• Edition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre et bibliographie)«Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures.» Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer.» Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique. 

  • Le fantôme qui hante le manoir de Canterville depuis trois siècles est désespéré! Les nouveaux propriétaires, deriches américains, ne croient pas aux esprits. Vexé, le pauvre fantôme agite ses chaînes et laisse même une trace de sang dans le salon. Parviendra-t-il à prouver son existence en semant la terreur?

  • Aphorismes

    Oscar Wilde

    Né à Dublin en 1854, Oscar Wilde, esthète et dandy à l'esprit brillant, est l'auteur notamment du Portrait de Dorian Gray.
    Il meurt en 1900, déchu et ruiné, à Paris.
     
    Ses Aphorismes, joyeusement cyniques, disent tous les paradoxes d'un auteur de génie qui n'a rien perdu de son caractère scandaleux.
     
    « Une seule chose au monde est pire que de savoir qu'on parle de vous, savoir qu'on ne parle pas de vous. »

  • En 1895, Oscar Wilde fut condamné à deux ans de travaux forcés pour « actes grossièrement immoraux » accomplis avec une personne de son sexe. Il purgea sa peine principalement dans la prison de Reading. C'est là qu'en juillet 1896 fut pendu le cavalier Charles Thomas Wooldridge, condamné pour le meurtre de sa jeune femme. Wilde évoque dans ce recueil l'exécution qui attend le cavalier : « Cet homme avait tué la chose qu'il aimait / Et donc il lui fallait mourir ». Il raconte également l'expérience de la prison et les douleurs de l'enfermement. Dans cette édition bilingue, la traduction de Bernard Pautrat met en lumière un poète qui rompt avec toute préciosité et retrouve les accents de Villon pour dénoncer les conditions faites aux prisonniers.

    On ne présente plus Oscar Wilde (1854-1900), figure du monde littéraire anglais du XIXe siècle, célèbre tant pour ses oeuvres diverses (Poèmes, Portrait de Dorian Gray, Salomé, etc.) que pour son homosexualité affiché.

  • Dans Le Fantôme de Canterville, un spectre pourtant roué échoue à effrayer une famille d´Américains matérialistes et rationnels venus s´installer dans une demeure anglaise hantée. Dans Le Modèle millionnaire, un jeune homme charmant et désargenté confond un peu vite le sujet d´un tableau et le modèle qui pose pour lui. Que ce soit dans la savoureuse parodie d´un récit fantastique ou dans le charmant conte moral, Oscar Wilde passe avec un même brio d´une ironie ravageuse à une extrême délicatesse des sentiments.

  • Publié en 1891, Le Déclin du mensonge est l'un des plus célèbres essais de Wilde. Sous la forme d'un brillant dialogue entre deux esthètes, à coups de paradoxes et de mots d'esprit, il livre son credo esthétique et moral : l'art ne saurait être jugé d'après des critères extérieurs à lui-même. Loin d'imiter la vie, c'est bien plutôt la vie qui imite l'art. Cet éloge du mensonge, du faux, du voile traduit un effort pour échapper à la réalité sociale de son siècle.

  • Salomé

    Oscar Wilde

    HÉRODE
    Salomé, Salomé, dansez pour moi. Je vous supplie de danser pour moi. Ce soir je suis triste. Oui, je suis très triste ce soir. Quand je suis entré ici, j'ai glissé dans le sang, ce qui est d'un mauvais présage, et j'ai entendu, je suis sûr que j'ai entendu un battement d'ailes dans l'air, un battement d'ailes gigantesques. Je ne sais pas ce que cela veut dire... Je suis triste ce soir. Ainsi
    dansez pour moi. Dansez pour moi, Salomé, je vous supplie. Si vous dansez pour moi, vous pourrez me demander tout ce que vous voudrez et je vous le donnerai. Oui, dansez pour moi, Salomé, je vous donnerai tout ce que vous me demanderez, fût-ce la moitié de mon royaume.
    SALOMÉ, se levant.
    Vous me donnerez tout ce que je vous demanderai, tétrarque ?

