• éclaircir les ténèbres Nouv.

    1640. Une Province a disparu.

    Il semble que l'enfer se soit abattu sur la paisible vallée d'Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la princesse Sophronia. Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout. Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg, une ancienne déesse païenne accompagnée d'une armée de monstres...
    Recrutés dans le Paris misérable et grouillant du XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres : fantassin, mousquetaire, artilleur et lansquenet.
    Mais le Cardinal leur adjoint un cinquième comparse en la personne du brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes.
    Son objectif : soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres.


    Un roman à la croisée des chemins, entre aventures, sorcellerie et roman historique.



  • 5 août 1794. " Robespierre est mort ! La Grande Terreur est terminée ! " À Lyon, ville martyre de la Révolution, la population exulte en même temps qu'elle crie vengeance. Enragée, la foule se dirige alors vers le symbole de cette oppression : la prison des Recluses. C'est là, dans les entrailles de cette forteresse, que quatre Lyonnais découvrent l'Innommable, des dizaines de cadavres humains, tordus dans les affres de l'agonie par d'atroces tortures. Horriblement choqués, l'abbé La Madelle, le juge Pilar, l'avocat Chalais et le docteur Müller font le serment indissoluble de traquer l'auteur des crimes, Fouché, connu pour ses actions sanglantes. Marie-Adélaïde Lenormand, cartomancienne aussi réputée que controversée, protégée de Joséphine de Beauharnais, voit son intérêt piqué par le petit groupe de Lyonnais qui se donne pour nom " les Compagnons de Jehu ". Et, soudain, saisie par des visions d'une cruauté et d'une violence insoutenables, la Sibylle comprend que son destin est lié au leur. Peu à peu, la mort les absorbe dans son voile sinistre et Marie-Adélaïde voit sa fin approcher. Le Traité des supplices peut s'accomplir...

  • Etherna

    Nicolas Bouchard

    Un Allemand des années 2020.
    Un Japonais des années 30.
    Une vestale romaine.
    Leur seul point commun ? Ils se sont tous suicidés.
    Tous les trois se retrouvent dans un lieu étrange : le monde d'Ether, un système constitué de gigantesques anneaux concentriques : terre, air, eau, feu et métal.
    Quel est donc ce monde où semblent s'être réunis les jeunes de toutes les époques ayant mis fin à leur jour ? La réponse est au centre du système. Mais pour y arriver, ils devront franchir tous les anneaux et rejoindre le centre. Seuls ceux qui atteignent le but auront une réponse.

    Un seul clan gagnera et ils sont nombreux à vouloir tenter l'aventure.


  • Septembre 1797. À Paris, des meurtres d'une atrocité sans nom touchent les maîtresses d'hommes politiques influents. Frappée par des visions d'une extrême violence, la Sibylle Marie-Adélaïde Lenormand décide d'enquêter sur ces mises à mort qui ressemblent à s'y méprendre à celles décrites dans les textes de Sade...
    Septembre 1797 : Bonaparte vole de victoire en victoire en Italie. À Paris, c'est le Directoire, gouverné par Barras, le " roi des pourris ". Néanmoins, les royalistes sont en passe de prendre la majorité aux deux assemblées et, sur cinq directeurs, deux sont franchement royalistes et s'opposent à toutes les décisions de leurs collègues. D'où un grand nombre d'intrigues et de complots, que Joseph Fouché, agent spécial au service de Barras, va faire en sorte de démêler.
    Car une série de meurtres d'une barbarie absolue touche les maîtresses d'hommes politiques influents... Frappée par des visions d'une extrême sauvagerie, Marie-Adélaïde Lenormand décide d'enquêter sur ces meurtres qui lui évoquent irrésistiblement ceux décrits dans les romans d'un auteur publié sous le manteau : Donatien Alphonse François de Sade.
    Sade, justement, vit dans le dénuement, sans cesse poursuivi par ses créanciers. Contacté par une association de gens de lettres aux motifs pour le moins étranges, il reçoit pour mission d'écrire une pièce musicale dans la lignée de Justine ou les infortunes de la vertu, roman interdit à cause de son obscénité. Dénué de scrupules il va s'exécuter, mettant en marche une monstrueuse et mortelle machination...

