• Tout s'explique, il ne s'explique rien. Simplement, la main qui écrit mesure chaque pas qui le rapproche d'une femme. La voici qui vient, ruisselante de vinyle, mais n'empruntant au sexe que sa parure, sa lenteur. L'épaisseur du cil, le port des sandales hautes, vernies, assorties aux lèvres, sont les signes multipliés d'un événement qui peut se passer d'eux. La femme seule est l'événement de l'amour. Précédant le corps, le cliquetis des talons fait monter le coeur. Elle pousse la porte, tourne la clef. Maison close, yeux ouverts. La robe s'ouvre, cédant au coeur sa faim : le projet de l'ombre... P.N.

  • N'y aurait-il pas, secrètement, un peu d'Hippolyte en nous ?
    Égaré sur la planète Terre au XXIe siècle, Hippolyte est un être timide et faible qui n'a pas la timidité et la faiblesse de le masquer. Il faut dire qu'Hippolyte n'est à la hauteur de rien : ni de l'immensité du ciel, ni des injonctions de ses contemporains à réussir, ni même des escarpins de sa femme Maude. Les mots lui manquent. Les objets lui résistent. La boulangère le toise...
    Amorce d'une réconciliation avec nos défaillances, Hippolyte seulement est une plongée dans l'infiniment petit de l'homme. Un récit grave et burlesque sur la condition d'homo sapiens, en même temps qu'un plaidoyer pour les "perdants" et ceux que n'oblige pas encore le devoir de fortune.

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