  • Dernière pièce d'Oscar Wilde, L'Importance d'être constant brille des feux d'un langage habité par la grâce : s'y manifestent la puissance et la modernité de la réflexion de l'auteur sur la fiction, mais aussi son inventivité subversive et satirique, son esprit généreux et étincelant d'élégance et de drôlerie.
    Dossier
    1. Le théâtre d'Oscar Wilde avant L'importance d'être constant
    2. Wilde et ses pairs
    3. Wilde et la postérité

  • Comment résister à la tentation lorsque même notre âme essaie de nous corrompre ? Pour rester auprès de la sirène qu'il aime éperdument, un pêcheur va devoir aller à l'encontre de l'éthique et affronter la noirceur de son âme.

    Trois contes emplis de poésie où l'on retrouve les thématiques du Portrait de Dorian Gray et l'ironie mordante de son auteur, qui démontre que tous les contes ne riment pas avec "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants".

  • Edition enrichie d'Alain Jumeau comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. Un mari idéal (1895) est la troisième des comédies d'Oscar Wilde. Créée quelques semaines avant L'Importance d'être constant, elle fut jouée au même moment, et l'auteur triompha sur deux scènes différentes de Londres. Sir Robert Chiltern semble disposer de tous les atouts : il est riche, sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, et sa femme voit en lui un "mari idéal". Mais son succès repose sur une grave malhonnêteté, dissimulée depuis sa jeunesse. Il sera victime d'un chantage. La comédie dénonce l'hypocrisie, le culte de l'or qui corrompt la société et l'affairisme qui gagne les milieux dirigeants. Cette visée politique n'empêche nullement Wilde, dans un festival de mots d'esprit, d'aphorismes et de paradoxes frisant l'absurde, de jouer avec le langage, avec l'intrigue et les conventions scéniques, comme pour mieux affirmer sa liberté et sa modernité.

  • "Autrefois, les livres étaient écrits par les hommes de lettres et lus par le public. Aujourd'hui ils sont écrits par le public et personne ne les lit."
    "L'ambition est le dernier refuge du raté."
    "La Vie imite l'art, bien plus que l'Art n'imite la vie."

    Le sens du paradoxe et la finesse d'analyse d'Oscar Wilde nous invitent à aiguiser, le sourire aux lèvres, notre esprit critique.

  • 25 mai 1895. Oscar Wilde, dramaturge admiré du Tout-Londres et amant de lord Alfred Douglas, est condamné à deux ans de travaux forcés pour «outrage aux moeurs».
    Début 1897, l'écrivain brisé, réduit au sinistre matricule «C.3.3.», obtient enfin du directeur de la prison de Reading l'autorisation d'écrire. La longue lettre qu'il rédige alors à l'intention de Douglas, à qui il reproche de l'avoir abandonné, ne sera publiée, partiellement, que cinq ans après sa mort : récit autobiographique et méditation existentielle sur l'art et la douleur, De profundis est aussi l'un des plus beaux témoignages qui soient sur la passion.
    Quant à La Ballade de la geôle de Reading (1898), inspirée d'une histoire vraie, elle retrace les derniers jours d'un soldat exécuté pour avoir égorgé sa femme par jalousie. Ce poème poignant est le chant du cygne de Wilde, qui mourut deux ans après sa publication.

  • Un grand classique, joué aussi bien en Angleterre qu'à l'étranger, une réjouissante leçon d'anglais.0500The Importance of Being Earnestest certainement la plus connue, et la plus populaire des pièces d'Oscar Wilde.Wildey manie à plaisir tous les ressorts de l'intrigue comique pour construire un étourdissant quiproquo.Il fait naître, par la magie du langage, de superbes personnages -telle la redoutable Tante Augusta - qui avec un cynisme naïf, ou une naïveté cynique, prennent à contrepied les principes les mieux établis, pour mieux se moquer des turpitudes banales du "beau monde".On découvre avec cette comédie, ce festival de mots d'auteurs, l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature et de l'humour anglais.La série BILINGUEpropose:- une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes ;- une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les oeuvres d'auteurs étrangers.0300Oscar Wilde y manie à plaisir tous les ressorts de l'intrigue comique pour construire un étourdissant quiproquo. Rendus vivants et sympathiques par la magie du langage, des personnages naïfs ou cyniques prennent à contrepied les principes les mieux établis du "beau monde". Une satire sans aigreur d'une société superficielle et vaine. Un festival de mots d'auteur.

