• La montagne, un monde de marchands ? C'est cet apparent paradoxe que P. Poujade nous invite à explorer ici. Loin de décrire de hautes terres enclavées et une société close, où l'autarcie serait une des conditions de l'existence, l'auteur invite à la découverte d'un autre univers. À travers l'analyse de riches archives, notariales entre autres, il montre comment, entre 1550 et 1700 environ, les montagnes du haut pays de Foix sont partie intégrante des grands circuits commerciaux de l'Europe moderne. Tout au long de l'année en effet, cols et chemins sont les lieux d'intenses échanges terrestres. Et ce n'est pas une des moindres particularités des petites villes qui contrôlent ces nombreuses routes, que de susciter et d'abriter une communauté marchande étoffée, nourrie de nouveaux venus, Auvergnats, Limousins, voire Dauphinois. Quels sont les produits qui empruntent cet axe entre le Massif Central et la Catalogne intérieure ? D'où viennent-ils, où vont-ils et comment sont-ils commercialisés ? Quelle place pour les marchands migrants et quel rôle pour les marchands locaux ? Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles l'auteur apporte des éléments de réponse originaux, qui renouvellent profondément les recherches dans ce domaine.

  • Les Pyrénées témoignent de la vigueur des échanges : les populations y commercent en toutes circonstances. Les sources font état d'échanges sur chacun des versants et entre le nord et le sud de la chaîne, et mettent en évidence un négoce transpyrénéen intéressant des marchés plus larges où la montagne et ses hommes ne participent qu'au transit des produits. Si une première approche permet d'entrevoir globalement le trafic, un certain nombre de questions se pose sur sa nature précise, l'influence des marches de part et d'autre des Pyrénées ou le rôle des marchands. Réunissant des chercheurs venus des deux côtés des Pyrénées, ces journées se fixent comme objectif de tester toutes les approches du sujet sous l'angle de l'histoire économique, sociale, culturelle, anthropologique et juridique.

  • Si un àmbit s'erigeix com eminentment transdisciplinar, aquest és precisament el de l'estudi dels escrits personals, i més en l'època moderna. Historiadors, filòlegs, lingüistes i antropòlegs, entre altres, han hagut de compartir, aprendre uns dels altres i fer propostes contínues. L'estudi en comú dels casos d'àmbit especialment hispànic (català, valencià o castellà) i també europeu (italià i francès) té molta raó de ser. La llengua no és un dels fets fonamentals, sinó que també hi trobem raons de tradició escrita, jurídica, familiar, religiosa, econòmica, etc. que en el detall poden fer emergir diferències intangibles a primera vista. I, al contrari, l'anàlisi en la comparativa afavoreix els punts comuns, el coneixement de casos similars temàticament i cronològicament, que altrament haguessin quedat encoberts. En aquest llibre, el cas català apareix com un primer pas de comparativa més extensa, tenint en compte els esforços i aportacions fetes en aquest sentit fins a dia d'avui. Així, tot i existir una recerca similar, sovint metòdica i profunda, en països i territoris com Dinamarca, els Països Baixos, Lituània, Suïssa o Alemanya, entre d'altres, el llibre s'apropa a una visió més meridional de la qüestió, mantenint sempre en una mirada especial el cas anglès, ja que ha estat el bressol de la recerca local que ha potenciat els llibres personals en aplicació a la història, especialment.

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