• L'histoire du mouvement féministe a été bien étudiée. On connaît de mieux en mieux ses différentes « vagues » et ses actrices. L'antiféminisme aussi suscite des recherches. Enfin, nul ne peut ignorer les divisions du féminisme, amplement médiatisées. Mais on ne s'est pas encore vraiment penché sur cette question : comment devient-on féministe ? Le féminisme n'est pas inscrit dans les gènes des femmes. L'origine sociale, l'éducation, les études, le vécu personnel peuvent conduire à l'activisme féministe ou, plus simplement, à se dire féministe.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Brantôme (v. 1539-1614) n'est plus aujourd'hui que l'auteur du Recueil des Dames, et surtout de sa seconde partie, plus connue sous le nom de Dames galantes. Ce recueil d'anecdotes grivoises et de remarques gaillardes, rédigé après 1582, est la première " somme " de la littérature érotique française. Mais si la vie de Brantôme a attiré les littéraires et les historiens, les Dames galantes, si souvent citées, n'ont jamais été considérées comme une oeuvre littéraire ou un document historique. Cet essai est une tentative de reconstitution de l'univers sexuel mental des hommes au temps des derniers Valois.

  • La discrimination des femmes constitue un phénomène universel, nécessitant une approche globale. La misogynie, qui en est le moteur, peut être traitée comme une pathologie, un mal exceptionnel affectant des singularités de façon plus ou moins étendue. Mais par-delà ses manifestations exacerbées et spectaculaires, elle est également une donnée structurelle, totalement incorporée par les institutions et les individus. Dans la première partie de l'ouvrage, « L'héritage », la misogynie est rapportée aux rôles, aux statuts et aux valeurs qui définissent une société et une époque : sa fonction structurante pour les sociétés et leurs institutions apparait clairement. La deuxième partie, « La misogynie dans son environnement », traite des mécanismes, des manifestations et des effets de la misogynie dans des environnements spécifiques. La troisième partie « Enjeux actuels », permet d'observer comment s'opèrent les négociations entre des fonctionnements misogyniques souterrains et les exigences actuelles, faisant valoir une égalité femmes/hommes. Résolument transdisciplinaire, cette étude aborde les problématiques afférentes à la misogynie dans divers territoires, tout particulièrement en Espagne et en France.

  • Parce qu'elle est aujourd'hui moins valorisée que l'amour, et qu'aucune étude ne lui a été consacrée jusqu'à maintenant, on ne soupçonne pas que l'amitié a été un lien social fondamental à l'époque moderne. L'apport principal de l'ouvrage est de montrer que nous sous-évaluons l'amitié dans la société traditionnelle alors qu'elle est au coeur des relations de clientélisme ; qu'elle est considérée comme le fondement de toutes les relations humaines et, qu'enfin, on la juge supérieure à l'amour, car seuls les hommes peuvent parvenir à la véritable amitié (Montaigne). L'amitié telle qu'on la vivait et la célébrait était un des facteurs de la domination masculine. Son lent effacement au cours des siècles au profit de l'amour homme/femme est le signe d'un progrès dans la longue marche vers l'égalité des sexes. L'ouvrage est conçu comme une synthèse de nos connaissances sur toutes les facettes du sujet : l'amitié telle qu'on la vit, telle qu'on la pense, telle qu'on l'enseigne. L'amitié dans la littérature, les proverbes, dans les manuels de civilité, chez les philosophes, chez les moralistes. L'amitié des militaires, des hommes de lettres, des femmes, des courtisans, des collégiens. L'amitié confrontée à l'amour, au lien conjugal, aux liens familiaux. Cette thèse vient donner la dernière touche à l'« histoire du paysage affectif » à l'époque moderne élaborée par l'auteur au fil du temps.

  • L'image n'est pas réductible aux splendeurs exposées dans les châteaux, les églises et les musées. Dès la Renaissance, où se développe le concept de beauté idéale, l'image envahit le quotidien : elle est un enjeu politique, un instrument de propagande, un support de la dévotion, un objet de distinction et, de plus en plus, un objet de délectation. Car la vue est bien le sens le plus célébré à l'époque moderne.Ce manuel, introduction à l'approche socio-historique de l'image, étudie la place croissante qu'occupe l'image dans l'espace quotidien des sociétés européennes du 15e au 18e siècle. Il entame sa réflexion sur les nouveautés techniques, représentatives et artistiques introduites par la Renaissance et s'achève sur l'apparition du système moderne de l'image au 18e siècle - et jusqu'à la Révolution -, avec salons, critique d'art et musées. Entre ces deux chapitres, des études thématiques abordent chronologiquement les aspects sociaux et idéologiques de la production et de l'utilisation des images : les artistes - hommes et femmes -, les clients et mécènes, l'image religieuse, le langage allégorique et le naturalisme, la fonction morale et cognitive de l'image, son rôle dans la distinction sociale et ses rapports avec le pouvoir politique.Maurice Daumas est agrégé d'histoire, maître de conférences d'Histoire moderne à l'Université des Antilles et de la Guyane. Il a publié, entre autres, L'Affaire d'Esclans : les conflits familiaux au XVIIIe siècle (Seuil, 1987) et La Tendresse amoureuse : XVII-XVIIIe siècles (Hachette, 1997).
    Les mutations de la Renaissance. Artistes et commanditaires. L'image sacrée. Symbolique et naturalisme. Miroir de l'homme, miroir du monde. L'image, objet de distinction sociale. Image et pouvoir politique. Au siècle des Lumières : le système moderne.