  • Augustine a 12 ans. Pendant l'été 1892, elle part en vacances chez son oncle dans la campagne limousine. Le même jour, un étrange personnage arrive en ville, un excentrique parisien nommé Joséphin Péladan. Augustine retrouve son cousin Anthime. Ensemble, ils explorent la région, riche de lieux de légendes et de cultes païens. Très vite, une inquiétante nouvelle se répand : des enfants de paysans disparaissent mystérieusement la nuit... Les gendarmes sont sur le qui-vive. La peur s'empare des villageois. Persuadés de la culpabilité de l'obscur Péladan, les deux adolescents décident de le suivre en haut du mont Gargan, là où se trouve une source miraculeuse...Illustration de couverture : Matthieu Bonhomme

  • 1794. La Terreur gronde dans Paris, sous la coupe de Robespierre et de ses Jacobins. Gabriel-Jérôme Sénart, secrétaire rédacteur du comité de sûreté générale, compile les atrocités de ce temps avec tout le sérieux qu'exige son devoir de serviteur de la révolution. Un corps mutilé est retrouvé dans une chambre close et inaccessible. L'assassin a fait preuve d'une barbarie sans nom et d'une force inhumaine. Le mobile du crime est-il lié à la franc-maçonnerie, comme le laisse entendre Vadier, maître du Comité de sureté générale que ses ennemis surnomment " le grand inquisiteur "? Le jeune homme appelé à enquêter sur cette étrange affaire doit d'abord sortir de prison la ci-devant Marie-Adélaïde Lenormand, personnage énigmatique, cartomancienne, manipulatrice mais qui semble jouir d'un véritable don. Sauront-ils piéger les membres des loges noires ?...
    À une époque où les lumières de la Raison combattent les sciences occultes, il ne fait pas bon être franc-maçon. Nicolas Bouchard, très bien documenté, met en scène deux personnages dont l'idéalisme et les conflits reflètent les contradictions de l'époque révolutionnaire. D'une plume alerte, il entraîne ainsi le lecteur dans les bas-fonds d'un Paris interlope où le rasoir national risque de tomber à tout moment.

  • La ville noire

    Nicolas Bouchard

    "Un bruit. Les battements de son coeur s'accélérèrent : il y avait quelqu'un dans la boutique ! Un vagabond peut-être, ou un voleur...
    La nuit, chaque objet prend des dimensions et des aspects inhabituels. Incapable du moindre mouvement, il tenta pourtant de se raisonner : sa patronne était partie tôt hier au soir. Elle lui avait laissé le soin de fermer la boutique, et, dormant comme une souche, il ne l'avait pas entendue rentrer.
    Un rayon de lune pénétra dans la pièce, faisant tressaillir le garçon : en un instant, les perspectives et l'apparence des objets changèrent du tout au tout. Enfin, soulagé, il la vit..."
    Dans le Limoges de 1900, la mort rôde...

  • Après son face à face avec un terrifiant tueur en série dans le Limoges de l'année 1900, Augustine Lourdeix, l'institutrice, se voit de nouveau confrontée à l'horreur. En 1905, Limoges est le théâtre de manifestations et grèves particulièrement violentes. Entre le patronat de la porcelaine et les syndicats ouvriers, le torchon brûle. En réponse aux occupations d'usine, les industriels décident le lock-out. En état de siège - aux mains des "rouges" selon le préfet -, Limoges s'apprête à basculer dans la guerre civile. Or l'angoisse de la jeune femme grandit lorsqu'elle découvre que des notables, sans lien apparent les uns avec les autres hormis quelques séjours en Afrique, meurent de façon bien étrange. Augustine, malgré elle, se retrouve mêlée à cette nouvelle enquête. D'effets de surprise en coups du sort, elle brave la peur pour savoir la vérité. Et découvrir quelle est cette "ombre qui s'étend" sur sa ville.

