Littérature générale

  • Quand son père meurt, le narrateur de ce récit débute son monologue. Il a onze ans. Il commence à parler face à son vide. Il creuse son manque par la parole. Il se laisse mettre en scène, en mots, par l'absent. Ainsi, sa mort est son verbe, sa voix. Il est l'acteur qui répète, dans la distance, sa disparition, qui la lui donne, soulevé vers lui, vers elle, pour porter son ombre, pour être sa ressemblance.
    Ce faisant - ce récit est cette opération, la psalmodie d'un acte impossible - il hérite de sa mort...
    Il s'agit donc de répéter sa mort, de traverser son coma, de remonter jusqu'à l'énigme de lui vivant, pour garder la mémoire, pour l'aimer dans la distance, pour pouvoir survivre avec ça. De répéter sa chute pour rester debout. De frotter sa poussière, de répandre ses cendres...

  • En 2020 sera commémoré le 10e anniversaire de la mort de Jean Ferrat. L'occasion de démontrer combien les textes qu'il a écrits et/ou interprétés (notamment d'Aragon) sont singulièrement modernes. La foi et les convictions de Jean Ferrat, les combats d'idées qu'il a menés, résonnent avec force dans l'actualité. Capitalisme, libéralisme, socialisme, démocratie, dictature, mais aussi entreprise, travail, syndicalisme, mais aussi environnement, Europe, mondialisation, mais aussi paix, solidarité, fraternité, humanité, amour... (et bien d'autres sujets) : ce livre confronte le lecteur à « une » formidable lecture du monde, car la poésie et les engagements personnels de Jean Ferrat inspirent la manière dont nous devons regarder le monde, celle aussi dont nous pouvons le rêver et le construire.

    Denis Lafay est journaliste, il a rencontré Jean Ferrat il y a une quinzaine d'années.
    Laurent Berger est le secrétaire général de la CFDT.
    Cédric Villani est mathématicien et député.
    Étienne Klein est physicien et philosophe.
    Tous les quatre sont passionnés par l'oeuvre de Jean Ferrat.

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