Langue française

  • Vous est-il déjà arrivé de voir quelque chose qui n'était pas vraiment là ? De vous entendre appelé par votre nom dans une maison vide ? D'avoir l'impression que quelqu'un vous suivait puis de vous retourner sans rien découvrir ?La migraine peut faire voir des arcs-en-ciel chatoyants aussi bien que de minuscules personnages lilliputiens. La malvoyance ou la cécité peut paradoxalement finir par précipiter dans un monde visuel hallucinatoire. Une simple fièvre, ou même l'acte de se réveiller ou de s'endormir, peut faire halluciner des lumières colorées, des visages détaillés ou des ogres terrifiants. Les sujets endeuillés reçoivent parfois la « visite » réconfortante de l'être cher qui les a quittés.Procédant avec son élégance, sa curiosité et sa compassion habituelles, Oliver Sacks mêle ici les récits de ses patients à ses propres expériences des psychotropes pour tenter de répondre à plusieurs questions majeures : Les hallucinations reflètent-elles l'organisation et la structure de nos cerveaux ? En quoi ont-elles influé sur le folklore et l'art de chaque culture ? Et pourquoi la capacité d'halluciner potentiellement présente chez chacun d'entre nous constitue-t-elle une facette essentielle de la condition humaine ?Oliver SacksMédecin, professeur de neurologie et de psychiatrie à la Columbia University (New York). Auteur de plusieurs best-sellers, notamment L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau (1988), et plus récemment, de Musicophilia (2009).Traduit de l'anglais par Christian Cler

  • « Sacks ira loin s'il cesse d'aller trop loin » : ces mots prophétiques prononcés par un professeur donnent le ton de cette autobiographie. Voici l'histoire d'un homme exceptionnel, qui a exploré de multiples domaines avec la même énergie. Au sortir d'une jeunesse obsédée par les motos et la vitesse, il travaille, en tant que neurologue, dans un hôpital new yorkais réservé aux malades chroniques : il y découvre des patients emprisonnés dans une profonde léthargie dont il va tenter de les faire sortir, expérience bouleversante qu'il racontera dans son livre L'Éveil, plus tard adapté au cinéma. Sa voie est alors tracée : tout en explorant les troubles neurologiques les plus étranges et en décrivant ces maux souvent incurables comme des mondes particuliers, il s'appliquera à montrer que chacune de ces manières « anormales » de se comporter, de parler ou de se situer dans l'espace et le temps est profondément humaine... trait qui éclaire notre propre « normalité » sous un jour inattendu. Dans ce récit mené au pas de charge, Sacks se révèle ainsi, d'une façon qui n'appartient qu'à lui, un explorateur de l'humain. Oliver Sacks (1933-2015) est l'auteur de nombreux livres, notamment L'Odeur du si bémol, Musicophilia, L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau et L'Éveil. Il est né à Londres, a vécu à New York, où il a enseigné la neurologie à la faculté de médecine de la NYU. Il fut nommé commandeur de l'Empire britannique en 2008. Traduit de l'anglais par Christian Cler « Un livre très remarquable par un homme très remarquable. Honnête, lucide, passionné et plein d'humour." The Wall Street Journal

  • Oliver Sacks évoque ici des personnes qui parviennent à se déplacer dans le monde et à communiquer avec autrui bien qu'elles aient perdu des aptitudes que beaucoup d'entre nous tiennent pour indispensables : la perception tridimensionnelle de l'espace, la capacité de reconnaître les visages, la possibilité de lire, le sens de la vue... Pour tous, le défi à relever consiste à s'adapter à un mode d'être totalement différent.
    Il y a Lilian, pianiste de concert qui devient incapable non seulement de lire la musique, mais même de reconnaître les objets quotidiens ; Sue, neurobiologiste qui n'a jamais vu en trois dimensions avant d'acquérir soudain, à plus de cinquante ans, une vision stéréoscopique ; Howard, romancier prolifique qui parvient à continuer à écrire après l'accident vasculaire cérébral qui lui a ôté la possibilité de lire ; il y a enfin le Dr Sacks lui-même, qui raconte l'histoire de son propre cancer oculaire et décrit les effets déconcertants de sa perte de la vision de l'œil droit.
    L'Œil de l'esprit témoigne de la complexité de la vision et du cerveau tout autant que de la force de la capacité humaine d'adaptation. Il nous montre comment, à partir de la perception, le cerveau organise une vision cohérente et intelligible, comment cette construction peut être perturbée, et comment pourtant, même alors, on peut continuer à vivre, voire explorer des mondes nouveaux.
    Oliver Sacks est médecin ; il est l'auteur de dix livres, notamment L'Éveil, dont l'adaptation cinématographique fut plusieurs fois nominée aux Oscars, L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau et Musicophilia. Il vit à New York, où il enseigne la neurologie et la psychiatrie, notamment à l'université Columbia, dont il est devenu le premier – et le seul – " artiste universitaire ". On peut en savoir plus sur son travail en visitant son site www.oliversacks.com.
    Traduit de l'anglais par Christian Cler.

