Sciences humaines & sociales

  • Le mythique 36 quai des Orfèvres s'apprête à fermer ses portes, ses services déménagent en 2017. Un monde s'évapore. Du musée de la Mondaine au repaire du " gang de Creil " en passant par le club de la Poularde, la saga de la Rouquine, les labos des experts ou le bureau 315 où Gainsbourg sirotait son pastis, Patricia Tourancheau arpente le 36 depuis bientôt trente ans. Elle raconte, comme un feuilleton policier, ses histoires d'hier et d'aujourd'hui. Maquerelles, bandits, hommes politiques, artistes et espions s'entrecroisent dans cette fresque dont les commissaires et officiers sont les héros. La journaliste déterre les archives et recueille la mémoire vive des plus grands flics, du patron au filocheur, pour ce véritable polar du réel au coeur des enquêtes et de la " maison poulaga ". Au fil du livre, la journaliste resserre sa focale pour livrer le récit haletant d'un des plus mystérieux cold case des dernières décennies : l'affaire du Grêlé, surnom d'un introuvable tueur en série que les policiers pistent depuis 1986 sans désemparer. Le 36 éclaire les coulisses d'un monde opaque mais fascinant où Alain Delon peut côtoyer un psychopathe découpeur de cadavres. Chef de la rubrique police, banditisme et faits divers à Libération pendant vingt-neuf ans, Patricia Tourancheau continue à creuser son obsession du 36 pour Les Jours. Elle collabore également à L'OBS et à GQ. Elle a réalisé une dizaine de documentaires sur le monde de la police pour France Télévisions et l'INA et publié plusieurs livres, dont le dernier, sur l'affaire Guy Georges, a été adapté au cinéma sous le titre L'Affaire SK1.

  • Fait divers le plus retentissant de la seconde moitié du xxe siècle, le meurtre de Grégory Villemin, 4 ans, le 16 octobre 1984 dans les Vosges, restait un cold case, une énigme non résolue que l'on croyait embourbée à jamais dans les eaux vaseuses de la Vologne.
    Quand soudain, le 14 juin 2017, l'histoire rebondit avec les arrestations de membres de la famille Jacob, grand-oncle et grande-tante de Grégory Villemin. Cette affaire criminelle, où s'entrechoquent chaos judiciaire, délires médiatiques et secrets de famille, ressurgit de façon spectaculaire plus de trente-deux ans après les faits. Révoltée par le monstrueux gâchis humain qu'elle a généré, Patricia Tourancheau s'est replongée dans les archives, elle a rencontré certains des protagonistes encore vivants, dévoilé les derniers interrogatoires, pour raconter cette affaire comme un feuilleton.
    La journaliste s'est reportée plus de 315 000 heures en arrière, aux origines d'une haine souterraine, fossilisée dans les fondations d'une famille. Quels longs détours ont donc emprunté les magistrats et les enquêteurs pour revenir ainsi au point de départ ? C'est la course contre le temps gâché qui traverse cet ouvrage, le plus complet jamais publié sur le meurtre de Grégory.
    Journaliste freelance spécialiste des dossiers criminels et des cold cases, Patricia Tourancheau collabore au site d'information Les Jours, avec lequel ce livre a été conçu, ainsi qu'à L'Obs et à GQ Magazine, après avoir exercé vingt-neuf ans à Libération. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Guy Georges, la traque (Fayard, 2010) et Le 36. Histoires
    de poulets, d'indics et de tueurs en série (Seuil-Les Jours, 2017). Elle participe également à l'écriture de scénarios de films et de séries.

  • Nouvelle bande à Bonnot, financiers d'Action directe, enfants perdus de la gauche ou gangsters de la banlieue sud ? De 1981 à 1986, des bandits inventifs et culottés dévalisent les banques en plein jour. Pas les fonds de caisses minables, mais l'or enfermé dans les coffres des particuliers. Déguisés, ils arborent des postiches : perruques, barbiches, moustaches, lunettes, masques et loups. Ils s'habillent en gentlemen avec costumes griffés, redingotes bleu marine, manteaux en loden vert et chapeaux cloches anglais. Politisés, ils annoncent à l'entrée « contrôle fiscal » au lieu de « c'est un hold-up », dissertent parfois sur le gouverment socialo-communiste ou enfilent un masque de Georges Marchais. Gonflés, ils prennent possession des banques, retiennent en otages employés et clients et restent à l'oeuvre de quarante-cinq minutes à deux heures. Expérimentés, ils ouvrent à la chaîne les coffres de ces messieurs-des-beaux-quartiers au marteau et au burin. Organisés, ils enfournent dans des sacs à pommes de terre ou des surplus kaki de l'armée américaine lingots, pièces de monnaie, billets et bijoux. Bigarrés, ils s'expriment à la fois en français, en verlan, en hébreu, et l'un d'eux zézaye. Gantés, ils ne laissent jamais d'empreintes et emportent le film de vidéo-surveillance. Le travail terminé, ils disparaissent à bord de voitures rapides et prennent toujours la police de vitesse. La presse les a surnommés « le gang des burins », des « marteaux », des « lodens » ou « le gang des Postiches ».

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