• L'Afrique noire à la traîne de la trajectoire de l'émergence est la dénonciation d'une réalité singulière au continent noir. Dans cet essai, l'auteur y expose les obstacles internes et externes au processus effectif de l'émergence de l'Afrique sub-saharienne. Ces hypothèques sont repérables au plan interne dans toutes les structures socioprofessionnelles des États africains. Au plan externe, on note la prédominance de la dictature coloniale et néocoloniale qui pèse de tout son poids. Dans ce contexte, l'émergence de l'Afrique noire exige une reconquête de son identité culturelle et de son être authentique pour l'avènement d'une conscience de l'émergence. Somme toute, c'est par elle que se fondera la véritable tradition critique africaine : socle ultime de l'unité du continent et de sa libération de la dictature issue de la colonialité et de la néocolonialité. Aussi le processus de l'émergence de l'Afrique noire doit s'opérer et être guidé par des valeurs référentielles d'acharnement au travail, de respect de la chose publique et de la dignité humaine, d'équité, d'excellence, de performance, d'exceptionnalité et de conscience commune pour honorer ce rendez-vous avec l'histoire et avec l'humanité tout entière.

  • La crise contemporaine des valeurs crée un vide éthique dans un contexte-mêlé, dénué des valeurs et repères transcendants. Notre ouvrage est une réflexion sur la fondation d'une nouvelle humanité dans ce contexte de mise en demeure. L'humanisme valadiérien atteste que le modelage de la physionomie de nos sociétés modernes et l'avènement d'un monde plus humain se feront par un humanisme nouveau. Cet humanisme se définit par le respect de la personne humaine et de ses droits, l'amour du prochain, la conscience, l'égalité et la prise en compte de la vulnérabilité de l'altérité. Toutefois, l'humanisme valadiérien présente des déficits qui font penser à l'humanisme universaliste progressiste qui cadre avec notre contexte sociétal actuel en affirmant l'égalité de tous les êtres humains au-delà des cultures et des aires géographiques. L'humanisme universaliste progressiste est un héritage du père latino-américain Marsilo Ficino, une grande figure de la Renaissance italienne. L'humanisme universaliste décentre l'homme du cosmos en le plaçant au début et à la fin de toutes les entreprises humaines. Il s'emploie à créer une communauté de destin de l'humanité : cadre pratique des valeurs référentielles, de dialogue interculturel et de solidarité transmondiale. Son intégration holistique dans la mondialisation néo-libérale garantira la valorisation de l'humain universel et la reliance homme/nature. Pour son effectivité, il a recours à la pensée élargie, aux hommes de pensée de tous bords et aux médias.

  • Le "Cri de l'altérité" est une réflexion sur le fondement éthique ultime à l'aube du XXIe siècle. Il est certes vrai que beaucoup de théories éthiques et humanistes ont été développées et proposées depuis des millénaires, mais le nanisme/désert éthique perdure dans nos sociétés actuelles. Ce vide éthique est de plus en plus perceptible au moment même où l'homo-altérité et la cosmo-altérité sont objet de la violence sous toutes ses formes ; de la négligence et de la non-prise en compte. À vrai dire, la vulnérabilité et les souffrances de l'altérité ne bénéficient véritablement ni de l'écoute/encadrement, ni de l'attention des structures étatiques et des Organisations internationales. Voilà pourquoi en ce début du XXIe siècle, il est urgent de fonder l'éthique sur le cri de l'altérité, et dont la priorité pourra faire advenir un monde où le vivre-ensemble harmonieux, la sécurité/fraternité transmondiale et la justice sociale/internationale ne seront plus des simples slogans, mais des réalités effectives dans la quotidienneté de notre planète en convulsion/ébullition.

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