  • Trois nouvelles célèbres d'un des plus grands écrivains et humoristes britanniques, abondamment médiatisées.0500Le Fantôme de Canterville La savoureuse rencontre d'un fantôme très "british" avec une turbulente famille américaine.Le Milliardaire modèle Que l'on s'adresse à un clochard ou à un millionnaire, un bienfait n'est jamais perdu.
    Le sacrifice émouvant de deux créatures hors du commun : un oiseau et un prince03003 nouvelles :Le Fantôme de Canterville La savoureuse rencontre d'un fantôme très "british" avec une turbulente famille américaine.Le Milliardaire modèle Que l'on s'adresse à un clochard ou à un millionnaire, un bienfait n'est jamais perdu.
    Le sacrifice émouvant de deux créatures hors du commun : un oiseau et un prince.

  • Edition enrichie (Présentation, biographie, bibliographie et notes) Qui est l'énigmatique « Mr. W H. » à qui sont dédiés les Sonnets de Shakespeare parus en 1609 ? La mystérieuse dédicace écrite alors par l'imprimeur a fait couler beaucoup d'encre, et de multiples hypothèses sont encore de nos jours évoquées. Lorsqu'il publie cette première version du Portrait de Mr. W. H. en 1889, Oscar Wilde se fait l'écho de certaines théories existantes, et montre qu'il connaît parfaitement non seulement le contexte élisabéthain des Sonnets, mais le texte des étranges poèmes où le grand dramaturge exprime la flamme subtile et passionnée d'un amour complexe qui se cache et se déploie au détour d'un vers ou d'une rime. Reste qu'à travers ce petit drame à trois personnages noué autour de deux initiales, Wilde fait oeuvre de romancier en mettant lui-même en scène ses réflexions sur l'art du faux et du mensonge, qui préside, selon lui, à toute oeuvre d'art. Avec l'hypothèse de Willie Hughes, si séduisante qu'on pourrait la prendre pour argent comptant, voire mourir pour la défendre, c'est la fiction que constitue Le Portrait de Mr. W. H. qui devient alors manière de recréer la réalité historique, alors même qu'elle la crée de toutes pièces. Tant il est vrai que, pour Wilde, la beauté d'une théorie vaut à elle seule comme théorie de la beauté.

  • La vertueuse lady Windermere s'apprête à donner un bal pour son anniversaire. Elle est tout à ses préparatifs lorsqu'elle découvre que son époux entretient une femme à la réputation sulfureuse. Sa jalousie explose. Le mari dément. Mais, comble du déshonneur, il lui demande d'inviter cette mystérieuse inconnue le soir même...
    Premier grand succès théâtral d'Oscar Wilde, L'Éventail de lady Windermere tourne en dérision les travers d'une société gouvernée par l'hypocrisie et l'argent. Ironie, cruauté et amour se mêlent dans cette comédie parfaitement maîtrisée et d'une drôlerie exquise, où l'auteur, distillant paradoxes et mots d'esprit, questionne aussi le pouvoir et l'inanité du langage.

    Virginie Berthemet © Flammarion © Flammarion, Paris, 2012 VO : Lady Windermere's Fan

  • "She said that she would dance with me if I brought her red roses," cried the young Student; "but in all my garden there is no red rose." From her nest in the holm-oak tree the Nightingale heard him, and she looked out through the leaves, and wondered.
    "No red rose in all my garden!" he cried, and his beautiful eyes filled with tears. "Ah, on what little things does happiness depend!... »


  • Le portrait de Dorian Gray


    Oscar Wilde


    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.

