• Victor et Picot sont deux copains à la ramasse. Le premier passe ses journées vautré sur un canapé à écouter Bach ; le second enchaîne les petits boulots. Ils se retrouvent vigiles de nuit à Lagny-sur-Marne, chargés de veiller sur un parc de camping-cars avec deux chiens récupérés en hâte à la SPA. Mais les deux bras cassés s'endorment dans l'un des véhicules et celui-ci est volé. Ils se réveillent près de la frontière allemande et décident alors de s'installer dans un camping isolé d'une vallée alsacienne où ils font la rencontre d'une jeune fille et de son père, qui avec quelques amis du coin se préparent à l'effondrement de la société. Les deux compères se sentent très à l'aise dans leur nouvelle famille, mais voilà que le "progrès" pointe le bout de son nez dans la vallée : une décharge industrielle et un Center Parc de deux cents hectares menacent de s'implanter sur la lande. Et si la catastrophe attendue était déjà là ? Pour la petite bande que va bientôt diriger un "général" très spécial, il est l'heure d'entrer en résistance au coeur de la montagne... Olivier Maulin excelle dans l'art de dénoncer les travers du monde moderne avec une verve et une gouaille irrésistibles. Un roman aussi désopilant qu'intelligent, salutaire par les temps qui courent.

  • Tout commence par une gigantesque nuit d'ivresse. Pierre, journaliste pour le magazine Santé pour tous, boit un coup avec un collègue après s'être rendu à une conférence de presse. De plus en plus ivres, ils défilent de bar en bar et leur groupe s'agrandit. Entre Fanfan, grand dépressif, Ollier, alcoolique désabusé, Bassefosse, critique d'art sur le carreau, et Pierre, lui-même enclin à la folie douce, la bande va vivre des aventures absurdes et délirantes. Ces pérégrinations, qui oscillent entre farce rabelaisienne et parodie du milieu mondain et littéraire parisien, offrent aussi une réflexion existentielle et lucide, aux antipodes du politiquement correct, sur notre société trop policée. À l'instar d'un Michel Audiard ou d'un Frédéric Dard, Olivier Maulin n'a pas son pareil pour parler de son temps en dézinguant à tout va, avec la plus grande humanité. Un véritable rugissement littéraire.

  • Vingt-cinq ans qu'ils ne s'étaient revus ! Quand son vieux camarade de fac l'invite à passer un week-end dans la grande bâtisse de son frère, nichée au coeur des montagnes de Savoie, Laurent Campanelli est un homme accompli, un père de famille qui a trouvé sa voie. Il s'y rend avec femme et enfants et revoit avec plaisir Michel, Yvon et leur soeur Flore, son amour de jeunesse à présent mariée à un riche avocat qui est aussi collectionneur. Mais la camaraderie retrouvée ne tiendra pas longtemps. De lointaines rancoeurs se réveillent, ainsi que des passions enfouies et des regrets agissant comme un lent poison. Éclats de voix alcoolisées, étreintes furtives et clandestines, le week-end dérape ; les cadavres sortent peu à peu du placard et font vaciller les vérités que l'on croyait les plus solides. Sous la neige, à l'écart du monde, un drame se noue. Il n'est pas certain que tous s'en relèveront. Le huis clos se transforme alors en cauchemar, dans une ambiance que ne renierait pas le Stephen King de Shining.
    Olivier Maulin vit et travaille à Paris. Il a publié de nombreux romans salués par la critique, la plupart d'entre eux étant disponibles en format poche. Il a reçu le prix Étonnant voyageur pour En attendant le Roi du monde. Les retrouvailles est son 10e roman.

  • Voyage loufoque dans une campagne française où, loin du progrès et des villes polluées, se retrouvent les marginaux, les ratés et les illuminés.
    Pas une vente en 6 mois ! On lui confie le département le plus âgé de France, et Berthelot n'est pas fichu de trouver un seul client pour ses monte-escaliers électriques... Licencié pour cause de nullité commerciale, il prend alors le maquis. Le maquis ? Le bocage, oui. Autour du château du Haut-Plessis, ruine mayennaise, s'est constituée une communauté baroque de clochards célestes, nudistes libertariens et chouettes copains. Le paradis. Jusqu'à ce que les services secrets viennent chatouiller tout ce petit monde. Il y avait pourtant un panneau à l'entrée de la propriété : " Prière de ne pas nous emmerder. " Il fallait le prendre au sérieux...
    " Olivier Maulin fait éclater de rire avec ses dialogues dignes d'Audiard. "Frédéric Beigbeder - Le Figaro magazine


    " Une immersion désopilante au sein d'une petite communauté d'hurluberlus en rupture de ban avec la société de consommation. "
    L'Express


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