• Une construction polyphonique pour évoquer deux atrocités que Dieu n' pas su éviter - la guerre, et le suicide d'une certaine Viriginia Woolf.

  • Avril 1945. Daniel, jeune rabbin venu d'Amérique, s'est engagé auprès des troupes alliées pour libérer l'Europe. En Allemagne, il est l'un des premiers à entrer dans les camps d'Ohrdruf et de Buchenwald et à y découvrir l'horreur absolue. Sa descente aux enfers aurait été sans retour s'il n'avait croisé le regard de cet enfant de quatre ou cinq ans, qui attend, dans un silence obstiné, celui qui l'aidera à retrouver ses parents.
    Quand un homme de foi, confronté au vertige du silence de Dieu, est ramené parmi les vivants par un petit être aux yeux trop grands.
    Laurent Sagalovitsch est né en 1967.
    « Lorsque, des années plus tard, ils se souviendraient de cette guerre, ce ne serait ni les plages ensanglantées de Normandie, ni la lente et interminable avancée dans les Ardennes, ni la libération de Paris auxquelles ils songeraient mais à ce camp, à cette matinée d'avril où leurs vies avaient basculé. »

  • Un meurtre supposé, un enchaînement de témoignages parcellaires et, pour finir, un condamné bien réel : les perversités du malentendu, de la vérité et de la Loi.

  • À Tel-Aviv, un homme apprend par courrier le suicide de sa grand-mère, Vera Kaplan, dont il ignorait l'existence. La lettre, venue d'Allemagne, est accompagnée de l'ultime témoignage de la défunte et d'un terrifiant manuscrit : son journal de guerre, celui d'une jeune Juive berlinoise qui, d'abord pour sauver ses parents puis simplement pour rester en vie, en est venue à commettre l'impensable - dénoncer d'autres Juifs, par centaines.
    Dans un récit sans complaisance, librement inspiré du destin véritable de Stella Goldschlag, Laurent Sagalovitsch dresse le portrait d'une victime monstrueuse dévorée par une pulsion de vie inhumaine.
    Laurent Sagalovitsch est né en 1967.
    « Elle a voulu vivre. Vivre malgré tout. Vivre dans l'ombre de la mort de ses amis. Vivre en trahissant la confiance de ceux dont le seul crime était de lui ressembler. »

  • Fuyant loin de nulle part une France définitivement invivable et antisémite, un certain Sagalovitsch promène son hypocondrie jusqu'à Vancouver où il se lie avec une créature hollandaise, grande amatrice de cannabis. Un roman placé sous le signe du football, de la judéité, de la sainte Famille, de la mauvaise foi et de l'autodérision.

  • Après Loin de quoi et La Métaphysique du hors-jeu, troisième et dernier volume des aventures de Simon Sagalovitsch. Où l'on retrouve le « juif impossible » trimballant son atavique mélancolie, son single malt et ses anxiolytiques sur les plages alanguies de Tel Aviv, apprivoisant l'improbable dolce vita israélienne à Jaffa et prenant en main la destinée... d'une petite équipe de football locale. Drôle et fatal.

  • Six ans après Loin de quoi, le retour de Simon Sagalovitsch à Paris, à l'insu de ses parents qui le croient toujours au "Kanada". Encore plus de Jack Daniel's, encore plus de Zoloft, et toujours plus de mauvaise foi. Simon partage la dépression de sa petite soeur et s'improvise soutien psychologique à tendance rabbinique sur les lieux de catastrophes. Une trajectoire aussi improbable qu'un but de l'équipe de France en Coupe du monde.

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