• La fantasia

    Loris Chavanette

    Au soir de sa vie, dans la pénombre de son vaste appartement montpelliérain, Mariane se met en tête de confier un lourd secret à son petit-fils. C'était juste avant la guerre, en 1953, en Algérie, sa terre natale...
    26 ans, deux beaux enfants d'un riche mari colon, Mariane ne connaît rien de la vie lorsque vole en éclats son univers trop prévisible lors d'un spectacle de fantasia. Plus fort que la fougue guerrière qui émane des cavaliers, plus poignant que le drame qui surgit, s'impose à elle la puissance d'un sentiment nouveau envers un jeune descendant des Maures. Sous nos yeux, Mariane se métamorphose en femme libre, bravant les convenances asphyxiantes de son milieu, prête à tous les sacrifices pour vivre cet amour jusqu'au bout.
    A travers ce destin de femme absolu et douloureux, Loris Chavanette rallume les feux d'un monde disparu, entre Mostaganem et les monts de Tlemcen, dans un roman tout en ombre et lumière d'un lyrisme éblouissant

  • La chute de Robespierre et la fin de la Terreur font entrer la Révolution dans une nouvelle ère, en rupture avec l'idéologie jacobine. Au fil des luttes politiques est renouvelé le projet de sortir de la Révolution par le droit, par la porte libérale. Mais comment concilier le respect des libertés individuelles et le salut public ? La chute de Robespierre et la fin de la Terreur font entrer la Révolution dans une nouvelle ère, en rupture avec l'idéologie jacobine. Au fil des luttes politiques est renouvelé le projet de sortir de la Révolution par le droit, par la porte libérale. Mais comment concilier le respect des libertés individuelles et le salut public ? Loris Chavanette souligne l'impossible " rattrapage " de la Révolution en 1795, au temps de la Convention nationale finissante. Réparations à l'égard des vaincus de la Terreur, politique de répression visant les " terroristes " (procès de Carrier et Fouquier-Tinville), recours à l'armée qui devient progressivement une force politique à part entière... Cette histoire peu connue de 1795 est aussi un essai sur la justice d'exception, la violence révolutionnaire et les limites du recours à l'arbitraire par le pouvoir dans les démocraties. " Loris Chavanette entraîne son lecteur à la recherche de quelques-unes des causes les plus profondes de l'échec politique de la Révolution. La politique française a gardé de ces événements lointains quelques traces, et ce voyage dans la France de 1794 et 1795 projette même quelques lumières sur nos turbulences politiques contemporaines. Les grands livres d'histoire procèdent d'une grande question. Celui-ci en apporte une fois de plus la preuve. " Patrice Gueniffey Historien et chercheur spécialiste de la Révolution et de l'Empire, Loris Chavanette est docteur en histoire pour une thèse sur la France après la Terreur. Il est notamment l'auteur de Waterloo. Acteurs, Historiens, Écrivains (Gallimard, 2015).

  • " La recherche de l'ordre et d'une issue aux violences et épurations successives, auxquelles la République semblait condamnée, était devenue en 1795 le rêve de toute une génération avide de rétablir la stabilité institutionnelle et la paix sociale. [...] Cette recherche de sécurité, véritable quête de sûreté, n'impliquait pas qu'on doive renoncer à sa foi républicaine. Loin de là. [...] Ce que cherchaient les hommes de l'an III, c'est le Saint Graal de tout révolutionnaire, au milieu de l'incertitude créée par une révolution : comment faire une république sans révolution ? "

    C'est par ces mots qu'Alan Forrest introduit ce livre regroupant une équipe internationale d'historiens et d'historiennes. Comment sortir de la guerre civile sans renoncer à la République ? Restaurer au quotidien les contre-pouvoirs tout en luttant contre les royalistes d'une part et les Égaux rassemblés autour de Gracchus Babeuf, de l'autre ? Le thème de l'autorité républicaine confrontée au défi de la recherche de l'ordre est au centre de ce livre. Le présent ouvrage met en lumière la difficulté à instaurer un gouvernement légitime en mettant un terme à la Révolution française. Les plumes ici réunies esquissent de précieux portraits des hommes du Directoire (dont Sieyès, Carnot, Babeuf), dessinent un tableau saisissant des institutions de l'an III, et tentent de dresser le bilan de cette époque charnière, non seulement en France mais aussi au-delà des frontières.

    Ressortent les idéaux, pensées, doutes, contradictions également, d'un régime fragile empêtré dans une profonde crise de confiance, mais bien disposé à forger la République.

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