  • Alger, juin 1805. Le pays est frappé par une terrible famine. Des tensions entre les communautés ont éclaté dans certains quartiers de la ville. Nephtali Busnach, chef de la communauté juive et grand fournisseur de blé, vient négocier la livraison des nouveaux chargements à destination de la France, son principal client. Ce jour-là, un groupe de janissaires turcs qui exercent une autorité absolue sur Alger le menacent. Un coup de feu éclate, Nephtali tombe à terre. C'est le signal du massacre. Des dizaines de juifs sont tués et de nombreuses familles condamnées à fuir le pays.
    Âgée de dix ans, Aziza Cohen-Bacri, la petite-fille de Nephtali, n'est pas épargnée par la violence. Les émeutes, les spoliations se succèdent, jusqu'à ce que son propre frère, David, soit décapité par le dey. Pour Aziza, une malédiction pèse sur sa famille. Une malédiction dont l'origine pourrait bien être une dette des Français envers l'Algérie... Très vite, elle va comprendre que seule la vérité pourra protéger les siens. Mais que peut une jeune fille face à cette effroyable affaire politico-financière ?
    À travers l'évocation d'une page méconnue de notre histoire, les événements ayant précipité le fameux " coup d'éventail " et la colonisation de l'Algérie, l'auteur dresse une fresque historique saisissante et retrace le destin d'une femme hors du commun. Nicolas Bouchard a écrit plusieurs romans de science-fiction, dont L'Empire de poussière, une trilogie très remarquée. Il est également l'auteur de romans policiers, dont La Ville noire, lauréat du prix des Inrockuptibles 2004. Son premier roman historique, L'Hymne des démons, est paru en 2005 chez Flammarion noir.

  • Le lac des esprits Nouv.

    1854. De l'Europe aux rives du Deep Blue Lake, un lac aux eaux d'une pureté incomparable sur les pentes du Mazama, en Oregon, une expédition folle, dangereuse, au bout du monde et au bout de soi. L'épopée incroyable de plusieurs dizaines d'aventuriers partis chercher le bonheur dans un ailleurs. Une fresque romanesque foisonnante.Londres 1854. Dorilla Rizzi, chanteuse lyrique adulée, a perdu sa voix sur la scène de l'Opéra de Paris et cherche désespérément un remède. Arrivée dans la capitale britannique où elle doit rencontrer un énième professeur de médecine, elle fait la connaissance du baron Giebert, riche industriel autrichien et initiateur d'une expédition dont le but est de créer une cité idéale sur les bords du Deep Blue Lake, dans l'Oregon, réputé pour son eau si bleue et si pure qu'on la dit miraculeuse. Pleine d'espoir, la diva se lance dans l'aventure. Elle se lie d'amitié avec Charlotte, médium irlandaise, Pétra, dernière survivante d'un peuple mystérieux venu d'Asie centrale, et Lisbeth, contrebassiste au grand coeur. Musiciens, philosophes, peintres, secte adamite, et surtout le docteur Derode, défenseur de l'homéopathie naissante, les accompagnent dans ce périple. Après une traversée mouvementée de l'Atlantique et une mise en quarantaine éprouvante à New York, tous s'élancent dans le Grand Ouest, guidés par Labonté, grand chasseur et buveur impénitent.
    Sur les rives du Deep Blue Lake, tandis que les membres de l'expédition entreprennent la construction de leur cité idéale, Dorilla se rapproche des Indiens klamaths, natifs des lieux, découvrant les mythes et mystères de ce peuple fascinant. En eux, par eux, trouvera-t-elle la voie de la guérison et le salut ? Et pourquoi pas l'amour ?