  • Les livres précédents d'Oliver Sacks nous ont montré l'originalité de sa démarche : aborder des maladies ou des affections comme autant de " mondes " particuliers, autant de modes d'existence et de conscience spécifiques.
    C'est à un voyage dans le monde des sourds qu'il nous convie cette fois-ci, en nous racontant, tout d'abord l'histoire de ce monde. La difficulté pour les sourds d'entrer dans le langage les a longtemps fait considérer comme intellectuellement inférieurs – jusqu'au jour où l'abbé de l'Épée, au XVIIIe siècle, à Paris, les écouta, c'est-à-dire observa la langue des signes qu'ils pratiquaient déjà entre eux et, à partir d'elle, mit au point un système gestuel de communication.
    L'accès des sourds à la culture et à la dignité s'est donc fait en France – les noms de Condillac, Desloges, Massieu, Sicard, laurent Clerc en témoignent. Puis cette histoire s'est poursuivie dans le monde entier, jusqu'à la fondation de Gallaudet, aux États-Unis, la première université réservée aux sourds.
    Mais ce livre est plus qu'une histoire. Il montre également ce que la surdité peut nous apprendre à tous, sourds ou entendants, sur notre condition d'êtres parlants. Car le langage est plus que sa simple expression vocale ; comme l'a montré Chomsky, il repose sur des " structures profondes " innées, qui peuvent s'actualiser chez les sourds comme chez les entendants. Ce que les sourds donnent ainsi à voir, à qui les écoute, c'est bel et bien une autre façon, aussi riche que celle des entendants, de pratiquer le langage – une autre manière d'être humain.

  • Un peintre perd, à la suite d'un accident, la perception des couleurs ; un chirurgien, atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, est en proie à des tics compulsifs, sauf quand il opère ; une autiste, pour qui le monde humain est incompréhensible, se spécialise dans l'étude des animaux.
    Les personnes atteintes de tels troubles neurologiques ressemblent, dit Oliver Sacks, à des voyageurs traversant d'inimaginables contrées. Sept de ces voyageurs sont présentés ici. Pour les comprendre, l'auteur ne s'est pas contenté de les recevoir ; il est allé à leur rencontre, et a partagé, pendant un moment, leur vie.
    Les sept histoires qu'il relate sont paradoxales, car elles montrent que les troubles neurologiques ne sont pas seulement des maladies - ils ouvrent des mondes nouveaux, certes étranges pour l'expérience commune, mais où se réalisent d'autres richesses, seulement potentielles chez l'homme normal.
    Le peintre qui a perdu la perception des couleurs va créer un monde artistique monochrome, à la beauté insolite et profonde ; et l'autiste continuera à se heurter aux arcanes de la socialité humaine - mais en s'y sentant, nous dit-elle, "comme un anthropologue sur Mars."

