• Aujourd'hui, la loi du marché s'impose à l'humanité tout entière : mondialisation des échanges commerciaux, domination des puissances financières, spéculation sur les produits nécessaires à la vie comme l'eau, tout doit s'acheter et se vendre. Même l'homme devient une marchandise, à l'heure des « progrès » scientifiques et biologiques. La pensée humaine est déstabilisée par cette évolution rapide et les convictions éthiques s'effritent. Assouvir ses envies personnelles devient un droit.
    Dans ce contexte, que reste-t-il de la gratuité ? Que devient la réalité du frère au sein d'un monde désincarné ? Comment retrouver le sens ?
    À ce questionnement vital, la Bible apporte des réponses, en particulier dans la lettre aux Hébreux et l'Apocalypse. L'Écriture oppose l'esprit de louange, qui n'a pas de prix, aux déviances totalitaires soufflées par le dragon du mal. C'est ce que démontre avec finesse et efficacité Michel Farin, par une exégèse renouvelée de textes dont l'actualité ne cesse d'étonner. Il nous conduit à comprendre la signification véritable du sacrifice de louange vécu par Jésus pour que justement, nous puissions devenir ce que nous sommes : des tout-petits aimés chacun par Dieu en toute gratuité.

  • Les débats actuels autour des lois de bioéthique renvoient à la dérive de nos sociétés occidentales vers la seule considération de l'individualité et de ses droits, occultant l'origine créatrice de l'homme. L'humanité n'est-elle qu'une juxtaposition d'individus ? Ou bien est-elle un peuple de personnes uniques, vivant de relations fondées sur un Amour unique ?
    Dans ce livre, Michel Farin montre avec brio que la dimension personnelle de l'existence de tout homme ne prend corps que dans la « chair unique » qui s'institue dans une noce, ainsi que le décrit le deuxième récit de la Création dans la Genèse. Cette noce se déploie dans l'engendrement d'un peuple de frères. Pourtant, la fraternité est mise à mal par l'esprit trompeur, qui conduit à l'idolâtrie de l'humanité pour elle-même et par conséquent à la violence (celle de Caïn), à la mort de la confiance et à l'oubli de l'Alliance nouée par Dieu. Dieu n'a de cesse alors de renouveler son Alliance, d'inviter l'humanité à la vie, c'est-à-dire à devenir son Épouse, à jamais en Jésus Christ.
    Les intuitions de l'auteur, à partir de son analyse fine des textes de l'Écriture, depuis les Livres des prophètes jusqu'à l'Apocalypse, se révèlent pertinentes et puissantes pour une meilleure compréhension du mystère de l'homme, afin qu'il soit toujours mieux respecté.

  • L'Esprit Saint est à l'oeuvre dans l'histoire de Jésus et de l'Église. Son action est le fil conducteur de l'ensemble des écrits de saint Luc : l'Évangile, suivi des Actes des Apôtres. Mais cette action de l'Esprit ne tient pas d'un programme qui serait à réaliser. Au contraire, Luc laisse entendre que l'homme ne peut maîtriser totalement son histoire, que l'objectivité scientifique n'est pas de mise devant la transcendance de Dieu et que c'est la question du sens qui est en jeu : celle d'entrer avec confiance dans le Royaume de Dieu.
    Avec clarté, Michel Farin s'attache à montrer la liberté de l'Esprit Saint - et la liberté de notre réponse- dans cette lecture méditative de l'oeuvre de saint Luc, qui fut le premier interprète du travail de l'Esprit depuis la naissance de Jésus jusqu'à sa Résurrection, puis dans la propagation de la Foi.

  • En ce début de XXIe siècle, on n'a jamais tant parlé de crise identitaire : celle de l'individu dans une société de consommation poussée à l'extrême qui l'empêche de devenir « quelqu'un » ; celle de la famille, désintégrée ou recomposée ; celle d'une nation, confrontée à l'accueil des immigrés... Elle a pour conséquences angoisse, dépression, violences et conflits... Le désir d'identité, inscrit au coeur de l'homme, renvoie à la recherche de son origine, mais aussi à la relation à autrui et au monde. S'appuyant sur les textes bibliques et à l'aide d'illustrations pertinentes tirées de films, Michel Farin interprète très finement la crise identitaire actuelle. Pour satisfaire sa recherche fondamentale d'identité, l'Homme doit avant tout s'ouvrir à l'autre et le reconnaître unique comme lui. Il doit aussi refuser de s'anéantir dans l'idolâtrie envers le pouvoir, l'argent, le travail, la science ou la violence. La réponse se joue finalement dans une Alliance, dont Jésus est le modèle. Une profonde réflexion sur l'origine du pouvoir (« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ») complète enfin cette analyse.