  • En cette fin d'année 1908, de sombres nuages s'amoncellent sur l'Europe. Le pouvoir d'Abdulamide II "le sultan rouge" est cerné par la révolution "Jeune Turc" et tous les pays occidentaux se demandent quel camp choisira le Kaiser, allié traditionnel de la Sublime porte.
    Tandis qu'à Limoges Elie Goldenzweig, ingénieur en céramique venu d'Allemagne, entreprend un chantier titanesque pour le compte de l'Organisation juive mondiale, Augustine Lourdeix, l'institutrice, qu'il a épousée, se rend à Paris en compagnie de Rachel, la fille d'Elie qui n'accepte pas le mariage de son père avec une "goye".
    Dans la foule d'un grand magasin, Rachel est enlevée. Qui sont les ravisseurs ? Pourquoi son mari lui demande-t-il de ne rien entreprendre et de ne pas prévenir la police ? Augustine, perdue dans une ville qu'elle ne connaît pas, trouvera des alliés inattendus : Elsa, une danseuse de cabaret et son cher inspecteur Soumagnas qui acceptera de sortir de sa retraite de Bussière-Galand pour reprendre du service.
    Avec Et le ciel s'embrasera, Nicolas Bouchard achève la trilogie limougeaude commencée par La Ville noire et Mon ombre s'étend sur vous.

  • La forêt noire, près de Fribourg en Bresgau, année 1740. De lourdes incertitudes pèsent sur l'Europe, l'équilibre précaire des puissances menace de s'effondrer. Un nouveau roi vient de monter sur le trône de Prusse ; l'électeur de Bavière inquiète la fragile Autriche antérieure, la guerre sourd... Et un tueur mystérieux profite de l'extrême morcellement des principautés germaniques pour accomplir ses crimes en toute impunité.
    Au point que le peuple croit reconnaître dans ces meurtres abominables la marque du Chasseur Noir, dont les méfaits, inspirés par le diable, ont ensanglanté la forêt voila de cela des centaines d'années. La troupe de Tullio Boccarosa, compositeur d'opéra itinérant, échoue à Fribourg en pleine psychose collective ; là, on leur proposera un bien étrange contrat : composer un opéra racontant la légende du Chasseur Noir. Mais en montant une telle oeuvre, Lisbeth Boccarosa, épouse et égérie de Tullio, se demandera rapidement s'ils ne risquent pas d'y perdre leur âme... ou pire encore.
    Meurtres rituels, enlèvements, messes noires, vieux donjon au bord du Rhin, opéra sanglant : une vision sombre du siècle des Lumières assailli par les démons du passé.

  • Rome, 331 avant J.-C.
    Dans la Ville éternelle, on suffoque. Sous la chaleur écrasante, les tensions s'exacerbent, tandis que les morts mystérieuses se multiplient. Qui est coupable ? Innocent ? Les magistrats ? Les vestales ? Au coeur du tumulte, une famille romaine se déchire. La matrone, Cornelia Major, face à son mari, Aulus Cornelius, patricien orgueilleux et implacable ; leurs enfants, Paula et Titus, bien fragiles face à la dureté du monde romain ; et enfin Tarpeia, leur énigmatique esclave...
    « Année funeste pour l'insalubrité de l'air ou par la perversité humaine », voilà comment Tite Live décrira trois siècles plus tard cette période obscure de Rome. Une chose est sûre : la vérité plongera le peuple et le Sénat dans la plus grande des terreurs.
    © Flammarion, 2008
    Studio de création Flammarion, d'après Jeune romaine © Whitford & Hugues, London, UK / The Bridgeman Art Library ; Fresque au serpent © The Bridgeman Art Library ; Calligraphie de Nathalie Tousnakhoff © Flammarion