    Le Portrait de Dorian Gray est un roman d'Oscar Wilde, publié en 1890 (ici en version révisée en 1891) et écrit dans le contexte de l'époque victorienne. Oscar Wilde y inclut des thèmes relevant de l'esthétique tels que l'art, la beauté, la jeunesse, la morale, l'hédonisme, etc. Le roman est fantastique, mais aussi philosophique, et met en lumière la personnalité équivoque du dandy irlandais. C'est également l'unique roman de l'auteur dans toute sa carrière. « Si je demeurais toujours jeune et que le portrait vieillisse à ma place ! Je donnerais tout, tout pour qu'il en soit ainsi. Il n'est rien au monde que je ne donnerais. Je donnerais mon âme ! » Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Portrait_de_Dorian_Gray

    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Oscar Wilde fut et reste le maître incontesté du trait cinglant, de la formule assassine et de la maxime meurtrière. Aristocrate de l´esprit, dandy provocateur, il a frappé là où il le fallait, sur la « bonne » société, son hypocrisie et ses masques. Maître du paradoxe, il a passé sa vie à lutter de façon toujours subtile et brillante contre les idées reçues -Recommander aux pauvres d´être économes est à la fois grotesque et insultant. Cela revient à conseiller à un homme qui meurt de faim de manger moins-, les convenances ridicules -J´aime pour leur artifice ces renoncements auxquels les hommes ont donné le nom de vertu, tout autant que ces révoltes de la nature que les sages appellent encore péché- et la bêtise universelle -L´opinion publique est celle de ceux qui n´ont pas d´idées.

    C´est ainsi à un véritable feu d´artifice de l´esprit que vous convie cet ouvrage consacré à l´un des hommes les plus captivants de l´histoire de la littérature, qui avait coutume de dire :Il n´y a qu´une chose au monde pire que de faire parler de soi, c´est de ne pas faire parler de soi.

  • L'art n'a pas à être moral, l'artiste n'a pas à s'occuper des conséquences sociales de son chemin vers le beau.

    Oscar Wilde y laissera la vie. Aura de scandale qui le poursuit toujours.

    Et son fabuleux Dorian Gray, en 1891, est publié de façon anonyme, comme anonyme la belle traduction originale de 1895 que nous proposons ici, en telle harmonie avec le siècle finissant.

    Un roman du désir. Mais avant tout un conte fantastique, et qui fait mal: le portrait que réalise du jeune Dorian Gray le peintre Basil Hallward serait un tel idéal de la beauté que le tableau devient insupportable à celui qui en fut le modèle.

    Et s'il était possible que ce soit le tableau qui vieillisse, et que lui, Dorian Gray, garde à jamais ce visage tel qu'il a été transcendé et fixé ?

    L'incroyable puissance du récit tient à ce noeud, jusqu'au coup de couteau final.

    FB

  • L'oeuvre maudite d'Oscar Wilde ? Un prolongement à visage découvert du Portrait de Dorian Gray, autobiographique et sulfureux, d'un érotisme cru et d'un romantisme désespéré, racontant les amours homosexuelles et tragique de René Teleny et Camille Des Grieux. Tout Wilde est là : sa recherche du plaisir, le pressentiment de sa chute, ses références littéraires, ses personnages, ses aphorismes. Oscar Wilde est à la fois Teleny et Des Grieux : séducteur et infidèle, amoureux passionné, jaloux impénitent, initiateur et disciple, il se livre sans voile dans ce roman troublant. Publié pour la première fois à Londres en 1893 à 200 exemplaires, Teleny fut édité en français en 1934, à 300 exemplaires et attribué à Oscar Wilde dès 1958.

  • Le peintre Basil Hallward vient d'achever son meilleur tableau. Invité à se contempler, Dorian Gray, son modèle, fait alors un voeu insensé : que le portrait vieillisse à sa place et que lui conserve éternellement sa jeunesse et sa beauté. Quels ne sont pas sa stupeur et son effroi quand son voeu se réalise ! Le tableau devient alors le miroir de son âme...

  • Narration : Bernard Petit Que l'assassinat froid et délibéré puisse être un devoir sacré, une preuve d'amour : voilà une situation rare, unique, peut-être, dans les annales de la littérature criminelle... Tel est bien pourtant l'acte qu'exige de lui-même Lord Arthur Savile, intransigeant avec l'honneur, et qu'envisage l'auteur du Portrait de Dorian Gray, hanté par la fatalité qui conduit certains êtres vers le mal.

    On retrouve dans ce récit toutes les caractéristiques du style d'Oscar Wilde (1854 - 1900) qui font de lui un des écrivains les plus brillants d'Angleterre. La précision des descriptions, l'ironie, l'émotion et concision sont parmi les qualités de l'écrivain, celles qui font de lui un auteur toujours autant apprécié.

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