacy of Empire, Britain's `special relationship' with the United States, and integration with continental Europe
    Explores cultural issues, such as class consciousness, immigration and race relations, changing gender roles, and the impact of the mass media
    Covers domestic politics and the economy
    Introduces the varied perspectives dominating historical writing on this period
    Identifies the key issues which are likely to fuel future debate

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