  • Dans ce numéro de Ciné-Bulles, un entretien en primeur avec Mina Shum qui signe le documentaire Ninth Floor sur les événements méconnus survenus à l'Université Concordia en 1969 (autrefois Sir George Williams) alors que des étudiants noirs accusaient un de leurs professeurs de racisme. OEuvre de mémoire qui fait la une de ce numéro. Également au sommaire de cette édition, des entretiens avec les réputés directeurs de la photographie André Turpin et Michel La Veaux qui ont réalisé, respectivement, le long métrage Endorphine et le documentaire Hôtel La Louisiane. Aussi, un retour, sous forme de portrait, sur le cinéma de Paolo Sorrentino, à l'occasion de la sortie de Youth. Et la chronique Histoires de cinéma raconte l'héritage à plusieurs égards du classique The Godfather de Francis Ford Coppola.

  • C'est la splendide Isabelle Huppert, le visage meurtri, mais le regard plein de force, qui orne la couverture de ce Ciné-Bulles d'automne. L'actrice française est l'héroïne farouche de Elle de Paul Verhoeven. La sortie sur nos écrans de ce film-choc est l'occasion pour Zoé Protat de brosser le portrait de son créateur, de ses premiers films hollandais aux grands succès hollywoodiens, jusqu'à ses récentes réussites. La revue propose également des entrevues avec les réalisateurs Vincent Biron, auteur de l'une des farces cinématographiques les plus applaudies de l'année, Prank; Kim Nguyen, qui nous raconte la genèse tout à fait particulière de sa romance nordique Un ours et deux amants; et finalement Steve Patry à propos de Waseskun, portrait d'un centre de détention autochtone hors normes. Le documentaire est d'ailleurs à l'honneur avec les dernières oeuvres de Gianfranco Rosi, Alanis Obomsawin et Saël Lacroix. Un hommage au cinéaste iranien Abbas Kiarostami, récemment décédé, ainsi qu'une réflexion sur l'érotisme au cinéma signée Jean-Philippe Gravel complètent le tout.

  • Pur hasard ou air du temps, le Ciné-Bulles de printemps arbore des couleurs politiques. Plusieurs films engagés dans l'actualité ou les luttes du passé occupent en effet le haut de l'affiche, avec une place de choix pour le documentaire. En couverture, Un journaliste au front de Santiago Bertolino suit courageusement le journaliste indépendant Jesse Rosenfeld au Moyen-Orient. En entretien, Sylvain L'Espérance brosse avec son Combat au bout de la nuit une mosaïque fleuve des lendemains qui déchantent de Syriza, coalition des partis de gauche en Grèce. Des critiques consacrées à I Am Not Your Negro de Raoul Peck (portrait de l'écrivain et activiste pour les droits civiques James Baldwin) et aux Fleurs bleues d'Andrzej Wajda (ultime charge pour la liberté du réalisateur polonais) complètent cette série de rendez-vous politiques. Plus lyrique mais tout aussi engagé dans la radicalité de son art, Alejandro Jodorowsky, 88 ans, nous offre quant à lui le second chapitre de sa merveilleuse autobiographie filmée : Poésie sans fin.

  • En couverture du numéro d'hiver de la revue Ciné-Bulles, retrouvez Portrait de la jeune fille en feu, un film de Céline Sciamma ayant remporté le Prix du scénario au dernier festival de Cannes. Le long métrage raconte une histoire d'amour impossible au XVIIIe siècle entre une peintre et son modèle. Frédéric Bouchard en signe le commentaire critique. Le numéro présente aussi deux entretiens, l'un avec le Winnipegois iconoclaste Matthew Rankin dont le premier long métrage prendra l'affiche prochainement. Le réalisateur est déjà bien connu des adeptes d'animation et de cinéma expérimental. Le second entretien a été mené avec Guillaume de Fontenay dont le premier long métrage, Sympathie avec le diable, raconte l'histoire vécue du siège de Sarajevo en 1992 à travers les yeux du correspondant de guerre Paul Marchand. Aussi au sommaire : un portait du cinéma de Ken Loach, un retour sur Où êtes-vous donc ? de Gilles Groulx en 1969 et une analyse du Joker de Todd Phillip, entre autres.