  • D
    Deux semaines avant de mourir, Oliver Sacks a décrit le contenu de l'ouvrage qu'il prévoyait de publier, Le Fleuve de la conscience. Ses indications ont été scrupuleusement suivies.
    Sacks montre dans ce livre qu'il n'est pas seulement un neurologue exceptionnel. Son interrogation s'étend ici à presque tous les domaines du vivant, qui le passionnent et l'intriguent. Mais, fidèle à sa manière personnelle, il les aborde par ce qu'ils ont de surprenant ou d'inattendu. Comment une plante " apprend "-elle ? Les souvenirs que nous tenons pour vrais le sont-ils forcément ? La conscience est-elle un flux continu ou une succession d'instantanés ? La science elle-même se montre sous un jour nouveau : Darwin s'avère être un botaniste original, Freud un neurologue novateur. Pourquoi tant de découvertes, que l'on qualifiera de prématurées, ont-elles été négligées ? Que se serait-il passé si on les avait acceptées en leur temps ? On s'aperçoit que le rôle du hasard est essentiel, et que la science, dans son développement, est contingente... comme la vie elle-même.
    Oliver Sacks a créé une nouvelle façon d'exposer et d'expliquer et d'interroger les découvertes scientifiques. On trouvera ici ce mixte de développement théoriques – toujours clairs –, de récits étonnants, et d'éléments biographiques qui fait le charme de son œuvre, où s'allient avec éclat la rigueur, la curiosité d'esprit, et le goût de l'exploration.
    Oliver Sacks (1933-2015)
    Neurologue, professeur à l'université Columbia, il est l'auteur de nombreux livres, notamment L'Éveil (1987), L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau (1988), Des yeux pour entendre (1990), Un anthropologue sur Mars (1996), Musicophilia (2009) et L'Œil de l'esprit (2012).
    Traduit de l'anglais par Christian Cler

  • Oliver SACKS décrit dans ce livre les affections les plus bizarres, celles qui atteignent un homme non seulement dans son corps, mais dans sa personnalité la plus intime et dans l'image qu'il a de lui-même.
    Il nous fait pénétrer dans un royaume fantastique, peuplé de créatures étranges : un marin qui, ayant perdu le sens de la continuité du temps, vit prisonnier d'un instant perpétuel ; une vieille dame qui caricature dans la rue les expressions des passants, jusqu'à les rendre grotesques et terribles ; un homme qui se prend pour un chien et renifle l'odeur du monde ; deux jumeaux arriérés mentaux, capables de calculs numériques prodigieux, qui vivent dans des paysages de chiffres ; ce musicien qui, ayant perdu la capacité de reconnaître les objets, prend pur un chapeau la tête de sa femme, et bien d'autres.
    Tentatives aussi pour poser les jalons d'une médecine nouvelle, plus complète, qui, traitant le corps, ne refuserait pas de s'occuper de l'esprit, et même de l'âme.

  • Durant l'hiver 1916-1917 éclata une épidémie de " maladie du sommeil " (encéphalite léthargique) présentant les symptômes parkinsoniens les plus graves. Beaucoup de malades moururent ; d'autres s'enfoncèrent dans un état léthargique étrange et définitif -immobiles, souvent muets, emprisonnés dans un temps pétrifié.
    Ces patients incurables, Oliver SACKS les retrouve plusieurs décennies après, dans un asile de la banlieue new-yorkaise où il travaille à partir du milieu des années 60.
    En 1967 apparaît une drogue (la L-Dopa), qui a pour effet de réveiller ces patients ; ils se remettent à parler, à marcher, retrouvent le goût de vivre... mais certains sont en proie à des hallucinations, des délires paranoïaques, érotomaniaques. L'unité de leur personnalité se brise en une foule se " sous-moi ", parfois effrayants, en lesquels ils ne se reconnaissent plus. Faut-il arrêter la L-Dopa ? Diminuer la dose ?
    Ce sont les problèmes dramatiques auxquels Oliver Sacks sera confronté. Extrêmement émouvant dans le récit du destin de ces patients, le livre comporte aussi une réflexion théorique qui débouche sur des questions essentielles concernant la santé et la maladie, considérée non plus comme un corps étranger qu'on " attrape ", mais comme un état du " soi ", ayant sa propre logique.

