• Un monde de bulles

    Marc Touati

    • Bookelis
    • 29 Juillet 2018

    Flambée boursière excessive des deux côtés de l'Atlantique, valorisation extravagante de nombreuses entreprises du numérique n'ayant jamais réalisé le moindre profit, taux d'intérêt obligataires anormalement bas, explosion de la dette privée en Chine et de la dette publique en Europe et aux Etats-Unis, engouement écervelé pour le bitcoin et les cryptomonnaies, cours immobiliers historiquement élevés, notamment à Paris... A l'évidence, les anomalies financières ne manquent pas.
    Et ce, tout juste dix ans après la dernière grave crise économico-financière qui a failli plonger le monde dans une dépression au moins aussi grave que celle de 1929. A croire que la cupidité et l'oubli sont plus forts que le réalisme et l'apprentissage des catastrophes du passé.
    De plus, les bulles ne sont pas seulement financières. Elles peuvent aussi être économiques, politiques et médiatiques. A tel point que nous sommes désormais envahis par une multitude de bulles en tous genres.
    D'où une question simple : jusqu'à quand ?
    C'est là tout le problème avec les bulles : c'est lorsqu'elles approchent de leurs fins qu'elles deviennent les plus extravagantes. Autrement dit, il est très probable que l'exubérance irrationnelle des marchés continue encore quelques mois. Seulement voilà, plus les bulles iront loin, plus leur dégonflement, ou plutôt leur éclatement, sera violent, avec tous les désagréments que cela entraînera sur l'activité et l'emploi.
    Plus que jamais, il est donc impératif de dénoncer l'aveuglement collectif ambiant et d'alerter le grand public : oui, nous vivons malheureusement dans un « monde de bulles ». Il ne faut pas forcément en avoir peur, mais le comprendre et le diffuser, pour ne plus être des « dindons de la farce ». Sachons donc éviter les pièges, ce qui nous permettra de sortir par le haut des crises passées, actuelles et à venir.

  • - 53%

    RESET

    Marc Touati

    • Bookelis
    • 1 Septembre 2020

    Cela nous est forcément arrivé un jour : que ce soit avec notre ordinateur, notre téléphone portable, notre boxTV ou encore notre voiture, lorsque les dysfonctionnements se multiplient, que certaines commandes ne répondent plus et que, ce faisant, notre appareil n'est plus fiable, il faut souvent se livrer à un « reset », c'est-à-dire à une réinitialisation complète de ce dernier.
    C'est exactement ce qui est en train de se produire pour notre « belle planète ». En effet, la pandémie de Coronavirus constitue un choc équivalent à celui du krach de 1929 qui entraîna la « Grande dépression » des années 1930. Ce drame est donc encore plus puissant que ceux ont suivi les attentats du 11 septembre 2001 et la faillite de Lehman Brothers. En fait, pourtant de nature très différente, ces chocs ont un point commun : ils font tomber le monde dans l'inconnu, imposant à ce dernier de changer de paradigme économique et sociétal.
    Bien entendu, soyons-en convaincus : cette crise finira bien par se terminer. Et le plus tôt sera bien sûr le mieux. Une question demeure néanmoins sans réponse : dans quel état ? Lors d'un tsunami, c'est effectivement lorsque l'eau se retire que l'on peut mesurer l'ampleur des dégâts.
    Et, dans le cas présent, ces derniers seront forcément énormes : dépression économique, faillite d'entreprises, krachs boursiers à répétition, flambée du chômage, augmentation de la pauvreté et des tensions sociales, risques d'émeutes, voire pire.
    Pour autant, ne baissons pas les bras. Oui, la pandémie de Covid-19 et ses conséquences seront douloureuses pour toutes et tous, mais, de la même façon qu'un « reset » est parfois nécessaire pour relancer une machine ou un appareil défectueux, l'économie, les marchés financiers et nos sociétés au sens large pourront bientôt repartir, espérons-le, sur des bases plus saines. Ne soyons donc pas défaitistes, car, comme d'habitude, tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Autrement dit, nous remonterons la pente pour nous diriger vers un monde moins exubérant et, par là même, meilleur...

  • La fin d'un monde

    Marc Touati

    Arrêtons de nous morfondre et de rabâcher " c'était mieux avant ". Cessons de nous rattacher à un monde qui n'existe plus. Oui, le monde qui nous a vu naître a bien disparu. Finie l'hégémonie des pays " riches ", finie l'Europe unie, finie la finance reine et les profits faciles, finies les dépenses publiques à tout va, fini le règne du politiquement correct et des hauts fonctionnaires " à la française " qui ont toujours raison, finis les faux-semblants et les mensonges d'Etat qui ne trompent d'ailleurs plus grand monde. Aujourd'hui, la donne a définitivement changé et il serait vain de laisser croire qu'un retour en arrière serait possible et a fortiori favorable. Ne nous voilons pas la face ! Désormais, ce sont bien les pays " émergents ", Chine en tête, qui donnent le " la ". Non, la décroissance n'est pas une solution viable. Non l'immigration n'est pas un gage de dynamisme. A force de refuser le bon sens économique, l'Europe est au bord de l'implosion, tant d'un point de vue politique que sociétale. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont tentés par l'isolement. Les pays qui n'ont pas su optimiser leurs dépenses publiques et moderniser leur marché du travail sont condamnés à la croissance molle, au chômage élevé et à la déflation. A commencer par notre " douce France ". Si nous continuons de tourner le dos à ces réalités, alors la stabilité économique et sociale volera en éclat. Pour éviter le pire, il est donc urgent de réformer en profondeur l'Europe, la zone euro et la France pour en faire des machines à croissance et à emplois. C'est seulement à ce moment-là qu'elles pourront chasser les peurs et redevenir des terres d'immigration fertile. Comme dit le proverbe chinois : " Lorsque souffle le vent du changement, certains construisent des murs, d'autres des moulins. ". Comme le défend ce livre, employons-nous à faire les bons choix, à devenir des bâtisseurs qui ont compris que la fin d'un monde est avant tout le début de toutes les opportunités.

empty