  • En couverture du numéro printanier de la revue Ciné-Bulles, un clocher d'église, quelques maisons, un village québécois pareil à cent autres. Vraiment ? En couverture figure le village de Saint-Ubalde, visage d'un comité de 13 citoyens solidaires et de leur démarche de parrainage d'une famille de réfugiés syriens que les documentaristes Nadine Beaudet et Christian Mathieu Fournier ont suivi et dont ils ont tiré La Maison des Syriens. Nicolas Gendron les a rencontrés pour discuter de ce film-témoin écrit « à l'encre de la fraternité. » Puis, au coeur du numéro, trois films français : L'Apparition par Xavier Giannoli, Jusqu'à la garde de Xavier Legrand avec lequel Ambre Sachet s'est entretenue, puis L'Atelier de Laurent Cantet, mis en perspective avec la filmographie du cinéaste dans un riche portait par Jean-Philippe Gravel. Aussi au sommaire, la première entrevue de la nouvelle rubrique Grand entretien avec le directeur photo Pierre Mignot et un retour sur Ivan le Terrible de Sergueï Eisenstein par Zoé Protat.

  • Le Ciné-bulles de l'été 2018 présente en couverture BlacKkKlansman, plus récent film de Spike Lee. Inspiré d'un fait divers, il raconte l'infiltration d'un policier noir dans une cellule locale du Ku Klux Klan, au Colorado, dans les années 1970. Cette improbable prémisse est le prétexte à une oeuvre forte, à mi-chemin entre la satire subversive et le film politique. Suit la rubrique « Du livre au film », consacrée à La Douleur d'Emmanuel Finkiel, adapté d'une nouvelle de Marguerite Duras. Le coeur du numéro estival est toutefois le dossier d'une quarantaine de pages sur les 50 ans de 1968, année de cinéma importante partout dans le monde (Europe, États-Unis, Québec, etc.).

  • Le numéro printanier de la revue Ciné-Bulles s'ouvre sur un entretien de Marie Claude Mirandette avec François Delisle à propos de son plus récent long métrage, Cash Nexus (en salle le 22 mars). La critique du film qui fait la couverture du numéro est signée par Frédéric Bouchard. Aussi au sommaire de ce numéro : des entretiens avec Philippe Lesage pour Genèse et Robin McKenna pour Gift; des critiques des films Burning de Lee Chang-dong, The Favourite de Yórgos Lánthimos et Amanda de Mikhaël Hers; une analyse de l'oeuvre Un amour impossible sous l'angle Du livre au film; un bilan des documentaires québécois sortis en 2018; et un retour sur 1900 de Bernardo Bertolucci dans la rubrique Histoires de cinéma.

  • En couverture du Ciné-Bulles estival, Ma Loute, dernier film de Bruno Lamont, d'un comique assumé, burlesque et tragique, selon l'analyse qu'en fait Jean-Philippe Gravel. Prétexte à l'exploration de couches sociales incompatibles, le film a pour trame une enquête menée par un duo incompétent d'enquêteur façon Laurel et Hardy. Ce numéro est aussi, et surtout, composé d'un grand dossier sur l'éducation cinématographique au Québec, son importance et ses possibles développements. Table ronde, témoignages et réflexions font état d'une foule d'initiatives auprès des jeunes du secondaire et du collégial, dans les classes et les festivals. Il s'en dégage une nécessité d'offrir une éducation au cinéma de qualité, et ce, dès le plus jeune âge. La reconnaissance du cinéma par le Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur comme forme d'art au même titre que les arts plastiques, l'art dramatique, la musique et la danse serait un bon premier pas (dixit ACPQ).

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