• Enfermé dans « sa tour de glace » - le petit appartement d'une banlieue ouvrière d'Oslo -, puisant dans un quotidien où personne ne parle sa langue, ni à l'usine ni en famille, Luigi Di Ruscio a écrit le monde quarante ans durant. Entraîné par le flot des crépitements incessants de sa machine à écrire, il mêle librement le roman, l'autobiographie, la poésie : « comment se fier à des témoins oculaires qui affirment avoir vu de magnifiques couchers de soleil quand on sait pertinemment que le soleil ne se couche pas, c'est nous qui crépusculons constamment. » Perpétuellement drôle, il s'émancipe de tout avec joie, et étrille les conventions du langage dans un élan de créativité furibonde, renverse les hiérarchies, bouscule la religion, la politique, la famille, le couple et le sexe, fusionnant l'écriture et la vie.

  • Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans la petite ville de Fermo, une bande loufoque de partisans, fonctionnaires, prostituées et paysans attend fébrilement la grande fête révolutionnaire et l'avènement d'une société sans classes. Sous la forme d'une auto­biographie picaresque, Luigi Di Ruscio orchestre dans sa ville natale une comédie humaine à l'italienne, peuplée de figures tour à tour burlesques, tragiques et tendres. Armé d'une drôlerie féroce, d'une écriture à la cadence orale ponctuée de fulgurantes inventions langagières, il nous administre une formidable leçon de joie de vivre en dépit de ses désillusions politiques.

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