• Si les premiers titres de cette poétesse congolaise circulant entre le Mayombe et les forêts boréales du Canda l'ont classée bien avant la mode d'aujourd'hui, parmi les amoureux de la nature et de la terre-mère, les inédits du cinquième cahier sous le titre «Soleil mon seul pays» donnent à lire une créatrice civique inspirée et batailleuse, dont la fraîcheur et la hauteur de l'indignation étonnent et emportent l'adhésion la plus fraternelle.

  • Effeuillant le « livre du monde », une femme aux visages multiples et au regard séduisant et troublé se raconte tout en vivant ou en revivant Les épisodes d'une histoire collective. Parée de son éclat, transfigurée, elle marche sans relâche sur des chemins rocailleux, la lumière seule sertissant son front. Ardente et téméraire, elle échappe aux prises de la peur et du désespoir. Superbe, elle s'insurge contre les donneurs de mort et célèbre la mémoire de corps blessés et sacrifiés.

  • La porcelaine de Chine est une pièce de théâtre en 15 scènes mettant en présence trois personnages aux prises avec les affres d'après-guerre dans un pays africain. Bazey en a marre de se plier aux caprices de son diplomate de mari revanchard, Bissy, qui écume les boîtes de nuit de toute la ville pour faire la fête. Bazey endure une domestique maladroite qui casse presque toute sa porcelaine très chère payée au marché noir. Celle-ci n'est domestique que par défaut, en un moment précaire. Bazey, journaliste forcée de fermer son journal Femmes et Libertés par un général véreux et violent, est attristée par la mauvaise foi, les beuveries et les infidélités de son mari. Aussi s'acharne-t-elle sur sa bonne, Maya. Puis, résolue à dénoncer le barbarisme militaire, elle part affronter le général Makaku Mankey. Bissy a des remords. Saura-t-il réparer les pots cassés ? Le couple subira-t-il la torture ? Cette histoire se terminera-t-elle dans un bain de sang ?

  • Recueil de poèmes où l'auteur se raconte en revivant les épisodes d'une histoire collective : celle de l'apartheid. L'auteur dit aussi son espoir d'un jour meilleur.

  • Marie-Léontine Tsibinda
    Lady Boomerang



    Santou Mango-Mango, encore enfant, perd sa mère noyée dans une rivière. Cette mort la laisse brisée malgré la présence affectueuse du père. Sa mère, Ntinu Luaka, et son père, Nitou, vivaient heureux.
    Vendeuse au marché après le décès de sa mère, Santou essaie tant bien que mal de maintenir une vie harmonieuse dans la maison de son père. Ce dernier se remarie et Santou fait la connaissance de Dina, avec qui elle se lie d'amitié. Les années passent, son père décède à son tour.
    Dalila, sa belle-mère, a un amant qui courtise Santou. Celle-ci refuse de prendre part à ce jeu. Les relations se gâtent : Santou et Dalila se regardent en chiens de faïence sous l'oeil guilleret de l'amant. Mais Santou tombe enceinte de l'amant de Dalila. Elle se confie à Dina qui la rejette. Santou se retrouve dans un village mythique sans aide. Elle accouche et reçoit la visite de la femme de son amant, entourée d'une suite de servantes. Elle lui sert une nourriture empoisonnée. Santou la mangera-t-elle ? Réussira-t-elle à quitter le village ?


    Marie-Léontine Tsibinda est poète, nouvelliste, dramaturge et conteuse. Elle vit au Canada. Elle a obtenu le prix UNESCO-Aschberg pour sa nouvelle Les pagnes mouillés. Lady Boomerang est son premier roman.

    Les Editions L'Interligne, 2017
    978-2-89699-518-9

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