• Passer de la dépendance à l´autodéveloppement, tel est le défi qu´entend relever le Nicaragua. Pour ce faire, le nouvel État nicaraguayen entreprit en 1979 la transformation de ses structures sociales et économiques. Défi au développement régional analyse les nouvelles formes d´exploitation et de propriété mises en place dans un effort pour changer le découpage du territoire et pour solutionner les inégalités régionales.

  • Les innovations sociales, à la manière de bougies d'allumage, engendrent des actions collectives qui proposent des solutions différentes de celles des pratiques dominantes en mettant l'économie au service des personnes et de la société. Or la simple multiplication des innovations sociales ne peut générer la transformation sociale à elle seule. La mise en relation des mouvements sociaux et de leur visée émancipatoire est nécessaire pour façonner de nouvelles normes et règles et mettre en place de nouveaux sentiers institutionnels. Ce sont certains de ces nouveaux sentiers que montrent les textes regroupés dans cet ouvrage. Fruit du ive Colloque international du Centre de recherche sur les innovations sociales, il expose les enjeux que pose la trans-formation sociale par l'innovation sociale et les documente par des illustrations ciblées sur des thématiques ou des expériences précises. Une discussion théorique sur le lien entre l'innovation sociale et la transformation sociale est d'abord proposée, puis les méthodes d'analyse de l'innovation sociale, le partage de connaissance entre les chercheurs et les acteurs sociaux, le rôle de l'État et des politiques publiques, l'économie solidaire et la place de l'entreprise sociale sont abordés. L'ensemble des textes analytiques et des textes illustratifs de cet ouvrage offre des pistes de réflexion sur la transformation sociale par l'inno-vation sociale, c'est-à-dire sur la façon dont certaines expérimen-tations aboutissent à la transformation de la société. L'ouvrage met ainsi de l'avant le rôle des citoyens et des organisations qui travaillent pour le bien-être des collectivités en expérimentant des solutions à leurs problèmes et en se mobilisant pour exiger leur reconnaissance. Il vise à poser les jalons pour comprendre et participer à la reconstruction sociale déjà à l'oeuvre, dans le but de la renforcer.

  • Un Living Lab est un laboratoire d'innovation ouverte. L'utilisateur est placé au centre du dispositif afin d'imaginer, développer et créer des services ou des outils innovants qui répondent aux espérances et nécessités de tout un chacun. À partir de leurs réflexions sur les Living Labs, les auteurs postulent que le développement territorial devrait produire de la valeur pour l'ensemble de la société. La valeur à produire devrait être surtout une valeur d'usage, plutôt qu'une valeur d'échange qui mettrait les territoires en concurrence au détriment du bien-être collectif. Dans la mesure où le territoire est un milieu de vie pour les citoyens, l'accroissement de sa valeur d'usage contribue à son amélioration et à sa protection.

  • Oeuvre collective d'un groupe de professeurs du département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, ce livre invite à revoir la place et le rôle de la géographie dans l'éducation. À l'origine du projet, il y a la responsabilité commune des auteurs de préparer les futurs enseignants en sciences humaines de l'école secondaire au Québec et de les introduire à la connaissance géographique. C'est pourquoi les auteurs ont voulu offrir un espace de réflexion, non seulement sur ce qui caractérise le contenu de cette géographie, à l'université et à l'école, mais aussi sur sa nécessaire actualisation pour assurer la formation du citoyen et le développement d'une conscience territoriale au Québec. L'unité de leur réflexion tient dans la volonté de faire connaître, d'approfondir et de mettre en relation les savoirs de base qui font de l'éducation géographique un aspect essentiel de la formation à la citoyenneté.

  • Jamais les concepts d'espace et de territoire n'ont été aussi présents. Jamais l'environnement n'a soulevé autant de débats. Jamais, non plus, n'a-t-on disposé d'outils de représentation du territoire aussi performants que les systèmes d'information géographique. Quelle est donc la place de l'analyse géographique dans la compréhension des grandes questions sociales de l'heure?

