• Un Noël à la campagne dans le Gloucestershire. La perspective est séduisante pour un groupe de jeunes mondains, un peu las de la routine londonienne, qui décident de séjourner à proximité du domaine de Lady Bobbin et de ses enfants. Multipliant péripéties invraisemblables et dialogues mordants, Nancy Mitford dresse un portrait décalé de la société anglaise dans les années 1930. « En vérité, il s'agit moins ici d'un pudding que du soufflé d'un grand chef... dans lequel je vous incite à vous plonger avec délices. » Joseph Connolly « Ce livre dégage une énergie d'un genre particulier, alimentée par la volonté infaillible et louable d'une auteur qui préférerait mourir plutôt que d'ennuyer ses lecteurs. » Rachel Cooke, The Guardian

  • Paru en Angleterre en 1931, Highland Fling est le premier roman de Nancy Mitford. Avec un humour grinçant, elle y dépeint les us et coutumes de ses contemporains aisés et insouciants en cette période de l'entre-deux-guerres. Son héroïne, Jane Dacre, nous convie à une majestueuse garden-party organisée dans un grand domaine écossais. L'arrivée d'Albert Gates, peintre surréaliste fantaisiste, va perturber le cours paisible et conventionnel des festivités... Nancy Mitford livre une comédie mordante, qui sonne d'autant plus juste qu'elle côtoyait quotidiennement cette société mondaine dont elle décrit comme nulle autre les comportements et les travers. « Nancy Mitford est à la littérature ce que le scone est au thé. Sa prose acide et gaie mêle l'humour de P. G. Wodehouse et le snobisme de W. M. Thackeray. La reine des lettres d'Angleterre était aussi une aristocrate dont la fratrie et les salons parisiens étaient la source d'inspiration pour épingler ses pairs sans en avoir l'air. » Olivier Mony, Figaro Madame

  • Londres, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Lady Sophia Garfield rêve de devenir une belle espionne. Ne pouvant cependant passer son temps à démasquer des ennemis, Sophia exerce son sens patriotique dans les bureaux de l'hôpital Ste Anne... tout en conservant ses loisirs aristocratiques. Elle va ainsi régulièrement prendre le thé au Ritz, échafaude avec malice des plans pour séduire le fringant Rudolph Jocelyn et en éloigner sa rivale, la princesse Olga Gogothsky.

    Dans la lignée de Charivari, Nancy Mitford déploie un humour décalé et percutant, qu'elle distille savamment tout au long de cette fantaisie loufoque, qui accorde aussi toute sa place aux développements politiques internationaux cruciaux de l'époque.

  • Paru en 1935, ce roman n'a pas été réimprimé pendant près de 70 ans. Ceci à la demande de Nancy Mitford elle-même, qui souhaitait mettre un terme à la brouille que sa publication avait provoquée avec ses soeurs. Unity et Diana lui reprochaient en effet la caricature à peine masquée qu'elle faisait du mari de Diana sous les traits du charismatique et très nationaliste Captain Jack. Car derrière ce qui est en au premier abord une comédie enlevée, portée par le meilleur de l'humour anglais, transparait une critique mordante des moeurs de la bonne société britannique, sur fond d'avènement du fascisme.

empty