• Le maître du barreau.En 1920, Pierre Gide, avocat aux barreaux de Paris et de Londres, ouvre son cabinet. En conseillant des entreprises, il invente le barreau d'affaires en France. Pionnier, il sera imité et jalousé, puis oublié, avant de renaître au travers du cabinet qui porte toujours son nom cent ans plus tard.
    Qui était ce fils de militaire, agent de liaison auprès de l'armée britannique pendant la Grande Guerre, cousin du Prix Nobel de littérature André Gide ? La " personnalité parisienne possédant une Buick " (Vogue), le passager des premiers voyages d'affaires transatlantiques, le travailleur infatigable qui fonde le premier cabinet collectif ? Sous l'Occupation, il poursuit son activité d'avocat pour défendre ses clients. À la Libération, on le lui reproche, bien qu'il ait aidé la Résistance. Banni de la profession, il est réintégré en 1954. Trois ans plus tard, il crée avec deux jeunes confrères le cabinet Gide Loyrette Nouel.
    Au terme d'une enquête inédite, Michel Guénaire répare un oubli injuste en retraçant ce destin exceptionnel. Et la métamorphose d'une profession.

  • Ce livre part d'un paradoxe : la mondialisation "dissout" les Etats. Or, la crise de cette même mondialisation rappelle leur nécessité. Les peuples réclament plus d'Etat contre les dérégulations venues d'ailleurs. Ce que l'on prenait pour l'agonie du vieil Etat-nation dissimulerait-elle, en vérité, sa renaissance ? "Les Etats reviennent au coeur du projet politique des peuples", écrit Michel Guénaire, parce que ceux-ci "aspirent à une défense de leurs intérêts et veulent retrouver leur identité dans la marche du monde".
    Dans ce livre qui est une fresque historique et politique, l'auteur analyse les types culturels des grands ensembles étatiques qui renaissent. Avec ses vertus. Avec ses risques (retour du souverainisme, litanies anti-européennes, etc.).
    Ce livre se propose surtout de "remettre à l'heure" les horloges de nos débats intellectuels, lesquels en sont encore à faire l'éloge de la mondialisation alors que cette question est d'ores et déjà dépassée.

  • Ce livre est né d'une indignation devant l'opprobre qui semble, désormais, attachée au « Modèle français ». A en croire ses détracteurs, en effet, celui-ci serait dépassé, en déclin, voire en chute libre. Et l'opinion des élites de lui opposer le miraculeux « Modèle anglo-saxon » fondé sur l'acceptation de la mondialisationn et des lois du marché. Or, pour Michel Guénaire, - qui, du coup, devient le théoricien de ce qui s'appellera peut-être, un jour, le « Villepinisme » - le modèle français, ce dosage entre la volonté, la protection sociale et le rôle moteur de l'Etat, n'est pas caduque, bien au contraire.
    Sa thèse : il n'y a pas de « déclin », ni de « France qui tombe » - mais, plus subtilement, un malheur français né au contact d'une mondialisation arrogante. Le paradoxe, c'est que, pour maîtriser les effets pervers de cette mondialisation, il faudra recourir à ce qui, depuis le colbertisme, fait le « génie » d'un pays qui a toujours placé le souci de rectifier les effets pervers de l'économie de marché au principe de son action politique.
    Le livre tente donc, avec panache, de pointer les atouts de ce modèle décrié et, sans nier sa provisoire faiblesse, de montrer en quoi ils peuvent encore aider nos contemporains à « donner du sens » à leur avenir.

  • Un homme de pouvoir, personnalité connue et célébrée, meurt de manière aussi soudaine que mystérieuse. Son fils entreprend alors de percer le secret de cette disparition. Sa quête va l'amener à découvrir la vérité d'une vie qu'il ignorait, celle de son propre père. Peu à peu, l'image d'homme comblé que ce dernier avait laissée de lui s'efface ; apparaît alors une figure presque inconnue, cachée même, dont la réalité ne ressemble guère à celle du disparu...

  • Les hommes publics, hommes politiques et chefs d'entreprise, sont aujourd'hui mis au ban de la société. Mais un monde sans élites est un monde sans société, car les élites sont nécessaires pour entraîner la société. A partir du suicide de Pierre Bérégovoy, Michel Guénaire décrit les manifestations de la critique des hommes publics ; il les voit dans la dérision qui frappe aujourd'hui les élites, mais aussi dans la densification des règles du droit et le contrôle exercé en leur nom qui limitent exagérément la liberté d'action des élites. Il propose, au terme de son essai, qu'une nouvelle éducation refonde les élites du pays.

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