  • Oliver Sacks a toujours exploré la richesse inédite de l'expérience humaine à travers des récits de cas. C'est avec la même curiosité et le même désir de comprendre qu'il se penche dans ce livre sur l'enfant qu'il a été, et la passion qu'il a éprouvée pour la chimie. Il évoque son enfance dans l'Angleterre de la guerre, au sein d'une famille de scientifiques, et sa fascination précoce pour les métaux. Puis ce sont les années de pensionnat, sans bonheur, mais où se développe le goût de l'exploration intellectuelle qui devait marquer sa vie entière. Enfin le retour à Londres, où l'enfant, privé d'affection, trouvera un réconfort dans le jardin secret de la chimie, qui lui parle des métaux, des gaz, des éléments, de la matière et de l'ordre caché des choses.
    Oncle Tunsgtène raconte l'histoire d'un enchantement et la façon dont il a façonné une vie: la science est unie à l'enfance par un lien essentiel - elle en tire sa profondeur humaine et sa poésie.

  • Fasciné par les îles depuis son enfance, Oliver Sacks part en exploration dans le Pacifique à la recherche de l'île des achromates : à Pingelap, comme à Pohnpei, une communauté d'insulaires ne perçoivent absolument aucune couleur, vivent dans un monde en noir et blanc, ne différenciant les objets que par leur luminosité. Quelles causes assigner à ce trouble ? Ainsi qu'à la paralysie totale dont est atteinte une large partie des habitants de l'île de Guam depuis des générations sans qu'on en connaisse la cause ? Parcourant la jungle, où poussent les cycas, ces plantes poisons venues de la nuit des temps, Sacks tente de percer le mystère de ces îles et de leurs maladies endémiques. Chaque personne rencontrée, aveugle aux couleurs ou atteinte de Parkinson, est un monde que la maladie ne détruit pas mais construit, révélant une façon d'être humain inédite, surprenante et émouvante.
    A la fois carnet de voyage et detective story neurologique, ce livre s'interroge sur le mystère de ces îles et l'insolite complexité de la personne humaine : les unes ne sont-elles pas la métaphore de l'autre ?

  • Au cours d'une excursion en Norvège, Oliver Sacks fait une chute : rupture des tendons du quadriceps, un des muscles de la cuisse. Il est recueilli dans la montagne par des chasseurs, hospitalisé, soumis à des examens médicaux, opéré, mais...il ne parvient pas à recouvrer l'usage de sa jambe. Elle ne veut plus bouger, il ne la sent plus, la voit comme un corps mort, incongrûment rattaché à son corps. Médicalement, la machine est réparée ; pourtant, si Oliver Sacks a retrouvé son intégrité corporelle, le voici confronté à un phénomène étrangement inquiétant : l'amputation d'une partie de l'image du corps.
    Un tel phénomène semble ne plus relever de la médecine classique : mais de quoi alors relève-t-il ? Sacks décrit la détresse dans laquelle il s'enfonce, dont la traversée sera pour lui une expérience essentielle, et finalement régénératrice. C'est par la musique qu'il pourra retrouver l'image de cette jambe perdue. Peut-être parce que l'image de soi est elle-même tissée de rythmes, et que cette harmonisation a quelque chose de musical.
    C'est une des nombreuses pistes qu'ouvre ce livre, où le Dr Sacks poursuit sa réflexion originale et profonde sur ce qu'on pourrait appeler les affections du " soi ", et sur la médecine que de telles affections requièrent – Oliver Sacks, dont Louriia disait qu'il avait abordé une nouvelle région...

  • Plus de deux millions de personnes en France souffrent de migraines souvent sans en comprendre l'origine et parfois sans parvenir à en convaincre leur entourage. Pourtant, ce mal est bien réel.
    - Quels sont les différents types de migraine ?
    - Quand et pourquoi survient-elle ?
    - Comment la traiter ?
    Telles sont les questions auxquelles Oliver Sacks répond. C'est un livre de médecin, puisque l'auteur y décrit les circonstances d'apparition d'une migraine et les formes qu'elle peut revêtir. Mais à partir de son expérience, il montre que la migraine, pour être comprise et traitée dans sa totalité, doit être aussi considérée comme un événement d'ordre affectif : il s'agit donc de savoir à quoi elle sert.
    Par cette question novatrice, Sacks accède à l'arrière-fond méconnu du symptôme migraineux. Forme particulière de réaction à la menace, la migraine devient un phénomène qu'il faut comprendre pour le faire disparaître : constatation qui amène à élaborer une thérapeutique tout autre.
    Cette nouvelle édition intègre les résultats de la recherche scientifique des dix dernières années concernant le traitement spécifique de la migraine.

empty