Littérature générale

  • En cherchant sam

    Patrick Raynal

    Ils s'étaient juré que si l'un d'eux venait à mourir, les autres iraient jeter ses cendres au Mexique, sous le volcan de Malcolm Lowry. Le genre de serment que l'on fait lorsqu'on a dix-sept ans, l'Amérique au coeur, et que l'on se croit immortels... Mais quand, trente ans plus tard, Manu débarque à New York avec les restes de Michel, Sam a disparu sans laisser d'adresse. Et trop de gens semblent lancés à ses trousses, pour des raisons obscures. Commence un long périple, sur les traces de Sam, des boîtes de blues de Clarksdale jusqu'aux milices du Montana, en passant par un sud de cauchemar. Les souvenirs d'enfance se brouillent, les témoins se contredisent, bientôt l'image de Sam devient aussi incertaine que ses trace - tandis que Manu s'enfonce dans une Amérique hallucinée, qui le conduira plus loin sans doute qu'il ne voulait aller, jusqu'à un ultime face à face...En cherchant Sam s'achèvera au Mexique, comme ils l'avaient rêvé, jadis. Mais ils ne savaient pas alors, que le temps, jamais, ne nous fait de cadeau.

  • J'ai été élevé par mes grands-parents maternels. Soixante ans plus tard, j'ai appris totalement par hasard que ma grand-mère avait laissé un journal racontant ses quinze mois de déportation à Ravensbrück, Matricule 38971. En lisant ce manuscrit, j'ai compris que ce n'était pas un journal, mais des souvenirs de déportation. J'ai choisi de raconter ma rencontre avec le récit de Marie Pfister. J'ai laissé mes souvenirs se juxtaposer aux siens jusqu'à lui écrire des choses que je n'avais encore jamais dites. L'émotion de la lire par-dessus les années est, elle, inexprimable. A travers un texte rédigé par sa grand-mère et longtemps disparu, un homme déjà mûr découvre un passé familial enfoui. Lettre à ma grand-mère est à la fois l'histoire d'un secret de famille, le récit d'une enfance dans l'après-guerre qui s'éclaire a posteriori, et le parcours d'une résistante ordinaire . Où comment les convictions se transmettent et les hommes se forgent à partir de l'histoire de leurs parents, même lorsqu'elle est cachée.

  • Le tenor hongrois

    Patrick Raynal

    « Le bar était presque désert et elle était seule à le tenir. C'était elle, aucun doute là-dessus. Les yeux de sa grand-mère, l'allure de son grand-père. Elle est venue vers moi en souriant. Sa silhouette dansait dans la lumière et j'ai su que j'étais arrivé quelque part. » Car, au fond, dans ce recueil de nouvelles, c'est bien de cela dont il est question... arriver quelque part. Là on cherche des ornithorynques (Un ornithorynque dans le tiroir). Ailleurs, on poursuit un meurtrier et on découvre l'immense amour d'une épouse (Feed back). Ailleurs encore, on avoue son désir (Monsieur), ou l'on pénètre dans les cauchemars de sa mère pour mieux l'en débarrasser (Le Ténor hongrois). Entre Paris, New York, Nice ou le Montana, tous les personnages qui jalonnent ces nouvelles de Patrick Raynal sont en quête d'une vérité, celle qui permet d'entrevoir la sérénité, de vivre, encore. Et cette quête prend tous les chemins, toutes les couleurs, toutes les musiques ; d'une nouvelle à l'autre, on se balade tranquillement entre polar et dérive, cynisme et émotion, chaque fois sur un thème nouveau. Les personnages évoquent enfance et rock'n' roll, évoluent dans des villes rongées par la décrépitude qui servent de toile de fond aux confessions les plus surprenantes.

  • Patrick Raynal promène son imaginaire dans une série de paysages urbains peints par son fils. Marseille. La Plaine. « Les contours du monde tremblent comme un flan qu'on démoule ». La peur déforme les visages, les mots et les images. Un univers gris/bleu, des odeurs de métro, le souvenir d'une bavure généralisée et la couronne de fleurs, presque innocente, d'une communiante disparue. Dans les relents « opaques et lactescents » de son pastis, un flic suit les méandres du puzzle, alors qu'à sa propre vie manquent tant de pièces. « Les femmes sont sans illusions, surtout les mères. » Si l'aveugle a tout vu, la pute borgne a tout dit. « Trop nul pour être coupable. » Dans le tunnel de l'histoire un homme appelle son destin. Une aventure Noire sans vraie intrigue ni vraie fin, une quête qui devient une errance, les mots du polar pour écrire de la poésie.

  • Casanova, des forces d'intervention spéciale, traque Nourredine Khatabi, l'ennemi public n° 1, pour une série d'attentats. Mais le scénario dérape : ils ont le coup de foudre et décident de s'échapper pour filer le parfait amour...

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