    Des géographes se sont penchés sur ce thème et ont analysé l'expertise du géographe, le rôle de la géographie et l'environnement, les défis à relever par les «jeunes géographes», la place de la géographie dans l'institution universitaire, les liens entre la technologie et la géographie, la géographie et la citoyenneté ainsi que la culture géographique.

  • Quelles conditions jouent en faveur du développement ou du mal-développement des espaces métropolitains ? À une époque où les métropoles constituent des entités intermédiaires et de plus en plus détachées de leur espace national, elles participent spécifiquement à la production de la mondialité et demandent à être étudiées à partir d'outils d'analyse adaptés. Cet ouvrage constitue un nouveau maillon dans l'élaboration d'un tel modèle en apportant une lecture transdisciplinaire à la question du développement de l'espace métropolitain.

  • Un manuel sur l'innovation sociale destiné à faire référence au plan national et international. Cet ouvrage se présente comme une introduction à l'innovation sociale. Il permet de situer en quoi la dimension sociale de l'innovation vient renouveler l'approche de ce concept. Il explique pourquoi la thématique de l'innovation sociale est apparue dans la période de mutations contemporaines à travers une discussion théorique et montre l'importance pratique qu'elle peut revêtir en s'appuyant sur des exemples de territoires (Flandre et Québec) comme de secteur (services sociaux).

  • Dans un contexte de multiplication des expériences innovatrices, le présent ouvrage veut faire reconnaître les pratiques émergentes comme étant valables et justes, et montrer leur capacité à transformer le monde. Ainsi, les auteurs prônent le passage d'une vision minimaliste de l'innovation sociale, selon laquelle les acteurs sociaux et communautaires agissent de manière à pallier l'« austéritarisme » gouvernemental et les insuffisances provoquées par le marché, à une approche plus large, orientée vers une véritable transformation sociale, économique et territoriale. Cette approche rappelle que les objectifs du développement économique doivent être soumis aux impératifs sociétaux et environnementaux.

    Ainsi, lutter pour faire reconnaître le pouvoir de la société civile de réinventer le monde, c'est réagir au déni de l'alternative, si présent dans le discours des décideurs. C'est aussi donner à voir des initiatives peu valorisées par ces discours, parce qu'elles ne s'inscrivent pas dans leur logique économique, laquelle est essentiellement productiviste et destructrice.

    Penser la transition, c'est réimaginer des institutions et des pratiques capables d'accroître la capacité des collectivités à favoriser le bien commun. C'est affirmer qu'une société créative et innovatrice devrait adhérer à une vision large de l'innovation, orientée vers le développement économique, mais aussi vers la création d'un écosystème d'innovation où les progrès technologiques et sociaux se croisent et se complètent, écosystème qui devrait repenser les rapports inégalitaires entre les genres, les populations et les territoires.

  • La sécurité alimentaire est l'un des plus vieux enjeux du monde. Dans plusieurs régions du globe, l'insécurité alimentaire est présente de manière quasi permanente, et d'autres connaissent une résurgence intermittente de celle-ci, parfois dans ses expressions extrêmes - les crises alimentaires, voire les famines. En contrepartie, au Québec, à l'instar de la plupart des pays du Nord, l'insécurité alimentaire atteint des niveaux d'une ampleur plus modérée. Le phénomène n'est toutefois pas inexistant. Des individus, des groupes, des populations entières font face à ce type de situation, entre autres en raison de l'inaccessibilité physique des aliments, de la précarité financière et de la vulnérabilité sociosanitaire des gens, du décalage culturel, de l'insalubrité et de la perte des ressources productives. Les milieux sont donc amenés à réagir.

    Le présent ouvrage illustre les processus permettant de lutter contre cette insécurité. Plus précisément, les auteurs mettent en lumière les dimensions territoriales de la sécurisation alimentaire au Québec en portant une attention particulière aux dynamiques actorielles et à la mobilisation des ressources. Ils présentent des cas issus des milieux urbains, ruraux et périurbains, ainsi que centraux et périphériques, et mettent en évidence la nature territorialisée et territorialisante des initiatives de sécurisation alimentaire.

