• L’automobile a transformé radicalement nos villes, au point de s’imposer comme l’étalon de mesure de la planification urbaine. Architectes et urbanistes ont embrassé cette vision de la ville qui mène à des espaces pollués, peu sécuritaires, et dont les infrastructures pèsent lourd sur le trésor public. Devant l’urgence climatique, Olivier Ducharme veut renverser ce modèle pour redonner au piéton la place qui lui revient. Il livre une charge pour sortir de nos villes ces « requins d’acier », qu’ils soient électriques ou à essence, et remettre la vie de quartier et le transport collectif au centre de l’aménagement urbain. Pour se libérer des embouteillages et amorcer la transition écologique, nous devons avoir le courage politique de bannir l’auto solo de nos villes. L’automobile est un piège, il est temps de s’en libérer.

  • Figures incontournables du cinéma contemporain, les frères Dardenne offrent un tableau sans compromis des inégalités sociales engendrées par un marché du travail fortement compétitif et une précarisation des liens communautaires. Se refusant toutefois à une vision exclusivement pessimiste du monde actuel, ils s'attachent à représenter des actes de résistance. Leurs personnages parviennent à établir de nouveaux rapports sociaux et défient ainsi la violence d'une vie dominée par le pouvoir de l'économie et de la valeur d'échange.
    À la croisée des études cinématographiques, de l'essai politique et de la philosophie, cet ouvrage nous aide à mieux percevoir le monde contemporain et la possibilité de le transformer.

  • L'ouvrage propose une analyse de la question de communauté dans la pensée de Michel Henry. Après avoir explicité son positionnement sur cette problématique, l'auteur établit la présence d'une communauté d'habitus en tant que complément nécessaire à la description de la communauté dans les limites d'une phénoménologie matérielle.

  • Pourquoi tolérons-nous la pauvreté malgré la richesse de nos sociétés? Comment expliquer ce manque de solidarité envers les personnes les plus vulnérables, en particulier celles à l'aide sociale? Olivier Ducharme s'attaque aux politiques d'assistance sociale fondées sur le modèle de la «contrepartie», adopté par la majorité des pays occidentaux et imposant des conditions à quiconque veut s'en prévaloir. Ainsi, au Québec, l'État verse à la personne demanderesse une prime financière si elle participe à un programme d'insertion à l'emploi; dans le cas contraire, on va jusqu'à lui imposer des pénalités financières. Dénonçant cette politique inique de la carotte et du bâton, Ducharme cherche du même souffle à réhabiliter l'image que nous nous faisons du «pauvre». Remettant en question certains dogmes, comme le travail et l'argent, il plaide pour une aide sociale éthique, centrée sur la solidarité humaine et détachée de l'emprise du marché du travail. Contre les mensonges du néolibéralisme, l'heure est venue de défendre un droit inconditionnel à l'assistance sociale.

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