  • Va-t'en satan!

    Farin Sj Michel

    « Va-t'en Satan ! » Ces mots prononcés face à son assassin terroriste par le Père Jacques Hamel, égorgé alors qu'il célébrait l'Eucharistie le 26 juillet 2016, constituent le point de départ de la réflexion de Michel Farin sur le mystère du mal à l'oeuvre dans l'homme. Alors que les experts de toutes sortes cherchent à expliciter les dysfonctionnements de l'humanité en proie à une radicalisation si inquiétante, il montre comment ce prêtre martyr témoigne, au coeur de son drame, de la Révélation de Dieu. A la lumière de l'Ecriture et des Exercices Spirituels de saint Ignace de Loyola, l'auteur analyse le fonctionnement et l'emprise du « Père du Mensonge », Satan, et démythifie le « péché originel ». Non, le mal n'est pas inhérent à l'homme, mais Adam a sans cesse à lutter contre lui, en premier lieu en se reconnaissant pécheur devant Dieu, et en gardant une confiance sans faille en Son amour créateur et illimité pour lui. Connaître la façon dont l'Ennemi opère, se rappeler comment Dieu a pardonné l'idolâtrie du Veau d'or ou l'adultère du roi David et surtout fixer son regard sur le Christ en Croix permettent d'être sauvé de l'emprise du mal.

  • En ce XXIe siècle, conflits armés, guerres civiles, terrorisme, totalitarisme, mépris de la planète, hégémonie de la finance... continuent encore d'engendrer des morts par dizaines de milliers, des innocents massacrés. Michel Farin médite, dans cet ouvrage puissant, sur ce qui nous arrive aujourd'hui, à travers tant de violence. Il relit l'épisode connu sous le titre : « Le massacre des innocents » dans l'Evangile selon saint Matthieu et montre de manière cohérente et pédagogique que, à la lumière de la Passion et de la Résurrection de Jésus, ce texte renvoie, de façon nouvelle, à une relecture de Moïse et de tous les Prophètes. L'auteur explicite avec justesse les mécanismes qui, dans les textes bibliques, conduisent à la perpétration de la violence. Ils sont tous d'actualité : jalousie, profanation du sacré, crispation identitaire, barbarie, idolâtrie, aveuglement... De génération en génération, le massacre de l'innocent n'a pas cessé et Dieu, inlassablement, veut nous sauver de l'esprit de toute-puissance, qui se dresse constamment contre l'enfance innocente car elle le menace de sa superbe. En dépit des apparences, notre histoire est le lieu de la victoire de Dieu pour nous.

  • Il suffit d'ouvrir un journal ou d'écouter les informations : le monde aujourd'hui souffre d'un manque criant de compassion. Migrants rejetés, personnes âgées oubliées, pauvres opprimés par le capitalisme globalisé... Plus fondamentalement, chaque homme dès sa naissance, nu et démuni de tout, dépend de la compassion d'autrui. En faisant appel à l'Écriture, Michel Farin montre dans cet ouvrage que la compassion humaine n'est pas qu'un sentiment naturel. Elle provient, d'une manière inimaginable, de l'Amour infini de Dieu pour l'homme qu'il crée à son image, qu'Il rejoint pour toujours en Jésus, mort et ressuscité, et auquel Il insuffle son Esprit pour en faire son fils. Pour la faire nôtre, il nous faut à la fois accueillir et devenir le tout-petit, accepter notre finitude dans l'espérance de la vie éternelle, entrer sans peur dans l'Alliance que Dieu propose et renoncer à posséder notre propre vie ou celle des autres. La compassion, qui ne peut être séparée de l'humilité, de la miséricorde et du salut, apparaît comme l'ultime et décisif critère de « discernement des esprits », selon la spiritualité d'Ignace de Loyola.

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