  • Le mariage d'amour est devenu la norme de notre époque : il nous est aujourd'hui impossible de concevoir une union librement consentie qui ne soit pas fondée sur l'attachement réciproque et l'intensité des sentiments.Cette exigence était, au 16e siècle, une idée neuve. L'historien peut à présent évaluer dans le détail, et retracer, les étapes d'une longue évolution qui a vu son aboutissement, au 18e siècle, dans une « révolution sentimentale » consacrant la fidélité conjugale, la félicité construite au sein de la famille et le rôle central de l'enfant.Pour étayer cette démonstration, ce sont des archives privées d'une extraordinaire richesse qui ont été utilisées ici : correspondances des époux, journaux intimes, mémoires...Tous témoignent, avec force, de la constitution de ce nouvel univers amoureux, à mi-chemin de l'amitié et de la passion, également chères aux moralistes de l'Ancien Régime.Et nous permettent de mieux comprendre comment l'amour conjugal s'est finalement imposé à l'homme des Lumières comme la meilleure voie d'accès au bonheur sur cette terre.Maurice Daumas est professeur d'Histoire moderne à l'université de Pau et des Pays de l'Adour. Ses recherches portent sur la famille, l'amour et l'identité sexuelle. Il a notamment publié L'Affaire d'Esclans : les conflits familiaux au XVIIIe siècle (Seuil, 1987) et La Tendresse amoureuse, XVIe-XVIIIe siècles (Perrin, 1996).
    Introduction : hier, aujourd'hui et ailleurs. Au XVIe siècle : le mariage à reculons. La formation du ménage. Vivre ensemble. La naissance du couple. Le lit conjugal. La place de l'enfant. Amour divin. Amour mondain. La mort du couple. Au XVIIIe siècle : vers le mariage d'amour. Conclusion : acteurs et facteurs du changement social en histoire du sentiment.

  • Si l'adultère est un péché et un crime, que punissent les lois humaines et divines, le cocuage en est la face imaginaire et ludique. Aussi éternel que la réalité qu'il désigne, il connaît de la fin du Moyen Âge au début des Temps modernes une sorte d'apogée : le cocu est alors l'un des grands personnages de la fête populaire et de la littérature facétieuse. 
    Tromper son conjoint est d'abord un comportement de mâle, qui coïncide avec d'autres formes d'exploitation féminine : l'âge d'or de l'adultère masculin est aussi celui du viol et de la prostitution institutionnalisée. Or, durant toute la période, l'humiliation, le déshonneur du cocuage n'atteint que les hommes. Pas trace de femme cocue dans la langue, les fêtes, les farces, les nouvelles, les images. Pourquoi donc les hommes sont-ils seuls cocus ? 
    C'est un tableau inédit des moeurs masculines qui se fait jour ici, révélant derrière la figure du cocu une autre figure ambiguë, celle du bon compagnon, célibataire vaurien et séducteur. Et nous voici conviés à explorer une sociabilité virile complexe où s'affirme un goût sexuel inavoué : le partage d'une même femme. 
    C'est ce désir caché que l'auteur dévoile à nos yeux, tandis que se dessine une identité sexuelle masculine en pleine mutation, dans un monde où la femme prend peu à peu la place qui lui revient. 
    Maurice Daumas est professeur d'Histoire moderne à l'université de Pau et des Pays de l'Adour. Ses recherches portent sur la famille, l'amour et l'identité sexuelle. 
    L'énigme et le mythe. L'âge d'or. De l'adultère masculin. Un péché, un crime... et un jeu de société ! Les chemins de la luxure. De la prévention au fait divers. Le châtiment de l'adultère. Le héros et son double. Le cocu, héros de la langue française. La fête des cocus. Les bons compagnons. Le partage de la chair. Le déploiement du mythe. La littérature facétieuse. Sous le signe du genre. Cocuage et compagnonnage. Adultère et courtoise. Le vertige de l'amitié. La transition sexuelle.

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