    Mélanie Doyon, titulaire d’un doctorat en géographie de l’Université de Montréal, est professeure au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est membre du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES). Elle s’intéresse au développement et à la planification territoriale en milieu rural, notamment aux questions agricoles et de sécurisation alimentaire.

    Juan-Luis Klein, détenteur d’un doctorat en géographie de l’Université Laval, est professeur titulaire au Département de géographie de l’UQAM et membre du CRISES. Son enseignement et ses travaux portent sur la géographie socioéconomique, l’innovation sociale et les nouveaux modèles d’action en développement des territoires.

  • Les auteurs analysent les formes daction collective novatrices qui émergent depuis la crise de 2008 et posent les jalons dun nouveau modèle de mondialisation construit autour de linclusion, de la solidarité et de lécologie. Leurs contributions sont issues du 3e colloque international tenu par le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) en avril 2011.

  • Depuis quelques années en sciences sociales, le territoire émerge comme une dimension d´analyse importante. Les auteurs relève le défi de recomposer les définitions, les perspectives théoriques et les outils d´analyse afin d´élaborer une approche territoriale panoptique qui permette d´observer les différentes dimensions du territoire.

  • Une réflexion pour comprendre les problèmes nouveaux provoqués par la crise de l'État-providence et par la configuration d'un contexte où la croissance ne crée pas suffisamment d'emploi pour résorber le chômage. Au nom de la compétitivité et de l'équilibre, la société a été divisée en deux grandes classes : ceux qui ont tous les droits, qui jouissent d'une large sécurité sociale, qui possèdent un revenu stable, et ceux qui voient leurs droits de citoyens rodés par des revenus faibles et incertains, par la remise en question des programmes de sécurité sociale et par leur rapport précaire au marché du travail. Sociologues, économistes, géographes et politicologues cherchent à dessiner les contours d'une option construite par des partenariats privés-publics, par la combinaison du travail salarié et des activités non rémunérées, par l'implication des milieux locaux dans des formes innovantes d'entrepreneuriat social et par la mise en place d'institutions et d'espaces où se négocient des nouveaux liens entre l'État et la société civile. Sous le signe de la solidarité, cette option réintroduit la société dans le calcul économique.

  • Le présent ouvrage montre la diversité qui caractérise Montréal, diversité qui à travers les années s'est transposée dans la morphologie même des quartiers, si bien que certaines collectivités y ont développé une identité distincte, assumée par leurs résidents et reconnue socialement et institutionnellement. Des formes spécifiques de leadership et de gouvernance y chapeautent aujourd'hui des agencements générés par l'attachement au lieu. Le Quartier chinois, la Cité du multimédia, la Cité des arts du cirque et le Village gai bénéficient d'une personnalité affirmée et reconnue institutionnellement. Le Mile End et le Plateau-Mont-Royal sont devenus des icônes révélateurs de collectivités à la recherche d'un mode de vie spécifique. Rosemont, à travers le Technopôle Angus, et le Sud-Ouest, à travers le Canal de Lachine, témoignent des trajectoires de la reconversion d'anciens espaces industriels qui ont vécu une profonde crise dans les années 1980. Le Quartier des spectacles et le Quartier de l'innovation donnent à voir des stratégies de branding international traversées par des enjeux économiques et sociaux. La Petite-Patrie et le quartier Parc-Extension rendent visibles les défis de gouvernance que représente la mise en place de relais adéquats entre population et classe politique. L'existence de ces quartiers et leur affichage public montrent les marques d'une ville hétérogène qui prend la forme d'une collection urbaine bigarrée, sans être pour autant chaotique. Cette spécificité identitaire des quartiers constitue une des richesses de Montréal que ce livre cherche à décrire et à analyser.

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